Syrie: 62 enfants morts cette année dans des camps du Nord-Est

Le 2 juin 2019, des enfants sont assis dans le camp d'al-Hol pour les personnes déplacées dans le gouvernorat d'al-Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie. (AFP)
Le 2 juin 2019, des enfants sont assis dans le camp d'al-Hol pour les personnes déplacées dans le gouvernorat d'al-Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie. (AFP)
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Publié le Jeudi 23 septembre 2021

Syrie: 62 enfants morts cette année dans des camps du Nord-Est

  • Dans un nouveau rapport intitulé «Quand vais-je commencer à vivre?», l'ONG évoque des conditions de vie insoutenables dans les camps d'Al-Hol et de Roj
  • Malgré les exhortations répétées des Kurdes, la plupart des pays refusent de rapatrier leurs citoyens, par crainte d'éventuels actes terroristes sur leur sol

BEYROUTH: Soixante-deux enfants sont décédés dans deux camps de déplacés dans le nord-est de la Syrie depuis début 2021, a déploré jeudi l'ONG Save the Children, soulignant le besoin urgent de rapatrier les enfants étrangers pris au piège de l'insécurité.

Dans un nouveau rapport intitulé "Quand vais-je commencer à vivre?", l'ONG évoque des conditions de vie insoutenables dans les camps d'Al-Hol et de Roj contrôlés par les forces kurdes et abritant des dizaines de milliers de déplacés, dont quelque 40 000 enfants, y compris des familles de jihadistes étrangers du groupe Etat islamique (EI). 

Malnutrition, maladies, précarité sanitaire, incendies, 62 enfants, soit environ deux par semaine, sont morts dans le camp d'Al-Hol depuis le début de l'année, indique l'ONG, tandis que 73 personnes, dont deux enfants, ont été assassinées. 

A Al-Hol, seuls 40% des enfants bénéficient d'une éducation, souligne l'ONG, tandis qu'à Roj, 55% des ménages affirment être au courant d'enfants de moins de 11 ans travaillant. 

"Il est plus urgent que jamais que les gouvernements étrangers ayant des ressortissants à Al-Hol et Roj (...) assument leurs responsabilités et rapatrient les enfants et leurs familles", alerte l'organisation. 

Save the children épingle notamment dans son rapport des pays d'Europe ainsi que le Canada et l'Australie pour leur inaction. 

Selon l'ONG, Londres n'a rapatrié que quatre enfants de Britanniques sur un soixantaine vivant dans les camps, tandis que Paris a rapatrié 35 enfants de Français sur non moins de 320 qui y résident.

Ces derniers mois, l'Allemagne, la Finlande et la Belgique ont achevé le rapatriement d'un groupe de mères et d'enfants "prouvant une nouvelle fois qu'il est possible de sauver des vies lorsqu'une volonté politique existe", souligne l'ONG.  

"La violence est un phénomène quotidien à Al -Hol (...) les meurtres, les tentatives de meurtre, les agressions et les incendies volontaires sont également courants".  

Dans son rapport, l'ONG rapporte les témoignages de plusieurs enfants, dont Maryam, 11 ans, originaire du Liban. 

"Je ne peux plus supporter cette vie. Nous ne faisons rien d'autre qu'attendre", avait-elle confié en mai. 

La petite fille serait morte depuis, sa mère blessée et son frère porté disparu lors d'une tentative infructueuse d'évasion du camp, selon Save the Children.  

Malgré les exhortations répétées des Kurdes, la plupart des pays refusent de rapatrier leurs citoyens, se contentant de rapatriements au compte-goutte par crainte d'éventuels actes terroristes sur leur sol.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.