La Chine fait partie du problème et non pas de la solution

«Si le modèle réussissait par miracle, cela renforcerait la notion dangereuse selon laquelle les régimes à parti unique peuvent fournir à leur peuple richesse et prospérité» (Photo, Reuters)
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Publié le Lundi 11 octobre 2021

La Chine fait partie du problème et non pas de la solution

  • «Des versions électroniques des +sessions de lutte+ de la Révolution culturelle ont déjà fait leur apparition»
  • «Un retour de la Révolution culturelle, adaptée à la nouvelle ère, est certainement possible»

L'universitaire et écrivain américain Perry Link, expert en affaires chinoises, a écrit un article intitulé « La culture de la peur du PCC » pour le dernier volume de la « New York Review of Books ».

Il dit que les affirmations de Xi Jinping : ressemblent à celles de Mao de la fin des années 1960 : l'Est s'élève sur l'Ouest ; La Chine est un nouveau modèle pour le monde ; le Grand Chef a raison par définition ; Les Chinois de partout peuvent s'identifier à la Chine nouvelle et se sentir fiers.

Pendant les années « cicatrices » qui ont suivi la Révolution culturelle, les intellectuels et les responsables chinois étaient pratiquement unanimes pour dire que rien de tel ne pourrait se reproduire. A l'époque, je les croyais. Maintenant, j'ai bien peur que non.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Les prix élevés du gaz sont un problème, mais l'immoralité n'est pas en question

A driver hooks hoses up to fill his tanker with gas and diesel to deliver to stations at Marathon Refinery on May 24, 2022 in Salt Lake City, Utah (Photo, AFP).
A driver hooks hoses up to fill his tanker with gas and diesel to deliver to stations at Marathon Refinery on May 24, 2022 in Salt Lake City, Utah (Photo, AFP).
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  • Les raffineurs n'aiment pas qu'on attire l'attention sur leurs grosses marges bénéficiaires
  • Une chose que personne ne peut nier, c'est que les prix du carburant ont grimpé en flèche

Les prix de l'essence et du carburant diesel sont incroyablement élevés et les raffineurs de pétrole réalisent des profits prodigieux. Mais les raffineurs, qui transforment le pétrole brut en produits consommables, ne pratiquent pas de prix abusifs, c'est-à-dire qu'ils ne facturent pas délibérément un prix injustement élevé.

Souligner cette combinaison de faits n'est pratique pour aucune des parties dans le débat sur ce qu'il faut faire face aux prix élevés du carburant. Les raffineurs n'aiment pas qu'on attire l'attention sur leurs grosses marges bénéficiaires. Et les partisans de la législation anti-gouging – comme la Consumer Fuel Price Gouging Prevention Act, qui a été adoptée par la Chambre jeudi – n'aiment pas entendre que leur solution est basée sur une fausse prémisse.

Une chose que personne ne peut nier, c'est que les prix du carburant ont grimpé en flèche. Pour l'essence ordinaire, le prix de détail national moyen est de 4,49 $ le gallon, en hausse de 1,46 $ par rapport à l'année précédente, a rapporté l'Energy Information Administration le 18 mai. Pour le diesel routier, l'augmentation a été encore plus extrême, à 5,61 $ le gallon, en hausse de 2,36 $. d'un an plus tôt.
Il est également indéniable que les marges bénéficiaires des raffineurs se sont élargies. Le tableau suivant explique pourquoi. Il montre ce qu'on appelle un «crack spread», qui est la différence entre le prix du pétrole brut et le prix des produits fabriqués à partir de celui-ci. Ce graphique montre l'écart, mesuré au port de New York, entre le coût de deux barils de brut (l'intrant) et un baril d'essence plus un baril de diesel (les extrants). La propagation a à peu près quintuplé cette année. Il ne reflète pas les coûts fixes de fonctionnement d'une raffinerie, mais lorsqu'il s'élargit, vous pouvez être sûr que les raffineurs s'en sortent très bien.

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L’auteure compositrice et interprète Jihane Bougrine lance «Rahat El Bal»

Elle est confrontée à l’image, au syndrome de l’imposteur, aux méandres de la créativité et de la scène (Photo, Le Matin).
Elle est confrontée à l’image, au syndrome de l’imposteur, aux méandres de la créativité et de la scène (Photo, Le Matin).
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  • C'est quelque chose que ma famille et moi avons eu du mal à accepter au départ
  • Le clip raconte l’histoire d’une chanteuse bipolaire

«Rahat El Bal» (la tranquillité d'esprit) est le second extrait de l’album «Lyam» de Jihane Bougrine. Après «Serek F’Bir» qui parlait du poids des secrets, l’auteure-compositrice et interprète engagée, première artiste marocaine à signer avec Universal Music Mena, parle de bipolarité et de troubles de la personnalité dans une chanson aux paroles métaphoriques et au clip fort en symbolique signé Julien Fouré. «La nuit est longue, le jour trop court», voilà comment commence «Rahat El Bal», la nouvelle chanson de Jihane Bougrine. Composée et écrite par la chanteuse, dans une clinique psychiatrique de Casablanca, pendant le séjour d’un membre de sa famille. L’auteure-compositrice et interprète tenait à décrire ce qu’elle voyait, ce qu’elle a vécu pendant des années aux côtés d’un proche. La chanson parle de cette souffrance incomprise que vivent des Marocains sans qu’on sache mettre un mot sur la maladie. «Cela fait 20 ans que je vis au plus près de la maladie, que j’observe un proche en souffrir, que je vois sa vie gâchée par les aléas de ce trouble.

Quelque chose que ma famille et moi avons eu du mal à accepter au départ. J’ai essayé de parler de ce mal qui ronge, incompris, en parlant de cet état de souffrance qui s’immisce dans la vie, dans le quotidien, sans prévenir. Quitte à vouloir acheter la tranquillité de l’esprit au prix fort. Un repos de l’esprit qui n’a pas de prix», confie Jihane Bougrine. Le clip raconte l’histoire d’une chanteuse bipolaire. Elle est confrontée à l’image, au syndrome de l’imposteur, aux méandres de la créativité et de la scène, aux aléas de la célébrité et à la critique. Comment, en plus de la maladie, exister en tant qu’artiste ? Les troubles mentaux et de la personnalité, un thème aussi sensible que cher à Jihane Bougrine, mais aussi à Julien Fouré, le réalisateur du clip qui signe sa troisième collaboration avec la chanteuse après «Madabya» et «Serek F’Bir» et qui a longtemps voulu traiter le sujet. 

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Algérie, ta biodiversité fiche le camp !

De jeunes scouts algériens participent à une campagne nationale de plantation d'arbres, dans la région de Tipaza, à 70 km à l'ouest de la capitale, le 21 novembre 2020 (Photo, AFP).
De jeunes scouts algériens participent à une campagne nationale de plantation d'arbres, dans la région de Tipaza, à 70 km à l'ouest de la capitale, le 21 novembre 2020 (Photo, AFP).
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  • On parle d’une sixième extinction de la vie sur Terre
  • La BD n’est pas répartie sur Terre d’une manière semblable et homogène

Le 22 mai, lundi, le monde a célébré la Journée mondiale de la Biodiversité (BD) dans un contexte anxiogène pour la planète.

On parle d’une sixième extinction de la vie sur Terre. Le rapport en 2019 de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la BD et les services écosystémiques (Ipbes) l’équivalent du Giec pour les végétaux et les animaux, a démontré la responsabilité des activités humaines dans la perte de 75% de la BD des écosystèmes terrestres. 

Une disparition doublement accélérée par la crise climatique. Il n’est pas trop tard pour agir et les solutions existent : des gestes citoyens, un comportement parcimonieux en ressources naturelles, l’implication des entreprises dans un monde qui vient d’entrer dans la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes. L’un des objectifs est d’atteindre la protection de 17% des zones terrestres et 10% des zones marines par le biais des aires protégées.
 

La BD n’est pas répartie sur Terre d’une manière semblable et homogène. Des régions de la planète sont plus riches en BD, comme les forêts tropicales, d’autres vulnérables. Lorsque à la fois elles sont immensément riches et menacées, on les nomme des points chauds de la BD et il n’y en a que 34 d’identifiés. Avec plus de 2 millions de km², le bassin méditerranéen est l’un d’eux, le deuxième plus grand dans le monde par sa richesse spécifique et son taux d’endémisme élevé. L’Algérie, l’un des 10 plus beaux pays au monde, y figure en bonne place. Jusqu’à quand ? 

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