Liban: mandat d’arrêt contre l’ex-ministre des Finances Ali Hassan Khalil

Cette photo, prise le 26 octobre 2020 au port de Beyrouth, montre l’ampleur de la destruction, à la suite de l’explosion chimique massive du 4 août qui a provoqué d’énormes dégâts dans la capitale libanaise. (AFP)
Cette photo, prise le 26 octobre 2020 au port de Beyrouth, montre l’ampleur de la destruction, à la suite de l’explosion chimique massive du 4 août qui a provoqué d’énormes dégâts dans la capitale libanaise. (AFP)
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Publié le Mardi 12 octobre 2021

Liban: mandat d’arrêt contre l’ex-ministre des Finances Ali Hassan Khalil

  • Ali Hassan Khalil ne s’est pas présenté à une audience, ce qui a incité le juge chargé d’enquêter sur l’explosion de Beyrouth à émettre un mandat d’arrêt contre lui
  • M. Khalil, haut responsable du mouvement chiite Amal et allié du Hezbollah – un groupe armé soutenu par l’Iran –, n’a pu être immédiatement joint pour commenter les événements

BEYROUTH: Mardi, le juge chargé de l’enquête sur la double explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020 a émis un mandat d’arrêt contre l’ancien ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, après que ce dernier ne s’est pas présenté à une audience, déclarent une source judiciaire et des médias locaux.

M. Khalil, haut responsable du mouvement chiite Amal et allié du Hezbollah – groupe armé soutenu par l’Iran –, n’a pu être immédiatement joint pour commenter les événements.

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L’ex-ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil (Photo, AFP).

La décision du juge Tareq Bitar à l'encontre de M. Khalil est intervenue au lendemain d'une violente attaque du chef du Hezbollah pro-iranien, allié d'Amal, contre le magistrat, déjà pris à partie par la classe politique libanaise.

Le juge avait repris cette semaine son enquête sur l'explosion dévastatrice le 4 août 2020 après le rejet par une cour d'appel des plaintes de députés, notamment M. Khalil, visant à le dessaisir.

Le magistrat tente de profiter d'une période pendant laquelle les députés ne disposent pas de l'immunité parlementaire, avant l'ouverture de la session d'automne de l'hémicycle le 19 octobre.

Les responsables politiques de tous bords refusent d'être interrogés par le juge, même si les autorités ont imputé le drame au stockage sans mesures de précaution d'énormes quantités de nitrate d'ammonium. L'explosion a fait plus de 200 morts, plus de 6 500 blessés, et dévasté des quartiers entiers de la capitale.

Le 27 septembre, le juge Bitar avait été contraint de suspendre l'enquête après une plainte du député et ancien ministre sunnite de l'Intérieur Nohad al-Machnouk, soupçonné de "négligence et manquements". 

M. Khalil et un autre ex-ministre et député du mouvement Amal, Ghazi Zaayter, également soupçonné dans l'enquête, avaient également déposé une plainte contre le juge. MM. Zaayter et Machnouk sont appelés à comparaître mercredi devant le juge.

Pointées du doigt pour négligence criminelle, les autorités libanaises ont rejeté toute enquête internationale, avant de dessaisir en février le premier enquêteur à la suite de l'inculpation de hauts responsables.

Depuis qu'il a hérité de l'affaire, M. Bitar a convoqué l'ex-Premier ministre, Hassan Diab, et quatre ex-ministres en vue de leur inculpation. 

Le 16 septembre, il a délivré un mandat d'arrêt resté sans exécution contre l'ex-ministre des Transports, Youssef Fenianos, membre d'un parti chrétien proche du Hezbollah.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.