Expulsion exceptionnelle d'Algérie de migrants marocains

 Une quarantaine de migrants marocains ont été renvoyés mardi au Maroc depuis l'Algérie à travers la frontière terrestre entre les deux pays voisins, fermée depuis 1994 et ouverte exceptionnellement à cette occasion (AFP)
Une quarantaine de migrants marocains ont été renvoyés mardi au Maroc depuis l'Algérie à travers la frontière terrestre entre les deux pays voisins, fermée depuis 1994 et ouverte exceptionnellement à cette occasion (AFP)
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Publié le Mercredi 29 septembre 2021

Expulsion exceptionnelle d'Algérie de migrants marocains

  • Les migrants expulsés ont été reconduits en bus dans leurs villes d'origine respectives par les autorités marocaines, restées discrètes sur cette affaire
  • Les relations entre les deux pays voisins et rivaux du Maghreb, traditionnellement difficiles en raison, notamment, de l'épineux dossier du Sahara occidental, se sont encore dégradées depuis ces dernières semaines

RABAT: Une quarantaine de migrants marocains ont été renvoyés mardi au Maroc depuis l'Algérie à travers la frontière terrestre entre les deux pays voisins, fermée depuis 1994 et ouverte exceptionnellement à cette occasion, a-t-on appris auprès d'une ONG marocaine. 

"Les autorités algériennes ont remis à leur homologues marocaines une quarantaine de migrants à travers le poste frontière de Zouj Bghal, ouvert exceptionnellement", a déclaré à l'AFP Hassane Ammari, responsable de l'association Aide aux migrants en situation vulnérable (AEMSV). Les migrants expulsés ont été reconduits en bus dans leurs villes d'origine respectives par les autorités marocaines, restées discrètes sur cette affaire. 

L'AEMSV avait précédemment écrit aux autorités algériennes pour tenter d'obtenir la libération de sept migrants marocains, à la demande de leurs familles, "mais la bonne surprise est que le nombre des expulsés était d'environ 40 personnes", selon la même source.

L'ouverture exceptionnelle de la frontière terrestre entre le Maroc et l'Algérie, fermée depuis 1994, intervient dans un contexte de crise entre les deux pays voisins, Alger ayant rompu le 24 août ses relations diplomatiques avec Rabat en l'accusant "d'actions hostiles". 

Le Maroc a, pour sa part, regretté la décision "injustifiée" de rompre les relations bilatérales, rejetant "les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent".

La côté méditerranéenne du royaume chérifien est l'un des principaux points de départ des migrants tentant de rejoindre l'Espagne mais "il arrive que certaines embarcations, perdues, échouent sur les côtes algériennes", a précisé M. Ammari.

Ce militant des droits humains a évoqué le cas de migrants marocains "arrêtés sur le sol algérien alors qu'ils tentaient la traversée vers l'Europe depuis la Tunisie ou la Libye".

Les relations entre les deux pays voisins et rivaux du Maghreb, traditionnellement difficiles en raison, notamment, de l'épineux dossier du Sahara occidental, se sont encore dégradées depuis ces dernières semaines.

Jeudi dernier, l'Algérie a annoncé la fermeture "immédiate" de son espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains ainsi qu'aux appareils immatriculés au Maroc.

Et mardi, le chef d'état-major de l'armée algérienne s'en est violemment pris au Maroc, accusant le royaume d'ourdir des "conspirations" contre l'Algérie.

Fin juillet, le roi Mohamed VI avait déploré les "tensions" avec l'Algérie, invitant le président algérien Abdelmadjid Tebboune "à faire prévaloir la sagesse" et "oeuvrer à l'unisson au développement des rapports" entre les deux pays.


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.