Expo 2020: redynamisation de l'économie des Émirats arabes unis et de Dubaï

Ce qu’on appelle l’effet exposition est une caractéristique constante des commentaires économiques sur Dubaï et les Émirats arabes unis, par rapport a ce qui est qualifié d'Exponomics. (Fourni).
Ce qu’on appelle l’effet exposition est une caractéristique constante des commentaires économiques sur Dubaï et les Émirats arabes unis, par rapport a ce qui est qualifié d'Exponomics. (Fourni).
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Publié le Lundi 04 octobre 2021

Expo 2020: redynamisation de l'économie des Émirats arabes unis et de Dubaï

  • En échange des milliards de dirhams investis dans l'événement, les décideurs politiques des Émirats arabes unis s'attendent à un impact économique à long terme
  • Après le ralentissement provoqué par la pandémie dans les voyages, le commerce et le tourisme dans le monde, l'organisation de l'exposition est une réussite

DUBAΪ : Les Émirats arabes unis occuperont le devant de la scène mondiale au cours des six prochains mois –l'Expo 2020 Dubaï, l'ampleur des affaires, de la technologie, de la connectivité et du showbiz pur tout cela  débutera enfin lors d'une somptueuse cérémonie d'ouverture jeudi.

Il ne fait aucun doute que l'exposition rehaussera le profil de Dubaï et des Émirats arabes unis le temps de sa durée ; mais afin de justifier les milliards de dollars qui y ont été dépensés par le gouvernement et le secteur privé, les décideurs s'attendent à ce qu'il y ait une « incidence » économique à long -terme.

Les organisateurs en sont conscients depuis longtemps et cherchent à souligner le changement permanent attendu des conditions économiques depuis que les Émirats arabes unis ont obtenu le droit d'organiser l'événement en 2013.

Ce qu’on appelle l’effet expo est une caractéristique constante des commentaires économiques sur Dubaï et les Émirats arabes unis, par rapport à ce qui est qualifié d'Exponomics

Le message des organisateurs est qu'expo signifie « investir dans un avenir résilient et à long terme pour l'économie des Émirats arabes unis. Les dépenses en capital de l'Expo stimuleront  une retombée économique plus large dans des secteurs clés, notamment la construction (tels que le développement d'installations et d'infrastructures, et les pavillons des participants internationaux), les transports, le stockage et les communications, ainsi que les voyages, le tourisme, l'hôtellerie et les services aux entreprises.

Les investissements supplémentaires des autorités de Dubaï dans les transports, les services publics et d'autres infrastructures amélioreront la croissance économique à long terme, tandis que les petites entreprises et les entreprises durables bénéficieront également de l'événement.

En particulier, l'industrie des expositions et des conférences - déjà une source d'argent majeure pour Dubaï - passera au niveau supérieur avec la création du Dubai Exhibition Centre and District 2020 réservé aux grands forums internationaux.

L'Expo accélérera les efforts des Émirats arabes unis pour diversifier leur économie, soutiendra la croissance d'une économie de la connaissance et d'une connectivité intelligente, et stimulera la vie culturelle et créative, déclarent des responsables.

expo 2020
 Il était impératif pour Dubaï, qui prospère grâce à la connectivité mondiale et aux voyages, d’ouvrir l'économie dès que possible après la pandémie de Covid-19. (Fourni).

 

Chiffrer ces objectifs stratégiques de politique économique a été plus difficile à cause de la pandémie de Covid-19. En 2019, le cabinet de conseil mondial EY a réalisé une évaluation de l'impact économique de l'exposition.

"L'Expo 2020 Dubaï devrait contribuer à l'économie des Émirats arabes unis de 2013 à 2031" à hauteur de 122,6 milliards de dirhams émiratis (33,4 milliards de dollars) en valeur ajoutée brute, déclare EY, précisant une augmentation de 1,5% du produit intérieur brut annuel au cours des six mois de l'événement et des dizaines de milliers de nouveaux emplois à long terme.

Surtout, EY s'attend à ce que l'événement attire 25 millions de visites de 190 pays, dont 70 % viendraient de l'extérieur des Émirats arabes unis.

Matthew Benson, partenaire d'EY, déclare : « L'Expo 2020 est un investissement à long terme très intéressant pour les Émirats arabes unis, et devrait avoir un impact significatif sur l'économie et la manière dont les emplois sont créés directement et indirectement. »

On ne sait pas si EY a mis à jour ses prévisions pour tenir compte de la récession économique la plus grave depuis des décennies en 2020, mais les économistes indépendants adoptent une vision un peu plus prudente de l'impact économique à long terme.

"Les 25 millions de visites sont une prévision un peu trop optimiste pendant une pandémie ", déclare à Arab News Nasser Saidi, expert régional en économie et ancien ministre libanais de l'Économie et de l'Industrie.

Mais il souligne l’exploit d'avoir organisé l'événement après un ralentissement sans précédent des voyages, du commerce et du tourisme en 2020.

« Personne n'a envisagé le scénario dans lequel l'exposition aurait finalement lieu », dit-il. « L'Expo 2020 sera le premier méga-événement mondial à permettre l'entrée physique des visiteurs, après que les Jeux olympiques de Tokyo se sont déroulés sans spectateurs.

expo 2020
Les gens se dirigent vers le Pavillon de la durabilité, une semaine avant son ouverture publique, à l'Expo de Dubaï 2020 à Dubaï le 16 janvier 2021. (AFP)

 

« Un événement organisé avec succès renforcera l'image de Dubaï et des Émirats arabes unis en tant que leader mondial d'événements surs à grande échelle pendant la période de pandémie. L'exposition servira de tremplin aux investisseurs potentiels à Dubaï et encouragera famille et entreprises à s’y installer. »

Il était impératif pour Dubaï, qui prospère grâce à la connectivité mondiale et aux voyages, d’ouvrir l'économie dès que possible après la pandémie de Covid-19, avec les premières mesures provisoires de l'été dernier vers la réouverture qui s'accélère à mesure que la campagne de vaccination contre le Covid-19 des Émirats arabes unis avance.

Les Émirats arabes unis ont désormais administré le vaccin à un plus grand pourcentage de leur population que tout autre pays du monde renouvelant ainsi l’optimisme quant à la reprise économique.


« Marché stratégique » : PepsiCo souligne le rôle de l’Arabie saoudite dans sa croissance mondiale

Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
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  • PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché stratégique majeur, avec des investissements continus et un fort alignement sur la Vision 2030
  • L’entreprise accélère l’innovation (IA, R&D, produits sans sucre) pour répondre à l’évolution des consommateurs et renforcer sa croissance régionale

RIYAD : PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché « stratégique » offrant des opportunités croissantes d’investissement et d’innovation, alors que le Royaume demeure une cible clé pour l’entreprise.

La société affirme s’être étroitement alignée sur les objectifs à long terme du Royaume, en s’appuyant sur une présence qui s’étend sur près de sept décennies.

« Nous opérons dans le Royaume depuis presque 70 ans », a déclaré Eugene Willemsen, PDG des boissons internationales chez PepsiCo, à Arab News. « Nous avons immédiatement adopté la Vision 2030 dès son lancement et avons clairement indiqué que nous voulions en faire partie, mais aussi y contribuer activement. »

Il a souligné plusieurs domaines dans lesquels PepsiCo a élargi son rôle, notamment en renforçant l’intégration des talents saoudiens et féminins, en faisant évoluer son portefeuille de produits et en soutenant des initiatives favorisant des modes de vie plus actifs.

« Nous nous voyons comme un contributeur à la Vision 2030… et nous nous réjouissons de continuer à le faire avec l’ensemble de nos activités en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. 

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Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Riyad. (Fourni)

L’Arabie saoudite est l’un des marchés les plus importants de PepsiCo à l’échelle mondiale, soutenu par de solides capacités locales et des partenariats de longue date.

« C’est un marché très important pour PepsiCo. C’est un marché stratégique pour nous », a déclaré Willemsen. « Nous disposons de capacités très solides et avancées en marketing, dans les domaines commerciaux et dans la chaîne d’approvisionnement, que nous pouvons exploiter à l’échelle de notre réseau international. »

Il a également mis en avant le rôle des partenaires d’embouteillage locaux, évoquant des relations « qui remontent à plusieurs décennies » et offrant des « capacités exceptionnelles » au bénéfice de l’ensemble du système PepsiCo.

L’entreprise emploie environ 9 000 personnes dans ses opérations en Arabie saoudite et a continué d’étendre sa présence locale. Parmi les investissements récents figure un nouveau centre de recherche et développement dans le quartier financier King Abdullah à Riyad, développé en collaboration avec son activité snacks.

« Il s’agit d’un investissement d’environ 30 millions de riyals saoudiens (8 millions de dollars) », a précisé Willemsen, ajoutant que ce centre vise à développer des produits adaptés aux besoins locaux et potentiellement intégrant des cultures locales, avec des applications pouvant s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.

L’évolution des préférences des consommateurs influence également la stratégie de PepsiCo dans le Royaume, notamment avec une demande croissante pour des options plus saines.

« Nous avons fortement mis l’accent sur les offres sans sucre ici en Arabie saoudite, et nous avons observé un changement significatif vers le zéro sucre », a-t-il expliqué. « Les consommateurs, tous âges et profils confondus, recherchent des options permettant de réduire leur consommation de sucre. »

Parallèlement, l’hydratation est une priorité majeure, notamment en raison du climat du Royaume. Willemsen a évoqué des opportunités d’élargir les produits contenant des électrolytes, destinés aussi bien aux consommateurs actifs qu’à un usage quotidien.

PepsiCo intensifie également l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses opérations, de l’agriculture au développement de produits.

« Nous voulons être parmi les leaders dans l’adoption de l’IA dans le secteur des biens de consommation », a déclaré Willemsen. « L’IA permet de tester et valider des concepts beaucoup plus rapidement, de développer des produits plus vite et de les lancer plus rapidement sur le marché. »

Il a précisé que l’IA est utilisée dans les opérations agricoles mondiales de l’entreprise pour aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation de l’eau, l’application d’engrais et les rendements.

Concernant les chaînes d’approvisionnement, Willemsen a indiqué que l’entreprise se concentre sur le renforcement de la résilience locale face à la volatilité mondiale.

« Notre objectif à travers le monde est de créer des chaînes d’approvisionnement aussi locales que possible », a-t-il déclaré. « Nous avons développé une grande résilience et agilité pour faire face à différents scénarios. »

Malgré l’incertitude mondiale, il s’est dit confiant quant aux perspectives à long terme du marché saoudien.

« Le marché saoudien est en lui-même très résilient », a-t-il affirmé. « Parce qu’il évolue rapidement, il continue d’offrir des opportunités d’innovation et de réponse aux besoins changeants des consommateurs. »

Il a ajouté : « Il existe une forte résilience intrinsèque en Arabie saoudite, ce qui nous donne confiance dans le fait que ce pays continuera à croître et à prospérer. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
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  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
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  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.