Plus d'une centaine de victimes dans un naufrage sur le Congo

Des réfugiés centrafricains embarquent sur des pirogues pour atteindre Bangassou, leur ville natale, de l'autre côté du fleuve, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, le 21 janvier 2021. (Alexis Huguet / AFP)
Des réfugiés centrafricains embarquent sur des pirogues pour atteindre Bangassou, leur ville natale, de l'autre côté du fleuve, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, le 21 janvier 2021. (Alexis Huguet / AFP)
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Publié le Samedi 09 octobre 2021

Plus d'une centaine de victimes dans un naufrage sur le Congo

  • La catastrophe a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, vers 23H30, dans la Mongala, province forestière du nord-ouest de la République démocratique du Congo
  • Les corps de 38 hommes, 13 femmes et 10 enfants, soit 61 personnes, ont été repêchés

KINSHASA, RD Congo : Le naufrage d'une embarcation de fortune sur le fleuve Congo a fait en début de semaine plus d'une centaine de morts ou disparus en RDC, lourd bilan d'un énième accident de ce type sur les lacs et cours d'eau de l'immense pays d'Afrique centrale.

La catastrophe a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, vers 23H30, dans la Mongala, province forestière du nord-ouest de la République démocratique du Congo, a précisé à l'AFP Nestor Magbado, porte-parole adjoint du gouverneur provincial, interrogé par téléphone depuis Kinshasa.

Il s'est produit à hauteur du village d'Engengele, à 24 km de la capitale provinciale Bumba.

Les corps de 38 hommes, 13 femmes et 10 enfants, soit 61 personnes, ont été repêchés, a-t-il indiqué samedi matin, en estimant à une soixantaine le nombre de disparus. Il y a 39 survivants, a-t-il ajouté.

En l'absence de manifeste des passagers, le nombre de disparus est une estimation basée sur le nombre approximatif de personnes que l'embarcation concernée pouvait contenir.

Il ne s'agissait pas d'un bateau en tant que tel, mais de neuf pirogues motorisées reliées les unes aux autres, qui étaient parties d'un village en amont et se dirigeaient vers Mumba, a précisé M. Magbado.

- Surcharge et mauvais temps -

Selon lui, "la surcharge aggravée par le mauvais temps, avec de fortes rafales de vent" ce soir-là, pourrait expliquer le naufrage.

Il y avait à bord "des élèves qui rentraient à Bumba pour suivre leurs enseignements, des commerçants, des mamans marchandes, toutes sortes de gens", a détaillé le porte-parole.

Les propriétaires des embarcations sont en fuite "et les services compétents sont mobilisés pour les retrouver", a-t-il ajouté.

L'information sur l'ampleur de l'accident n'a été relayée que plusieurs jours après par les médias congolais et confirmée samedi matin à l'AFP par les autorités provinciales.

Selon M. Magbado, la province a informé Kinshasa du naufrage juste après l'événement, "mais nous avions émis des réserves sur le bilan, le temps de réunir tous les éléments", a-t-il expliqué.

Les naufrages se produisent régulièrement en RDC, souvent avec de lourds bilans humains et matériels. Les embarcations sont souvent surchargées et les passagers dépourvus de gilets de sauvetage.

Le pays, d'une superficie de 2,3 millions de km2, compte très peu de routes praticables et les déplacements se font souvent sur le fleuve Congo et ses affluents ainsi que sur les lacs de l'est, Kivu et Tanganyika notamment.

Samedi, les recherches se poursuivent sur le Congo pour récupérer d'autres corps, menées notamment par le service provincial des actions humanitaires et la Croix-Rouge, "on se bat avec les moyens du bord", a précisé M. Magbado.

L'espoir de retrouver d'autres rescapés "s'amenuise de jour en jour", a-t-il regretté.

Un deuil provincial de trois jours sera observé à partir de lundi.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.