Facebook supprime les réseaux de propagande au Soudan et en Iran

Facebook a partagé des détails sur les comptes dans son rapport de septembre 2021 sur les comportements inauthentiques coordonnés. (Photo, Reuters/Archives)
Facebook a partagé des détails sur les comptes dans son rapport de septembre 2021 sur les comportements inauthentiques coordonnés. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Mercredi 13 octobre 2021

Facebook supprime les réseaux de propagande au Soudan et en Iran

  • Un nouveau rapport montre que Facebook a supprimé 666 comptes au Soudan et 93 comptes en Iran
  • Les faux comptes ont utilisé principalement les publications sur Instagram en tant que médias locaux

DUBAÏ: Facebook a supprimé deux réseaux liés à des organisations militaires au Soudan et en Iran pour avoir enfreint ses politiques.

La société a partagé des détails sur les comptes dans son rapport de septembre 2021 sur les comportements inauthentiques coordonnés.

Le rapport fait suite au témoignage de la lanceuse d’alerte de Facebook Frances Haugen devant la commission du Sénat américain. 

Selon Haugen, bien que seulement 9% des utilisateurs de Facebook soient anglophones, 87% des dépenses liées à la désinformation sont dédiées aux anglophones. Ceci est particulièrement problématique compte tenu de la forte utilisation de Facebook dans les pays non-anglophones tels que l'Inde, le Soudan, l'Iran et l'Éthiopie, entre autres.

Le nouveau rapport révèle qu'au Soudan, Facebook a supprimé 116 pages, 666 comptes Facebook, 69 groupes et 92 comptes Instagram, visant le public national du pays. «Nous avons découvert cette activité dans le cadre de notre enquête interne sur des soupçons de comportement inauthentique coordonné dans la région et l'avons liée aux Forces de soutien rapide soudanaises, un groupe paramilitaire géré par le gouvernement soudanais», a indiqué le rapport.

Ces pages, comptes et groupes ont violé la politique de Facebook contre l'ingérence étrangère ou gouvernementale. Selon l'enquête de l'entreprise, le réseau est originaire du Soudan et utilisait de faux comptes pour gérer des groupes et des pages, publiant, commentant et réagissant souvent à leur propre contenu pour le faire paraître plus populaire qu'il ne l'était.

Ces faux comptes et ces pages ont été créés pour ressembler à des entités de presse indépendantes, des pigistes, des journalistes et des étudiants au Soudan, alors que certains ont même utilisé des photos de célébrités comme photos de profil. En plus du contenu organique, les comptes ont également dépensé environ 200 dollars américains (1 dollar américain = 0,87 euro) en publicités sur Facebook et Instagram.

En Iran, la société a supprimé 93 comptes Facebook, 14 pages, 15 groupes et 194 comptes Instagram visant principalement le public national de ce pays, en particulier dans la province du Lorestan. «Nous avons découvert cette activité dans le cadre de notre enquête interne sur des soupçons de comportement inauthentique coordonné dans la région et l'avons liée à des individus associés au Corps des gardiens de la révolution islamique», a expliqué le rapport.

Les faux comptes ont principalement utilisé Instagram pour se faire passer pour des médias locaux. Certains comptes se faisaient aussi passer pour des Kurdes, y compris de jeunes femmes kurdes, et d'autres prétendaient être des partisans d'un groupe d'opposition militant en exil, l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien «Mojahedin-e Khalq» dans une tentative apparente de créer un public parmi ces différentes communautés, selon le rapport.

Le réseau a de plus acheté de faux abonnés pour ses comptes afin de les faire paraître plus populaires qu'ils ne l'étaient. Les faux comptes publiaient surtout en farsi des nouvelles locales et des événements actuels dans le Lorestan, notamment pour encourager la participation aux élections iraniennes de 2020 et critiquer le MEK, le mouvement nationaliste kurde, les États-Unis et l'Arabie saoudite. Ils ont ainsi reposté du contenu en relation avec les médias d'État iraniens et des responsables gouvernementaux.

«Nous surveillons les efforts déployés pour restituer une présence sur Facebook par les réseaux que nous avons supprimés auparavant. En utilisant à la fois la détection automatisée et manuelle, nous supprimons en permanence les comptes et les pages liés aux réseaux que nous avons supprimés dans le passé», a soutenu Facebook dans son rapport.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.