L'abolition de la peine de mort s'expose au Panthéon

Foule sur la place du Panthéon à Paris le 21 octobre 2020, à l’occasion de l'hommage national rendu au professeur de français Samuel Paty, qui avait été décapité pour avoir montré des caricatures du prophète Mohamed dans son cours d'instruction civique. (Ludovic Marin/AFP)
Foule sur la place du Panthéon à Paris le 21 octobre 2020, à l’occasion de l'hommage national rendu au professeur de français Samuel Paty, qui avait été décapité pour avoir montré des caricatures du prophète Mohamed dans son cours d'instruction civique. (Ludovic Marin/AFP)
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Publié le Samedi 09 octobre 2021

L'abolition de la peine de mort s'expose au Panthéon

  • «Notre sujet, c'est l'abolition, pas la peine de mort», explique d'emblée Corine Koch, une des commissaires de l'exposition
  • «A chaque fois qu'on a avancé vers l'abolition, on a reculé après des crimes», notamment ceux dont des enfants étaient victimes, explique Emmanuelle François

PARIS : Le combat pour l'abolition de la peine de mort, dont on célèbre samedi le 40e anniversaire en France, fut un chemin semé d'embûches. Jusqu'au 9 janvier, une exposition au Panthéon retrace son histoire inachevée, la peine capitale restant en vigueur dans une cinquantaine de pays.

«Notre sujet, c'est l'abolition, pas la peine de mort», explique d'emblée Corine Koch, une des commissaires de l'exposition, proposée par le ministère de la Justice et baptisée «Un combat capital».

Le parcours est volontairement didactique. «Nous visons un jeune public», insiste l'autre commissaire, Emmanuelle François. Mais chacun, quels que soient son âge ou sa connaissance du sujet, y puisera une mine d'informations.

Le président Emmanuel Macron la visite samedi, en compagnie de l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter qui fit voter l'abolition de la peine de mort en 1981, et de l'actuel ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti.

Photographies, gravures, manuscrits, Unes de presse ou documents d'archives sont visibles, et de nombreux extraits sonores - dont la chanson de Michel Sardou «Je suis pour» en faveur de la peine de mort - proposés en écoute.

Après avoir croisé l'incontournable Victor Hugo - nous sommes au Panthéon -, on apprend qu'en 1906, le parti abolitionniste fut sur le point de l'emporter. Un projet de loi défendu par Aristide Briand et Jean Jaurès aurait pu alors mettre fin à la peine de mort en France. Las, en 1908, un crime épouvantable déclenche un mouvement d'opinion qui enterre le projet de loi.

«A chaque fois qu'on a avancé vers l'abolition, on a reculé après des crimes», notamment ceux dont des enfants étaient victimes, explique Emmanuelle François.

Pour parvenir à l'abolition, il faudra la volonté politique de François Mitterrand. L'exposition montre un extrait d'un débat télévisé, avant le second tour de l'élection présidentielle de 1981, où le candidat socialiste affirme son opposition à la peine de mort alors qu'une majorité de Français y est favorable.

Il faudra surtout la conviction inébranlable de Robert Badinter dont la voix sert de fil rouge à l'exposition.

- «Horreur» judiciaire -

La conviction de Robert Badinter, avocat aujourd'hui âgé de 93 ans, est née d'une «horreur» judiciaire. «J'ai mené jusqu'à la guillotine un homme qui n'avait jamais tué. Quand je suis sorti de là, je me suis juré que je n'accepterais jamais plus une justice qui tue».

L'homme dont parle Robert Badinter est Roger Bontems. En 1971, Bontems et un de ses co-détenus, Claude Buffet, prennent en otages une infirmière et un surveillant dans la prison de Clairvaux. Les deux otages sont tués.

Au procès, en 1972, Robert Badinter parvient à démontrer dans sa plaidoirie que son client, Bontems, n'a pas donné la mort. La cour d'assises le reconnaît. Mais elle condamne quand même Bontems à la peine capitale. Le président Georges Pompidou refusera d'accorder sa grâce au condamné.

Des pièces inédites et exceptionnelles sur cette affaire sont exposées. On lit le procès-verbal du jury qui répond «non» à la question de savoir si Bontems a volontairement donné la mort à l'infirmière prise en otage.

On voit la valise qui appartenait à Bontems avec quelques pauvres effets personnels dont son livret militaire et une lettre à ses parents: «Je vous rassure tout de suite, je n'ai frappé personne et je n'ai pas de sang sur les mains».

L'exposition revient aussi sur les affaires Patrick Henry et Christian Ranucci à la fin des années 70. Le premier sauva sa tête, le second (qui avait toujours clamé son innocence) fut exécuté.

Le dernier condamné exécuté en France fut Hamida Djandoubi en septembre 1977. La lettre manuscrite de la doyenne des juges d'instruction convoquée pour cette exécution fait froid dans le dos: «En une seconde, une vie a été tranchée. L'homme qui parlait moins d'une minute plus tôt n'est plus qu'un pyjama bleu dans un panier. Un gardien prend un tuyau d'arrosage. Il faut vite effacer les traces du crime...».

L'exposition s'achève avec le célèbre discours de Robert Badinter devant l'Assemblée nationale. La voix continue de nous happer.

«Ce sont des extraits seulement», dit, avec une pointe de regrets, Emmanuelle François.

Sous une vitrine, le texte manuscrit et raturé du discours. A côté, une des lettres d'injures reçues par milliers par le garde des Sceaux après son «combat capital»


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.