L'ONU lance une initiative pour rapatrier des Occidentaux de l’Irak et de la Syrie

Des enfants marchent parmi les abris du camp kurde d'Al-Hol, dans le gouvernorat de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie. (Photo, AFP/Archives)
Des enfants marchent parmi les abris du camp kurde d'Al-Hol, dans le gouvernorat de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Jeudi 30 septembre 2021

L'ONU lance une initiative pour rapatrier des Occidentaux de l’Irak et de la Syrie

  • L'Irak et les Pays-Bas rejoignent le cadre mondial de l'ONU en réponse à la crise humanitaire dans les centres de détention et les camps
  • Guterres vante le fonds d'affectation spéciale pluripartenaire créé pour protéger les enfants et tenir les adultes pour responsables

LONDRES : L'Irak et les Pays-Bas se sont joints aux agences des Nations Unies chargées des enfants et de la lutte contre le terrorisme pour lancer mercredi un cadre mondial visant à soutenir les États membres de l'ONU désireux de rapatrier leurs citoyens d'Irak et de Syrie.

Des milliers de combattants terroristes étrangers présumés sont actuellement détenus dans des centres de détention après l'effondrement de Daech en Irak et en Syrie.

Au moins 42 000 femmes et enfants étrangers restent dans des camps et des centres de détention surpeuplés dans le nord-est de la Syrie.

Le Cadre mondial pour le soutien des Nations Unies aux rapatriés nationaux de pays tiers en Syrie/Irak est une réponse de l'ONU à la grave crise humanitaire dans ces camps et centres de détention et vise à soutenir les États membres désireux de rapatrier leurs ressortissants d'Irak et de Syrie.

Ce cadre est coprésidé par le Bureau des Nations Unies contre le terrorisme et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, également connu sous le nom d'UNICEF.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a indiqué dans sa déclaration d'ouverture lors d'un événement parallèle en marge de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies que le cadre mondial fournit un soutien technique et financier intégré. Il répond aux besoins humanitaires et de protection des rapatriés d'Irak et de Syrie tout en répondant aux préoccupations en matière de responsabilité et de sécurité.

«Ce cadre répond aux problèmes de justice et de sécurité d'une manière adaptée à l'âge et au genre, tout en protégeant également les enfants et les victimes», a affirmé Guterres.

«Aux États membres qui ont besoin d'assistance, je vous encourage à utiliser immédiatement ce cadre mondial. À la communauté des donateurs, je vous exhorte à soutenir cet effort vital et opportun en contribuant généreusement au Fonds d'affectation spéciale multi-donateurs de l'ONU».

Pour soutenir le cadre mondial, un fonds d'affectation spéciale multi-donateurs a été créé pour permettre une mise en œuvre rapide, cohérente et coordonnée de ses deux objectifs : protéger les enfants et tenir les adultes pour responsables.

«Non seulement le cadre mondial aide les États membres à protéger et à répondre aux besoins des rapatriés, mais il renforce également la capacité des États membres à répondre aux problèmes de sécurité et à promouvoir la responsabilité», a mentionné Vladimir Voronkov, sous-secrétaire général du bureau de lutte contre le terrorisme de l’ONU (UNOCT).

«Cela comprend le soutien à l'élaboration de stratégies globales et adaptées de poursuites, de réadaptation et de réintégration, comme indiqué dans les résolutions 2178 (2014) et 2396 (2017) du Conseil de sécurité».

La directrice générale de l'UNICEF, Henrietta Fore, a déclaré que l'agence était préoccupée par la situation de milliers d'enfants et de familles étrangers dans des centres de détention et des camps fermés en Syrie et en Irak. Elle a assuré que le cadre mondial vise à les aider.

« La majorité de ces enfants ont passé la moitié de leur enfance dans l’incertitude, avec à peine accès à l'éducation, aux soins de santé, à l'eau potable ou à d'autres services essentiels. Leurs conditions sont peut être complexe, mais la décision de les aider est plutôt simple», a soutenu Fore.

«Nous avons constaté que des solutions sont possibles. C'est pourquoi l'UNICEF est fier de co-diriger ce Cadre mondial, un partenariat unique dans le but de résoudre un problème contemporain critique».

Asa Regner, directrice exécutive adjointe d'ONU Femmes, s'est dite ravie que le cadre mondial ait une approche sensible au genre pour répondre aux besoins des femmes et des filles. Elle a ajouté qu'une analyse approfondie du genre et la collaboration avec la société civile sont la clé du succès des processus de réintégration et de réadaptation.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais à Rome jeudi pour évoquer l'avenir de la force de l'ONU

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
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  • Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome pour discuter de l’avenir de la Finul, dont le mandat expire fin 2026
  • Beyrouth privilégie une prolongation de la mission de l’ONU, mais envisage une force internationale alternative avec la France et l’Italie pour éviter un vide sécuritaire

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome jeudi pour des discussions sur le futur de la force de maintien de la paix dans son pays, dont le mandat expire fin 2026, a affirmé à l'AFP un responsable libanais.

La visite intervient après que la France et l'Italie, qui fournissent d'importants contingents de militaires à cette Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont dit en juin vouloir établir une coalition internationale pour lui succéder.

M. Aoun doit rencontrer son homologue Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de "l'avenir des forces internationales, notamment à la lumière de l'initiative franco-italienne visant à mettre en place une force pour remplacer la Finul", a indiqué le responsable sous couvert d'anonymat.

Selon lui, le président libanais rencontrera également le pape Léon XIV au Vatican et l'informera "des contacts que le Liban a établis depuis le début des négociations" avec Israël.

Le Liban et Israël ont mené au printemps des pourparlers directs, accueillis à Rome à deux reprises, et ont abouti en juin à la conclusion d’un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, en commençant par des "zones pilotes".

Le Liban avait été entraîné début mars dans le conflit entre l'Iran d'une part, Israël et les Etats-Unis d'autre part, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, avant de subir une riposte aérienne et terrestre.

M. Aoun a déclaré que le choix privilégié du Liban est une prolongation du mandat de la Finul, à laquelle Israël s'oppose. Le Liban et plusieurs autres pays redoutent un vide sécuritaire si la Finul se retire sans alternative.

Lundi, le président libanais a indiqué que "le second choix consiste à adopter une formule qui garantisse la présence continue des forces internationales dans le sud" du pays, aux côtés de l'armée libanaise "et en coordination avec elle".

Début juin, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait estimé "nécessaire" le maintien d'une présence militaire de l'ONU, proposant trois options allant de près de 2.000 à plus de 5.500 personnels en uniforme.

Le mois dernier, 86 députés libanais ont signé une lettre exhortant le Conseil de sécurité de l'ONU à maintenir les Casques bleus.

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Présente au Liban depuis 1978, elle n'a pas empêché la résurgence des conflits.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène encore des frappes ponctuelles au Liban. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban ce qu'elles désignent comme une "zone de sécurité", sur une bande d'environ 10 kilomètres de large, le long de la frontière.


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".