Algérie: le frère de Bouteflika condamné à deux ans de prison

Said Bouteflika fut l'influent conseiller de son frère Abdelaziz, décédé le 17 septembre. (Photo, AFP)
Said Bouteflika fut l'influent conseiller de son frère Abdelaziz, décédé le 17 septembre. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 13 octobre 2021

Algérie: le frère de Bouteflika condamné à deux ans de prison

  • Saïd Bouteflika, 63 ans, avait été arrêté en mai 2019 en compagnie de trois co-accusés et condamné en septembre de la même année à 15 ans d'emprisonnement lors d'un procès éclair
  • Le 2 janvier 2021, une cour d'appel militaire avait acquitté Said Bouteflika, mais étant sous le coup d'un mandat de dépôt pour «trafic d'influence», il avait été transféré d'une prison militaire à une prison civile

DAR EL BEIDAH : Said Bouteflika, frère cadet du défunt ex-président Abdelaziz Bouteflika, a été condamné mardi soir à deux ans de prison ferme par un tribunal algérois pour "entrave au bon déroulement de à la justice", a indiqué l'agence officielle APS.

Le parquet avec requis sept ans ferme contre M. Bouteflika qui a comparu devant le tribunal criminel de Dar El Beida, à l'est d'Alger où il était poursuivi avec d'autres anciens responsables pour "incitation à falsification de documents officiels", "abus de fonction", "entrave à la justice", "incitation à la partialité de la justice" et "outrage à magistrat".

Le principal accusé dans ce procès est l'ancien ministre de la justice Tayeb Louh. Il a écopé de six ans de prison tandis que l'ancien patron des patrons, l'homme d'affaires Ali Haddad, a été condamné à deux ans ferme, a précisé l'agence.

L'ancien inspecteur général du ministère de la justice, Tayeb Belhachemi, a également été condamné à deux ans d'emprisonnement. Le tribunal a prononcé l’acquittement de six autres accusés.

Saïd Bouteflika, 63 ans, avait été arrêté en mai 2019 en compagnie de trois co-accusés et condamné en septembre de la même année à 15 ans d'emprisonnement lors d'un procès éclair devant un tribunal militaire pour "complot contre l'armée", qui demandait alors publiquement le départ du président Bouteflika pour sortir de la crise née du Hirak, le mouvement de contestation antirégime. 

Le 2 janvier 2021, une cour d'appel militaire avait acquitté Said Bouteflika, mais étant sous le coup d'un mandat de dépôt pour "trafic d'influence", il avait été transféré d'une prison militaire à une prison civile.

Said Bouteflika fut l'influent conseiller de son frère Abdelaziz, décédé le 17 septembre. Cité dans d'autres affaires en cours d'instruction, comme le financement de la campage du 5e mandat avorté, il devrait rester en prison même en ayant déjà purgé la peine des deux ans qui lui a été infligée mardi. 

Depuis la démission forcée d'Abdelaziz Bouteflika début avril 2019, sous la pression des manifestations du Hirak et de l'armée, la justice algérienne a placé en détention préventive ou condamné plusieurs responsables politiques ainsi que de puissants hommes d'affaires proches de lui, notamment pour des faits de corruption


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.