Une ancienne porte-parole de Trump décrit dans un livre ses colères «terrifiantes»

Avec son ouvrage intitulé "I'll Take Your Questions Now" ("Je vais maintenant prendre vos questions", en français), Stephanie Grisham n'est pas la première proche de Trump qui livre des secrets sur les excès de l'ex-président. (Photo, AFP)
Avec son ouvrage intitulé "I'll Take Your Questions Now" ("Je vais maintenant prendre vos questions", en français), Stephanie Grisham n'est pas la première proche de Trump qui livre des secrets sur les excès de l'ex-président. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 29 septembre 2021

Une ancienne porte-parole de Trump décrit dans un livre ses colères «terrifiantes»

  • Grisham décrit un président, qui dispose toujours d'un soutien massif au sein de l'électorat républicain, caractériel, menteur, dissimulateur et sexiste
  • A la Maison Blanche, «la malhonnêteté circulait comme si elle était diffusée dans le système de climatisation»
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Stephanie Grisham a démissionné de ses fonctions auprès de Melania Trump après l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021. (Photo, AFP)

 

WASHINGTON : Une ancienne porte-parole de la Maison Blanche pendant la présidence Trump décrit dans un livre les accès de colère "terrifiants" de l'ex-président, qui ne se calmaient qu'en lui diffusant ses morceaux de musique préférés, selon des extraits publiés mardi par la presse américaine.

Dans un ouvrage intitulé "I'll Take Your Questions Now" ("Je vais maintenant prendre vos questions", en français), Stephanie Grisham - qui ne s'est jamais pliée à l'exercice quotidien de la conférence de presse avec les journalistes couvrant la Maison Blanche - décrit un Donald Trump caractériel, menteur, dissimulateur et sexiste.

Porte-parole de la Maison Blanche entre juillet 2019 et avril 2020, elle a ensuite été directrice de cabinet de l'ancienne Première dame Melania Trump.

Stephanie Grisham affirme que pour calmer les colères "terrifiantes" du milliardaire, qui dispose toujours d'un soutien massif au sein de l'électorat républicain, une personne avait été désignée à la Maison Blanche pour lui diffuser ses chansons préférées, dont "Memory", extrait de la comédie musicale "Cats", rapporte le New York Times. Cet homme était surnommé "Music Man".

L'ancienne porte-parole rapporte aussi que l'ancien président a fait venir dans sa cabine d'Air Force One une employée afin de regarder ses charmes, lit-on dans le Washington Post.

Le quotidien rapporte un autre passage, sur une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en marge du sommet du G20, il y a deux ans.

Selon Stephanie Grisham, l'ancien président américain a dit à son homologue russe, en l'absence des journalistes: "Ok, je vais jouer les durs avec vous quelques minutes. Mais c'est pour les caméras, et une fois qu'ils seront partis, nous parlerons."

L'ancienne porte-parole, qui a démissionné de ses fonctions auprès de Melania Trump après l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, raconte également que l'ancien président a caché au public avoir subi en 2019 une coloscopie.

Stephanie Grisham décrit par ailleurs, toujours selon les extraits publiés par le Washington Post et le New York Times, une Melania Trump de plus en plus hostile à son mari après des révélations sur sa liaison avec une actrice porno.

Selon son ancienne directrice de cabinet, l'ancienne Première dame a demandé après ce scandale à être accompagnée lors de ses apparitions publiques d'un séduisant militaire, pour faire enrager son époux.

A propos de son propre rôle au sein d'une Maison Blanche dans laquelle "la malhonnêteté circulait comme si elle était diffusée dans le système de climatisation", Stephanie Grisham écrit, selon le New York Times: "J'aurais dû me faire davantage entendre."

 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.