Un fils demande à l’Iran de libérer son père pour urgence médicale

Babak Namazi, le fils de Baquer Namazi, détenu en Iran, demande la libération immédiate de son père afin qu’il puisse subir une intervention chirurgicale d’urgence qui pourrait lui sauver la vie. (Photo, AP)
Babak Namazi, le fils de Baquer Namazi, détenu en Iran, demande la libération immédiate de son père afin qu’il puisse subir une intervention chirurgicale d’urgence qui pourrait lui sauver la vie. (Photo, AP)
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Publié le Mardi 05 octobre 2021

Un fils demande à l’Iran de libérer son père pour urgence médicale

  • Baquer Namazi, 84 ans, doit être opéré dans les jours qui viennent pour éliminer une grave obstruction de l’artère principale qui alimente son cerveau en sang
  • «Mon père a déjà perdu tellement de temps précieux. Je supplie l’Iran de le laisser passer le peu de temps qui lui reste auprès de sa famille», a déclaré Babak Namazi

WASHINGTON: Le fils d’un Irano-américain détenu en Iran depuis plus de cinq ans a demandé lundi la libération immédiate de son père afin qu’il puisse subir une intervention chirurgicale d’urgence qui pourrait lui sauver la vie.

Selon le fils Babak et l’avocat de la famille Jared Genser, Baquer Namazi, 84 ans, doit être opéré dans les jours qui viennent pour éliminer une grave obstruction de l’artère principale qui alimente son cerveau en sang.

« Mon père a déjà perdu tellement de temps précieux. Je supplie l’Iran de le laisser passer le peu de temps qui lui reste auprès de sa famille », a déclaré Babak Namazi lundi aux journalistes.

Le père Namazi, ancien représentant de l’Unicef qui possède les deux nationalités iranienne et américaine, a été arrêté en 2016 lorsqu’il s’est rendu à Téhéran pour tenter d’obtenir la libération de son fils Siamak Namazi, un homme d’affaires arrêté en Iran quelques mois plus tôt. Les deux Namazi ont été condamnés à dix ans de prison en Iran pour ce que les États-Unis et les Nations unies considèrent comme de fausses accusations d’espionnage.

EN 2018, Baquer Namazi a été libéré pour des raisons médicales et sa peine a ensuite été commuée en peine d’emprisonnement, mais les autorités iraniennes ne lui ont pas permis de quitter le pays. Siamak Namazi, quant à lui, demeure emprisonné dans la célèbre prison d’Evin en Iran, et Babak Namazi a réitéré lundi sa demande pour la libération de son frère également.

Selon les médecins de Baquer Namazi, il a besoin d’être opéré dans les sept à dix jours qui viennent afin d’éviter un accident vasculaire cérébral potentiellement fatal, a précisé son fils. La famille et les personnes qui la soutiennent ont fait part de leurs demandes à l’Iran, mais ils cherchent également à obtenir une intervention directe de l’administration du président Joe Biden. Lundi, l’équipe juridique a interjeté appel en demandant l’aide du rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la santé.

«Le temps des meilleurs efforts est révolu», a déclaré maître Genser. «Il est temps de passer à l’action.»

Le principal espoir est que le doyen des Namazi soit transféré hors d’Iran pour y être opéré, étant donné que les hôpitaux iraniens sont très occupés à traiter les patients atteints de Covid-19. S’il n’est pas autorisé à sortir dans les prochains jours, Babak Namazi a expliqué que son père devra être opéré en Iran, un scénario loin d’être idéal.

«Si cela peut lui sauver la vie, c'est évidemment une option envisageable», a lancé Babak Namazi.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.