Les négociations entre l'Arabie saoudite et l'Iran sont toujours «exploratoires», déclare le prince Faisal ben Farhan

Le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell (à gauche) et le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan, tiennent une conférence de presse conjointe à Riyad, le 3 octobre 2021. (REUTERS/Ahmed Yosri)
Le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell (à gauche) et le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan, tiennent une conférence de presse conjointe à Riyad, le 3 octobre 2021. (REUTERS/Ahmed Yosri)
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Publié le Lundi 04 octobre 2021

Les négociations entre l'Arabie saoudite et l'Iran sont toujours «exploratoires», déclare le prince Faisal ben Farhan

  • Le prince Faisal s'est exprimé lors d'une conférence de presse à Riyad avec l'envoyé de l'UE Josep Borrell
  • Borrell a exprimé son soutien à un règlement pacifique de la guerre au Yémen

RIYAD : Les pourparlers entre l'Arabie saoudite et l'Iran n'en sont qu'à leurs débuts mais constituent une base pour aborder les questions majeures entre les deux pays, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères du Royaume.

Le prince Faisal ben Farhan a déclaré que la dernière série de discussions avait eu lieu le 21 septembre. « Nous avons fait part de notre profonde préoccupation concernant les transgressions de l'Iran sur la question nucléaire », a-t-il déclaré.

« Ces discussions sont encore en phase exploratoire. Nous espérons qu'elles fourniront une base pour aborder les questions non résolues entre les deux parties et nous nous efforcerons et œuvrerons pour y parvenir », a-t-il ajouté.

Le prince Faisal s'exprimait lors d'une conférence de presse à Riyad avec Josep Borrell, haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères. Les deux hommes ont notamment discuté du conflit au Yémen, où l'Iran soutient les milices houthies qui ont lancé un barrage de missiles et de drones contre des cibles civiles et des infrastructures énergétiques en Arabie saoudite.

Borrell a qualifié la situation au Yémen de « terrible tragédie » et s'est déclaré favorable à un règlement pacifique de la guerre.

Il a indiqué que l'UE condamnait les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite et s'efforçait de les empêcher par la voie diplomatique.

« Nous apprécions les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour mettre fin au conflit au Yémen et protéger son territoire », a souligné M. Borrell.

Borrell a également dit espérer que les négociations nucléaires entre les puissances mondiales et l'Iran reprennent « bientôt » à Vienne. Téhéran est sous pression pour réintégrer l'accord de 2015 visant à limiter son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions économiques. L'accord a échoué en 2018 lorsque les États-Unis se sont retirés, et les discussions sont dans l'impasse pour déterminer qui de l'Iran ou des États-Unis devrait être le premier à s'y conformer de nouveau.

La visite de Borrell à Riyad fait partie d'un voyage régional dans les pays du CCG, qui comprend les Émirats arabes unis et le Qatar. L'UE a pour objectif de faire progresser la coopération stratégique avec les États du Golfe sur le changement climatique, l'accès mondial aux vaccins et le soutien à « l’économie verte », avait confié le responsable de la politique étrangère de l'Union à Arab News.

 

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 

Borrell a également annoncé qu'il convoquerait un conseil de coopération conjoint au niveau ministériel au début de l'année prochaine, pendant la présidence saoudienne du CCG.

 


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa fait un mort et deux blessés

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
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  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
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  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.