La Corée du Nord fustige le conseil de sécurité de l'ONU

Dans cette photo d'archive prise le 27 avril 2018, le leader nord-coréen Kim Jong Un (à gauche) signe le livre d'or à côté de sa sœur Kim Yo Jong (à droite) lors du sommet intercoréen. (Pool de presse du Sommet de Corée / AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 27 avril 2018, le leader nord-coréen Kim Jong Un (à gauche) signe le livre d'or à côté de sa sœur Kim Yo Jong (à droite) lors du sommet intercoréen. (Pool de presse du Sommet de Corée / AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 03 octobre 2021

La Corée du Nord fustige le conseil de sécurité de l'ONU

  • Quelques heures avant la réunion de vendredi du Conseil de sécurité, la Corée du Nord a procédé à un tir d'essai d'un missile anti-aérien
  • La Corée du Nord, dotée de l'arme nucléaire, a depuis longtemps eu recours à des essais d'armement pour faire monter les tensions, dans le cadre d'un processus soigneusement étudié

SÉOUL, Corée du Sud : La Corée du Nord a fustigé dimanche la réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour évoquer le tir d'un missile présenté comme hypersonique, Pyongyang accusant les pays membres de jouer avec une "bombe à retardement".

La réunion, d'un peu plus d'une heure et à huis clos, avait été demandée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni après que Pyongyang eut annoncé le 29 septembre avoir testé avec succès un missile planeur "hypersonique".

Les cinq pays membres du Conseil de Sécurité n'ont cependant pas réussi à s'accorder sur un projet de déclaration, "la Russie et la Chine ont indiqué qu'il n'était pas pertinent à ce stade", selon une source diplomatique.

Elle n'en a pas moins provoqué la colère de Pyongyang, qui l'a qualifiée dimanche d'"atteinte injustifiée" à sa souveraineté et de "grave provocation intolérable". 

"Exiger que nous renoncions à notre droit à l'autodéfense traduit son intention de ne pas reconnaître la République populaire démocratique de Corée (RPDC) comme un État souverain", a déclaré Jo Chol Su, responsable des organisations internationales au sein du ministère des Affaires étrangères nord-coréen.

"J'exprime de fortes inquiétudes quant au fait que le Conseil de sécurité des Nations unies s'est amusé à utiliser cette fois-ci une dangereuse bombe à retardement", a-t-il ajouté dans une déclaration rapportée par l'agence de presse officielle KCNA. 

Quelques heures avant la réunion de vendredi du Conseil de sécurité, la Corée du Nord a procédé à un tir d'essai d'un missile anti-aérien. 

En début de semaine dernière, elle avait tiré un missile présenté comme hypersonique, ce qui constituerait une avancée technologique majeure. Les missiles hypersoniques sont capables d'atteindre une vitesse au moins cinq fois supérieure à la vitesse du son.

Mi-septembre, Pyongyang avait fait état de tirs de missiles, notamment d'un nouveau missile de croisière longue portée.

La Corée du Nord, dotée de l'arme nucléaire, a depuis longtemps eu recours à des essais d'armement pour faire monter les tensions, dans le cadre d'un processus soigneusement étudié.

En 2017, à l'initiative de l'administration de Donald Trump, le Conseil de sécurité avait adopté des sanctions économiques lourdes contre la Corée du Nord après un essai nucléaire et des tests de missiles.

L'administration du président américain Joe Biden a déclaré à plusieurs reprises qu'elle était prête à reprendre les pourparlers sans conditions préalables, alors que la Corée du Nord réclame la fin des sanctions radicales.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.