Washington met en garde le chef indépendantiste des Serbes de Bosnie

Membre serbe de la présidence collégiale bosnienne, Milorad Dodik (en photo) s'est entretenu avec l'émissaire des Etats-Unis pour les Balkans occidentaux, Gabriel Escobar, trois jours après avoir annoncé la formation dans «quelques mois» d'une armée des Serbes de Bosnie. (Photo, AFP)
Membre serbe de la présidence collégiale bosnienne, Milorad Dodik (en photo) s'est entretenu avec l'émissaire des Etats-Unis pour les Balkans occidentaux, Gabriel Escobar, trois jours après avoir annoncé la formation dans «quelques mois» d'une armée des Serbes de Bosnie. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 01 octobre 2021

Washington met en garde le chef indépendantiste des Serbes de Bosnie

  • Membre serbe de la présidence collégiale bosnienne, Milorad Dodik s'est entretenu avec l'émissaire des Etats-Unis pour les Balkans occidentaux, Gabriel Escobar
  • Escobar «a réitéré l'engagement ferme des Etats-Unis en faveur de la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine«

SARAJEVO: Washington a adressé jeudi un avertissement au leader serbe Milorad Dodik, qui brandit régulièrement la menace d'une sécession de l'entité serbe de Bosnie, réaffirmant "l'engagement ferme" des Etats-Unis envers l'intégrité territoriale du pays balkanique.

Membre serbe de la présidence collégiale bosnienne, Milorad Dodik s'est entretenu avec l'émissaire des Etats-Unis pour les Balkans occidentaux, Gabriel Escobar, trois jours après avoir annoncé la formation dans "quelques mois" d'une armée des Serbes de Bosnie.

"Les menaces de sécession et un retour en arrière dans les réformes des institutions d'Etat sont" contraires à l'accord de paix de Dayton (Etats-Unis) qui avait mis fin à la guerre intercommunautaire en Bosnie (1992-95, 100 000 morts), a dit le sous-secrétaire adjoint au département d'État américain à M. Dodik, selon un tweet de l'ambassade des Etats-Unis à Sarajevo. 

Elles "n'offrent que l'isolement et le désespoir économique aux citoyens de la Republika Srpska (RS)", l'entité des serbes de Bosnie, a-t-il ajouté.

M. Escobar "a réitéré l'engagement ferme des Etats-Unis en faveur de la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine".

L'accord de paix de Dayton a également consacré la division du pays en deux entités, une serbe et l'autre croato-musulmane, reliées par des institutions centrales.

Ces institutions ont été solidifiées au fil des années par des réformes arrachées par la communauté internationale, notamment des pays occidentaux.

Mais Milorad Dodik les conteste, surtout l'armée et la justice, et évoque souvent l'éventualité d'une indépendance de l'entité serbe. Il vient d'annoncer sa la formation dans "quelques mois" d'une armée propre à la RS, contestant l'armée commune du pays.

Il affirme que la Bosnie est une "expérimentation" de la communauté internationale et un "pays impossible".

Les forces armées communes, qui comptent 10 000 soldats et personnels civils, ont été mises en place en 2006, onze ans après le conflit. Cette réforme, acceptée à l'époque aussi par les représentants politiques serbes, est considérée comme cruciale pour l'intégrité territoriale du pays.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com