Manifestation à Bagdad pour le 2e anniversaire de la contestation

Les forces de sécurité montent la garde alors que des Irakiens brandissent des photos de manifestants tués lors des manifestations antigouvernementales d'octobre 2020, lors d'un rassemblement sur la place Fardous, dans le centre de Bagdad, le 1er octobre 2021. (Photo, AFP)
Les forces de sécurité montent la garde alors que des Irakiens brandissent des photos de manifestants tués lors des manifestations antigouvernementales d'octobre 2020, lors d'un rassemblement sur la place Fardous, dans le centre de Bagdad, le 1er octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 01 octobre 2021

Manifestation à Bagdad pour le 2e anniversaire de la contestation

  • Encadrés par un important dispositif des forces anti-émeutes, les manifestants ont marché jusqu'à la place Tahrir
  • La mobilisation intervient à quelques jours des législatives anticipées du 10 octobre

 BAGDAD: Brandissant des drapeaux irakiens et des portraits de "martyrs", plusieurs centaines de manifestants ont défilé vendredi à Bagdad et dans le sud de l'Irak pour marquer le deuxième anniversaire d'un soulèvement populaire inédit qui s'est essoufflé sous le coup d'une répression sanglante.

La mobilisation intervient à quelques jours des législatives anticipées du 10 octobre. Le scrutin est une des rares concessions du pouvoir pour calmer la rue après le mouvement de contestation d'octobre 2019, qui dénonçait corruption endémique, chômage des jeunes et déliquescence des services publics.

Encadrés par un important dispositif des forces anti-émeutes, les manifestants ont marché jusqu'à la place Tahrir, épicentre de la contestation au coeur de Bagdad, a constaté une équipe de l'AFP.

Les manifestants, parmi lesquels des femmes vêtues de noir, brandissaient des drapeaux irakiens et des photos des victimes de la répression, qui a fait officiellement près de 600 morts et 30 000 blessés.

"Quand verrons-nous les assassins derrière les barreaux ?", pouvait-on lire sur une pancarte. "Non aux partis corrompus, non aux politiciens corrompus", était-il écrit sur une autre.

Ibrahim, 20 ans, a pris part à la manifestation "en mémoire des martyrs" et "des massacres commis par le gouvernement contre les jeunes pacifistes".

Il n'ira pas voter. "Les élections reproduiront le même système corrompu et les mêmes partis corrompus. Il n'y a que les noms et les visages qui changent", lâche-t-il.

«Comportement criminel»

Dans le sud du pays, des centaines de personnes se sont mobilisées sur une place emblématique de Nassiriya, bastion de la contestation antipouvoir où 128 personnes avaient été tuées dans la répression du soulèvement populaire.

"C'est un moment historique pour se souvenir des manifestations et de la confrontation avec les forces de la corruption, se souvenir de la mort et du comportement criminel, le tout devant le silence du gouvernement", fustige le manifestant Ali al-Chamkhaoui.

Il s'engage à continuer à manifester "pour en finir avec les corrompus et les criminels, quels que soient les sacrifices nécessaires sur la voie du changement".

Après avoir rassemblé des dizaines de milliers de manifestants à Bagdad, dans le centre et le sud, le soulèvement populaire débuté à l'automne 2019 s'est essoufflé sous le coup de la répression et de la pandémie.

Ces derniers mois, des dizaines de militants ont été victimes d'assassinats, de tentatives d'assassinat ou d'enlèvements. Ces violences n'ont jamais été revendiquées mais les manifestants pointent du doigt les puissantes milices pro-iraniennes, liées au pouvoir.

Militants et partis se réclamant de la révolte boycottent les élections et les observateurs pronostiquent une abstention record parmi les 25 millions d'électeurs.

La nouvelle loi électorale a augmenté le nombre de circonscriptions et opté pour un scrutin uninominal censé favoriser les indépendants et les candidats de proximité. Mais selon des experts, les mêmes grands blocs politiques devraient dominer le prochain Parlement.

Vendredi toutefois à Bagdad, certains faisaient le pari de l'optimisme. "La révolution va se propager dans le pays plus rapidement que le coronavirus, et il n'y a pas de vaccin", pouvait-on lire sur une pancarte. 


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.