Baseball et cookies: Biden se démène pour sauver sa présidence du naufrage

Le démocrate de 78 ans serre des mains, il distribue des bâtonnets de crème glacée marqués du sceau présidentiel, il va du camp démocrate au banc républicain, lors du match de gala entre parlementaires démocrates et républicains. On le voit aussi pendu à son téléphone, tout comme la cheffe démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. (AFP).
Le démocrate de 78 ans serre des mains, il distribue des bâtonnets de crème glacée marqués du sceau présidentiel, il va du camp démocrate au banc républicain, lors du match de gala entre parlementaires démocrates et républicains. On le voit aussi pendu à son téléphone, tout comme la cheffe démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. (AFP).
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Publié le Vendredi 01 octobre 2021

Baseball et cookies: Biden se démène pour sauver sa présidence du naufrage

  • Joe Biden a sorti son plus grand sourire et sa casquette pour un match de gala entre parlementaires démocrates et républicains
  • Le plus facile -c'est dire- est d'éviter le "shutdown". Ce qui a été fait jeudi, après un vote en ce sens. Mais les parlementaires doivent encore écarter le risque d'un défaut de paiement des Etats-Unis, qui menace dès le 18 octobre

WASHINGTON: Il lui faut réussir le "home run", le coup gagnant des joueurs de baseball: Joe Biden se démène pour sauver ses grandes réformes économiques et sociales, et la solvabilité des Etats-Unis, menacées par une guerre fratricide entre démocrates.


Nous sommes mercredi, le 29 septembre 2021, les Etats-Unis sont alors, en théorie, à moins de quarante-huit heures d'un "shutdown", une asphyxie financière des services fédéraux. Et le président américain est... dans un stade de baseball.


Joe Biden a sorti son plus grand sourire et sa casquette pour un match de gala entre parlementaires démocrates et républicains.


Le démocrate de 78 ans serre des mains, il distribue des bâtonnets de crème glacée marqués du sceau présidentiel, il va du camp démocrate au banc républicain. On le voit aussi pendu à son téléphone, tout comme la cheffe démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.


Le moment est critique. Le Congrès américain doit démêler trois pelotes plus embrouillées les unes que les autres.


Le plus facile -c'est dire- est d'éviter le "shutdown". Ce qui a été fait jeudi, après un vote en ce sens.


Mais les parlementaires doivent encore écarter le risque d'un défaut de paiement des Etats-Unis, qui menace dès le 18 octobre, ce qui implique un autre vote.


Et faire passer deux monumentales réformes de Joe Biden, avec une très mince majorité pour le camp démocrate.


L'une, classique, consiste à construire des ponts, rénover des routes, développer des stations de recharge pour voitures électriques...


L'autre volet est plus ambitieux. Dans un pays où, historiquement, affronter les aléas de la vie est une affaire individuelle et un souci de philanthrope, le président veut engager des milliers de milliards de dollars pour refonder le système de prestations sociales.


L'opposition républicaine, en ordre de bataille pour les législatives de 2022, et qui se transforme en machine de guerre pour une candidature de Donald Trump à la présidentielle de 2024, ne lâche rien.

« Home run »

Quant aux démocrates, ils se déchirent, entre partisans de la retenue budgétaire, et élus prêts à ouvrir les vannes pour muscler l'Etat-providence.


Joe Biden, face à cette guerre fratricide, est enfin descendu dans l'arène, lui à qui certains parlementaires reprochaient de ne pas s'impliquer assez. 


Il a reçu des élus démocrates dans le Bureau ovale, leur a offert des cookies - frappés aussi du sceau présidentiel, car la Maison Blanche n'échappe pas à la passion américaine du produit dérivé.


Ce président à la bonhomie affichée a été sénateur pendant des décennies et peu connaissent aussi bien que lui le jeu parlementaire. 


Mais la politique telle que Joe Biden l'a pratiquée existe-t-elle encore? 


C'est ce que veut croire la Maison Blanche. Jeudi, sa porte-parole Jen Psaki a dit et répété que les tractations du moment n'avaient rien d'alarmant, qu'il s'agissait d'avancer "heure par heure".


Elle a ressorti sa métaphore favorite, comparant le processus législatif à la "fabrication d'une saucisse", une opération pas forcément ragoûtante.


La porte-parole de la Maison Blanche tente aussi de détendre l'atmosphère. 


Mercredi, elle a comparé les soubresauts parlementaires à "une série télévisée".


Jen Psaki a espéré que tout finisse bien comme dans la célèbre production "A la Maison Blanche" ("The West Wing" en version originale), avec son président charismatique entouré d'un staff dévoué.


La porte-parole a toutefois blagué sur le fait que tout pourrait mal tourner comme dans une autre série encensée par la critique, "Veep". Cette création, autour d'une vice-présidente aussi arriviste que grossière, est une satire féroce.


Et le match de baseball? Les républicains ont gagné, grâce entre autres à un spectaculaire "home run", un coup presque parfait, de Greg Steube, représentant de l'Etat de Floride. Lequel était coiffé, quand il ne portait pas son casque de protection, d'une casquette rouge "Save America", portant la signature de Donald Trump.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.