Prix littéraires: première sélection du Femina et du Décembre

Le Lambeau, prix Femina 2018. (Photo AFP).
Le Lambeau, prix Femina 2018. (Photo AFP).
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Publié le Mardi 15 septembre 2020

Prix littéraires: première sélection du Femina et du Décembre

  • Dix-huit titres en français et quatorze traductions sont dans la première sélection du prix Femina, et onze titres dans celle du Prix Décembre, ont annoncé les jurys
  • Pour le prix Décembre, à côté de neuf romans, on trouve une pièce de théâtre ("Le Jeu des ombres" de Valère Novarina)

PARIS : Dix-huit titres en français et quatorze traductions sont dans la première sélection du prix Femina, et onze titres dans celle du Prix Décembre, ont annoncé les jurys lundi.

Le Femina doit être décerné le 3 novembre, et le Décembre deux jours plus tard.

Le jury du Femina a ratissé très large, entre valeurs sûres comme Serge Joncour, ou Marie-Hélène Lafon, qui a remporté le prix des libraires de Nancy, et des premiers romans comme celui de Laurent Petitmangin, prix Stanislas.

Pour le prix Décembre, à côté de neuf romans, on trouve une pièce de théâtre ("Le Jeu des ombres" de Valère Novarina) et "Le Bonheur, sa dent douce à la mort", "autobiographie philosophique" de Barbara Cassin, de l'Académie française.

 

Prix Femina, littérature française

- Didier Blonde, "Carnet d'adresse de quelques personnages fictifs de la littérature" (Gallimard)

- Miguel Bonnefoy, "Héritage" (Rivages)

- Sarah Chiche, "Saturne" (Seuil)

- Thierry Clermont, "Barroco bordello" (Seuil)

- Olivia Elkaim, "Le Tailleur de Relizane" (Stock)

- Oriane Jeancourt Galignani, "La Femme-Ecrevisse" (Grasset)

- Serge Joncour, "Nature humaine" (Flammarion)

- Lola Lafon, "Chavirer" (Actes Sud)

- Marie-Hélène Lafon, "Histoire du fils" (Buchet-Chastel)

- Hugo Lindenberg, "Un jour ce sera vide" (Bourgois)

- Sarah Manigne, "Quitter Madrid" (Mercure de France)

- Diane Mazloum, "Une piscine dans le désert" (JC Lattès)

- Diane Meur, "Sous le ciel des hommes" (Sabine Wespieser)

- Laurent Petitmangin, "Ce qu'il faut de nuit" (La Manufacture des livres)

- Patricia Reznikov, "Amrita" (Flammarion)

- Florence Seyvos, "Une bête aux aguets" (L'Olivier)

- Elisa Shua Dusapin, "Vladivostok Circus" (Zoé)

- Angélique Villeneuve, "La Belle Lumière" (Le Passage)

 

Prix Femina, littérature étrangère

- Dulce Maria Cardoso, "Eliete, la vie normale" (Chandeigne)

- Jeanine Cummins, "American Dirt" (Philippe Rey)

- Lucy Ellmann, "Les Lionnes" (Seuil)

- Yaa Gyasi, "Sublime royaume" (Calmann-Lévy)

- Kiran Millwood Hargrave, "Les Graciées" (Robert Laffont)

- Nazanine Hozar, "Aria" (Stock)

- Deborah Levy, "Le Coût de la vie" et "Ce que je ne veux pas savoir" (Editions du Sous-Sol)

- Annalena McAfee, "Poison florilegium" (Belfond)

- Colum McCann, "Apeirogon" (Belfond)

- Tiffany McDaniel, "Betty" (Gallmeister)

- Eshkol Nevo, "La Dernière Interview" (Gallimard)

- Richard Russo, "Retour à Martha's Vineyard" (Quai Voltaire)

- Eduardo Fernando Varela, "Patagonie route 203" (Métaillé)

- Colson Whitehead, "Nickel Boys" (Albin Michel)

 

Prix Décembre:

- Boris Bergmann, "Les Corps insurgés" (Calmann-Lévy)

- Barbara Cassin, "Le Bonheur, sa dent douce à la mort" (Fayard)

- Camille de Toledo, "Thésée, sa vie nouvelle" (Verdier

- Stéphanie Hochet, "Pacifique" (Rivages)

- Lola Lafon, "Chavirer" (Actes Sud)

- Grégory Le Floch, "De parcourir le monde et d'y rôder" (Christian Bourgois)

- Hervé Le Tellier, "L'Anomalie" (Gallimard)

- Celia Levi, "La Tannerie" (Tristram)

- Laurent Mauvignier, "Histoires de la nuit" (Minuit)

- Valère Novarina, "Le Jeu des ombres" (POL)

- Jean Rolin, "Le Pont de Bezons" (POL)


L'engin lunaire japonais SLIM s'est rallumé, après deux semaines de repos forcé

Cette photo publiée le 25 janvier 2024 par l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA) montre une image de la surface lunaire prise et transmise par LEV-2 «SORA-Q» le robot lunaire transformable, installé sur le module lunaire de la société privée pour la mission Smart Lander for Investigating Moon (SLIM), après son atterrissage sur la Lune le 20 janvier (Photo, JAXA/AFP).
Cette photo publiée le 25 janvier 2024 par l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA) montre une image de la surface lunaire prise et transmise par LEV-2 «SORA-Q» le robot lunaire transformable, installé sur le module lunaire de la société privée pour la mission Smart Lander for Investigating Moon (SLIM), après son atterrissage sur la Lune le 20 janvier (Photo, JAXA/AFP).
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  • La sonde japonaise SLIM, posée sur la Lune depuis fin janvier, est de nouveau activée après avoir survécu à deux semaines de rigoureuse nuit lunaire
  • Le module SLIM a réussi le 20 janvier dernier un alunissage à 55 m de sa cible initiale, soit un très haut degré de précision

TOKYO: La sonde japonaise SLIM, posée sur la Lune depuis fin janvier, est de nouveau activée après avoir survécu à deux semaines de rigoureuse nuit lunaire, a annoncé lundi l'agence spatiale japonaise Jaxa.

"La nuit dernière, une commande a été envoyée à SLIM et une réponse a été reçue, confirmant que l'engin a survécu à la nuit lunaire et a gardé sa capacité de communication!", a déclaré avec enthousiasme la Jaxa sur X (anciennement Twitter).

Les communications ont été "interrompues peu de temps après, car c'était encore la mi-journée lunaire et la température des équipements de communication était très élevée", a précisé la Jaxa.

"Des préparatifs sont en cours pour reprendre les opérations lorsque les températures des instruments auront suffisamment refroidi", a ajouté l'agence spatiale.

Le module SLIM (Smart Lander for Investigating Moon) a réussi le 20 janvier dernier un alunissage à 55 m de sa cible initiale, soit un très haut degré de précision, faisant du Japon le cinquième pays à réussir à se poser sur le satellite naturel de la Terre après les Etats-Unis, l'URSS, la Chine et l'Inde.

Mais en raison d'un problème moteur dans les dernières dizaines de mètres de sa descente, SLIM s'était posé de manière inclinée et ses cellules photovoltaïques orientées vers l'ouest ne recevaient pas la lumière du soleil.

SLIM a aluni dans un petit cratère de moins de 300 mètres de diamètre, appelé Shioli. Avant d'être éteint, l'engin avait pu débarquer normalement ses deux mini-rovers, censés mener des analyses de roches provenant de la structure interne de la Lune (le manteau lunaire), encore très mal connue.

Nouvelle ruée vers la Lune

Plus de 50 ans après que son sol a été foulé pour la première fois par des humains - les Américains en 1969 - la Lune refait l'objet d'une course mondiale.

Le programme américain Artémis prévoit de renvoyer des astronautes sur la Lune, un projet récemment reporté à septembre 2026, avec à plus long terme la construction d'une base permanente sur place. La Chine a des projets concurrents similaires.

Les deux premières tentatives d'alunissage du Japon avaient mal tourné. En 2022, une sonde de la Jaxa, Omotenashi, embarquée à bord de la mission américaine Artémis 1, avait connu une défaillance fatale de ses batteries peu après son éjection dans l'espace.

Et l'an dernier, un alunisseur de la jeune entreprise privée japonaise ispace s'était écrasé à la surface de la Lune, ayant raté l'étape cruciale de la descente en douceur.

La semaine dernière, les Etats-Unis sont revenus sur la Lune pour la première fois depuis plus de 50 ans, avec la sonde d'une société privée américaine, Intuitive Machines.

L'entreprise a annoncé que sa sonde était probablement allongée sur un côté, mais que des données scientifiques et images devraient malgré tout pouvoir être récupérées.

Atteindre la Lune reste un immense défi technologique, même pour les grandes puissances spatiales: une autre entreprise privée américaine, Astrobotic, également sous contrat avec la Nasa, a échoué début janvier à poser son premier engin sur la Lune.


Un film sur la violence des colons israéliens remporte le prix du meilleur documentaire au Festival du film de Berlin

Le réalisateur israélien Yuval Abraham et le réalisateur palestinien Basel Adra sur scène après avoir reçu le prix du documentaire de la Berlinale pour « No Other Land » lors de la cérémonie de remise des prix de la 74e édition du Festival international du film de Berlin (Photo, AFP).
Le réalisateur israélien Yuval Abraham et le réalisateur palestinien Basel Adra sur scène après avoir reçu le prix du documentaire de la Berlinale pour « No Other Land » lors de la cérémonie de remise des prix de la 74e édition du Festival international du film de Berlin (Photo, AFP).
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  • «No Other Land» est une production israélo-palestinienne, dont l'activiste palestinien Basel Adra et le journaliste israélien Yuval Abraham sont les coréalisateurs
  • Il a exhorté l'Allemagne à « respecter les appels de l'ONU et à cesser d'envoyer des armes à Israël ».

DUBAΪ : Un film documentaire sur les luttes d'un village de Cisjordanie contre les colons israéliens a remporté le prix du film documentaire de la Berlinale au Festival du film de Berlin.

« No Other Land » est une production israélo-palestinienne, dont l'activiste palestinien Basel Adra et le journaliste israélien Yuval Abraham sont les coréalisateurs.

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« No Other Land » est une production israélo-palestinienne dont les coréalisateurs sont l'activiste palestinien Basel Adra et le journaliste israélien Yuval Abraham (Photo, Fournie).

« Je suis ici pour recevoir ce prix, mais il m'est très difficile de me réjouir alors que des dizaines de milliers de personnes de mon peuple sont massacrées par Israël à Gaza », a déclaré Basel Adra lors de la cérémonie de samedi.

Il a exhorté l'Allemagne à «respecter les appels de l'ONU et à cesser d'envoyer des armes à Israël».

Son coréalisateur, Abraham, a ajouté : « Je suis israélien, Basel est palestinien. Dans deux jours, nous retournerons sur une terre où nous ne sommes pas égaux... Cette situation d'apartheid entre nous, cette inégalité doit cesser ».

Le film « No Other Land » avait également remporté un prix du public.

Dans une précédente interview accordée à Variety, Adra avait déclaré : « Yuval et Rachel, qui sont israéliens, sont venus il y a cinq ans pour écrire sur des sujets - Yuval est journaliste - nous nous sommes rencontrés et nous sommes devenus amis, mais aussi activistes ensemble, en travaillant sur des articles concernant la région ». Il a ajouté : « Et puis nous avons eu l'idée de faire cela, de créer ce film. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Inauguration «officielle» de la Grande mosquée d'Alger

Cette photo montre la Grande mosquée d'Alger, également connue sous le nom de «Djamaâ El Djazaïr», à Alger le 27 octobre 2020 (Photo, AFP).
Cette photo montre la Grande mosquée d'Alger, également connue sous le nom de «Djamaâ El Djazaïr», à Alger le 27 octobre 2020 (Photo, AFP).
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  • Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a inauguré officiellement dimanche la Grande mosquée d'Alger, la troisième plus vaste au monde et la plus monumentale d'Afrique
  • Inaugurée en octobre 2020 en l'absence du président Tebboune alors atteint du Covid-19, «Djamaâ El Djazaïr» («La mosquée d'Alger») peut recevoir jusqu'à 120000 fidèles

ALGER: Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a inauguré officiellement dimanche la Grande mosquée d'Alger, la troisième plus vaste au monde et la plus monumentale d'Afrique, selon des images de la télévision algérienne.

Inaugurée en octobre 2020 en l'absence du président Tebboune alors atteint du Covid-19, "Djamaâ El Djazaïr" ("La mosquée d'Alger") peut recevoir jusqu'à 120.000 fidèles.

A l'architecture géométrique et étendue sur 27,75 hectares, "El Djazaïr" ne le cède en gigantisme qu'à la mosquée Al-Haram à La Mecque et à celle du Prophète à Médine, les deux principaux lieux saints de l'islam, en Arabie saoudite.

Son minaret, qui surplombe la célèbre baie d'Alger, est le plus haut au monde: il culmine à 267 mètres, soit 43 étages desservis par des ascenseurs panoramiques.

Méga-projet emblématique de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir par les manifestations du mouvement pro-démocratie Hirak, en avril 2019, sa construction avait suscité une vive polémique en particulier en raison de son coût.

Achevé en avril 2019, son chantier a duré plus de sept ans et a nécessité des investissements supérieurs à 750 millions d'euros.

Le mandat de M. Tebboune, élu en décembre 2019, à la présidence de l'Algérie, arrive à échéance en fin d'année et il n'a pas encore fait connaître ses intentions sur son éventuelle candidature à un deuxième mandat.