Crise des sous-marins : l'ambassadeur de France en Australie va rentrer à Canberra

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, prend la parole lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU le 23 septembre 2021 à New York (Photo, AFP)
Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, prend la parole lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU le 23 septembre 2021 à New York (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 06 octobre 2021

Crise des sous-marins : l'ambassadeur de France en Australie va rentrer à Canberra

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, prend la parole lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU le 23 septembre 2021 à New York (Photo, AFP)
  • «J'ai désormais demandé à notre ambassadeur de rentrer à Canberra avec deux missions, contribuer à redéfinir les termes de notre relation avec l'Australie à l'avenir (...)», a déclaré Jean-Yves Le Drian
  • «J'ai désormais demandé à notre ambassadeur de rentrer à Canberra avec deux missions, contribuer à redéfinir les termes de notre relation avec l'Australie à l'avenir (...)», a déclaré Jean-Yves Le Drian

PARIS: L'ambassadeur de France en Australie, qui avait été rappelé à Paris après l'annulation d'un mégacontrat de sous-marins français, va rentrer à Canberra, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française. 

"J'ai désormais demandé à notre ambassadeur de rentrer à Canberra", a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d'une audition sur la crise des sous-marins devant les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale. 

Le ministre n'a pas précisé à quelle date Jean-Pierre Thébault retournerait à son poste. Le Quai d'Orsay, contacté par l'AFP, n'a pas immédiatement répondu.       

La France a vivement réagi après l'annonce d'un partenariat stratégique entre les Etats-Unis, l'Australie et le Royaume-uni, avec pour corollaire l'annulation d'un contrat portant sur douze sous-marins avec Canberra. 

Dénonçant une "trahison", une "duplicité" et un "mépris" de la part de ses alliés, Paris a rappelé ses ambassadeurs en Australie et aux Etats-Unis, un geste sans précédent envers ces deux pays, le 17 septembre.  

Philippe Etienne est depuis rentré à Washington, le 29 septembre, à la suite d'une explication entre les présidents américain Joe Biden et français Emmanuel Macron le 23 septembre par téléphone. 

Les deux chefs d'Etat, qui doivent se retrouver fin octobre à l'occasion d'un sommet du G20 à Rome, auront d'ici là un nouvel entretien téléphonique mi-octobre, a indiqué le ministre des Affaires étrangères. 

L'ambassadeur en Australie aura "deux missions, contribuer à redéfinir les termes de notre relation avec l'Australie à l'avenir et cette relation doit tirer toutes les conséquences de la rupture majeure de confiance avec ce gouvernement", a indiqué Jean-Yves Le Drian. 

"Et défendre fermement nos intérêts dans la mise en œuvre concrète de la décision australienne de mettre fin au programme des futurs sous-marins", a-t-il ajouté. 

"Il va sans dire que la remise à plat de nos coopérations bilatérales n'aura pas d'impact sur notre détermination à rester pleinement engagés dans l'Indo-Pacifique", a par ailleurs souligné le ministre. 

Jean-Yves Le Drian a également estimé que l'Australie, en optant pour des sous-marins à propulsion nucléaire américains plutôt que pour la technologie française, faisait un "saut dans l’inconnu". 

"Il y aurait beaucoup à dire à la fois sur l'abandon de souveraineté que représente ce programme et sur le saut dans l'inconnu que constitue pour les Australiens le choix de recourir à une technologie qu'ils ne maîtrisent pas, qu'ils ne maîtriseront pas à l'avenir et qui les mettent donc entièrement à la merci des évolutions de la politique américaine", a-t-il dit. 

Ils ont fait le "choix de la sécurité, justifié par l'aggravation des tensions actuelles avec la Chine, au détriment de la souveraineté", a-t-il martelé. 

"Je souhaite à notre partenaire australien de ne pas découvrir à l'avenir qu'il aura sacrifié les deux", a lancé le chef de la diplomatie française. 


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Short Url
  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".