Netflix veut augmenter son offre de contenus africains

Ben Amadasun, responsable Afrique des contenus originaux et acquisitions de Netflix (Photo, AFP)
Ben Amadasun, responsable Afrique des contenus originaux et acquisitions de Netflix (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 07 octobre 2021

Netflix veut augmenter son offre de contenus africains

Ben Amadasun, responsable Afrique des contenus originaux et acquisitions de Netflix (Photo, AFP)
  • Un de nos grands succès en Afrique du Sud a été la série «Comment gâcher Noël: le mariage»
  • Pour nos abonnés, se voir représenter ainsi que leurs histoires à l'écran dans nos contenus a été très important, notamment au sein de la diaspora africaine

PARIS: Netflix veut augmenter « rapidement » son offre de contenus africains et promouvoir de « nouveaux talents » et la formation de professionnels « très qualifiés », explique le Nigérian Ben Amadasun, responsable Afrique des contenus originaux et acquisitions de la plateforme américaine.  

L'AFP l'a rencontré en marge d'une conférence de l'Unesco à Paris cette semaine pour le lancement d'un rapport sur l'état de l'industrie cinématographique et audiovisuelle dans les 54 pays d'Afrique.  

Quel bilan faites-vous de l'impact de votre plateforme sur l'industrie du continent? Quels contenus ont eu le plus de succès ?  

Nous avons véritablement eu un impact positif sur différentes industries créatives de plusieurs pays d'Afrique comme au Nigeria et en Afrique du Sud. Les créateurs, auteurs, producteurs ont bien répondu à notre arrivée sur le continent en nous permettant de diffuser dans le monde certaines de leurs meilleures créations, des histoires fortes et authentiques.   

Un de nos grands succès en Afrique du Sud a été la série « Comment gâcher Noël: le mariage » (décembre 2020, NDLR). C'est une vraie création africaine bien réalisée, authentique et qui reflète bien la spécificité de la culture sud-africaine, avec beaucoup d'éléments de comédie, de romance, qui a vraiment trouvé une résonance chez les spectateurs. Et la série a été regardée bien au-delà de l'Afrique du Sud.   

La série dramatique originale sud-africaine « Le sang et l'eau » (lancée en mai 2020, se déroulant au sein de Parkhurst College, un prestigieux établissement réservé aux élites et aux étudiants brillants de Cape Town, NDLR) a eu un puissant impact local mais a aussi fait sensation dans plusieurs autres pays.   

Et « Oloture », un très bon film sur la question du trafic de prostituées depuis le Nigeria vers l'Europe, est une histoire très forte mais dont les dialogues sont majoritairement en pidgin nigérian. Ce film a très bien marché au Nigeria mais a aussi trouvé ses spectateurs dans le monde entier.   

Pour nos abonnés, se voir représenter ainsi que leurs histoires à l'écran dans nos contenus a été très important, notamment au sein de la diaspora africaine. Ils ont pu en parler dans leur vie sociale, échanger sur les réseaux, etc...   

Quels sont vos objectifs pour les contenus Afrique ?   

Nous voulons augmenter rapidement notre offre de contenus africains. Nous faisons face à des défis en terme de capacité d'offre (...) et nous constatons qu'il y a des contraintes notamment le nombre limité de producteurs et réalisateurs de très haut niveau sur ce marché. Depuis un an et demi, nous travaillons intensément pour soutenir cette industrie et mettre en place des programmes de formation. Dans le cadre de l'aide pendant la crise de Covid-19, nous avons par exemple abondé de 400 000 dollars un programme de bourses d'études pour des universités en Afrique du Sud qui accueillent des étudiants se destinant aux études de cinéma et d'audiovisuel.  

Les autres défis sont bien sûr l'accessibilité financière et des données. Nous travaillons sur ces deux volets. Nous avons lancé il y a quelques semaines une offre totalement gratuite au Kenya (mais limitée, NDLR), qui est la première du genre.    

Quels sont vos critères pour sélectionner les contenus pour vos abonnés en Afrique ?   

Nous avons des thrillers, des films d'horreur, des comédies romantiques, etc... Nous recherchons en priorité des histoires fortes et qui auront le potentiel d'intéresser le plus nos spectateurs. Il faut que l'histoire soit vraiment authentique sur ce qu'elle donne à voir du pays et de sa culture.   

Nous recherchons aussi des regards originaux parmi les créateurs africains. Nous travaillons avec les talents qui ont déjà l'expérience de ce marché et qui sont capables de très bien raconter des histoires, et nous sommes aussi à la recherche des talents de demain en Afrique. Nous sommes en train de voir comment les former et faire émerger leurs propres histoires, qui pourront aussi être très puissantes. Nous devons nous assurer que la diversité des voix du continent soit représentée dans notre offre.   


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com