Joe Biden sera reçu par le pape le 29 octobre

Sur cette photo d'archive prise le 24 septembre 2015, le pape François salue le vice-président américain Joe Biden, sur un balcon après avoir pris la parole au Capitole américain à Washington, DC (Photo, AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 24 septembre 2015, le pape François salue le vice-président américain Joe Biden, sur un balcon après avoir pris la parole au Capitole américain à Washington, DC (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

Joe Biden sera reçu par le pape le 29 octobre

Sur cette photo d'archive prise le 24 septembre 2015, le pape François salue le vice-président américain Joe Biden, sur un balcon après avoir pris la parole au Capitole américain à Washington, DC (Photo, AFP)
  • Le président américain Joe Biden, catholique pratiquant mais aussi partisan du droit à l'avortement, et son épouse Jill Biden seront reçus au Vatican par le pape François le 29 octobre
  • «Ils discuteront de la manière de travailler ensemble, dans le respect de la dignité humaine, pour mettre fin à la pandémie de Covid-19, faire face à la crise climatique, et prendre soin des moins fortunés», selon un communiqué

WASHINGTON: Le président américain Joe Biden, catholique pratiquant mais aussi partisan du droit à l'avortement, et son épouse Jill Biden seront reçus au Vatican par le pape François le 29 octobre, a fait savoir jeudi la Maison Blanche.  

« Ils discuteront de la manière de travailler ensemble, dans le respect de la dignité humaine, pour mettre fin à la pandémie de Covid-19, faire face à la crise climatique, et prendre soin des moins fortunés », selon un communiqué.  

Joe Biden est un fervent catholique, qui évoque souvent sa foi en public et qui rate rarement la messe, en particulier lorsqu'il se trouve dans son fief de Wilmington (Delaware, est).  

Il est également un ferme partisan du droit à l'avortement, ce qui suscite des remous dans le clergé catholique américain.  

La conférence des évêques catholiques américains (USCCB) avait voté cet été à une large majorité la proposition de rédaction d'un texte sur « la signification de l'eucharistie dans la vie de l'Eglise », qui pourrait avoir pour conséquence de la refuser aux politiques soutenant l'avortement.  

L'eucharistie, ou communion, est un rite essentiel de la foi catholique, au cours duquel le fidèle reçoit l'hostie, symbole du sacrifice de Jésus-Christ.  

« C'est privé et je ne pense pas que cela arrivera », avait répondu Joe Biden, interrogé sur ce texte et sa portée.  

Le pape, appelé a réagir sur ce projet des archevêques américains, avait lui estimé en termes généraux que l'Eglise n'avait pas vocation à prendre position politiquement: « Que doit faire le pasteur ? Etre un pasteur, ne pas condamner », avait estimé le souverain pontife.  

« Si vous sortez de la pastorale de l'Eglise, vous devenez un politicien », avait-il désapprouvé, tout en exprimant son horreur de l'avortement, qu'il compare à « un meurtre ». 


Colin Powell, secrétaire d'Etat sous George W. Bush, est décédé de la Covid-19

Sur cette photo d'archive prise le 8 septembre 2003, l'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell écoute une question d'un journaliste devant les portes du département d'État à Washington, DC. (Photo, AFP/Archives)
Sur cette photo d'archive prise le 8 septembre 2003, l'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell écoute une question d'un journaliste devant les portes du département d'État à Washington, DC. (Photo, AFP/Archives)
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  • « Nous avons perdu un mari, un père, et grand-père remarquable et aimant, et un grand Américain », ont-ils déclaré dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, précisant qu'il était « entièrement vacciné »
  • Colin Powell est décédé à l'hôpital Walter Reed, situé dans la banlieue de Washington, où sont souvent soignés les présidents américains

WASHINGTON : L'ancien secrétaire d'Etat sous George W. Bush, Colin Powell, est décédé à l'âge de 84 ans de "complications liées au Covid-19", a annoncé sa famille lundi.

« Nous avons perdu un mari, un père, et grand-père remarquable et aimant, et un grand Américain », ont-ils déclaré dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, précisant qu'il était « entièrement vacciné »

Colin Powell est décédé à l'hôpital Walter Reed, situé dans la banlieue de Washington, où sont souvent soignés les présidents américains.

M. Powell a été le premier Afro-Américain à avoir occupé le poste de chef d’état-major des armées, avant de devenir chef de la diplomatie américaine sous la présidence républicaine de George W. Bush.

Avocat de la guerre en Irak, M. Powell avait fait le 5 février 2003, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, une longue allocution sur les armes de destruction massives (ADM) prétendument détenues par l'Irak, des arguments qui ont servi à justifier l'invasion du pays. 

Il a admis par la suite que cette prestation était une "tache" sur sa réputation: "C'est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des Etats-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan."

Né le 5 avril 1937 à Harlem, Colin Powell a grandi à New York, où il a étudié la géologie.

Il avait commencé sa carrière militaire en 1958. D'abord posté en Allemagne, il avait ensuite été envoyé au Vietnam comme conseiller militaire de John F. Kennedy.


La Russie coupe les ponts avec l'Otan sur fond d'affaire d'espionnage

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov a annoncé la nouvelle (Photo, AFP/RUSSIAN FOREIGN MINISTRY ).
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov a annoncé la nouvelle (Photo, AFP/RUSSIAN FOREIGN MINISTRY ).
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  • La Russie a annoncé lundi suspendre sa mission de représentation auprès de l'Otan et celle de l'Otan à Moscou
  • Ceci après le retrait des accréditations auprès de l'Alliance de huit représentants russes, accusés d'espionnage

MOSCOU: La Russie a annoncé lundi suspendre sa mission de représentation auprès de l'Otan et celle de l'Otan à Moscou après le retrait début octobre par l'Alliance des accréditations de huit émissaires russes, accusés d'espionnage.

Cette décision est une nouvelle illustration des fortes tensions qui opposent depuis plusieurs années la Russie et les Occidentaux entre sanctions, expulsions croisées de diplomates, accusations d'ingérence électorale, d'espionnage et cyberattaques attribuées à Moscou.

La Russie reproche pour sa part à l'Alliance atlantique son ambition de s'étendre à ses frontières en intégrant en son sein l'Ukraine et la Géorgie, des ex-républiques soviétiques qu'elle considère comme faisant encore partie de sa sphère d'influence.

"A la suite de certaines mesures prises par l'Otan, les conditions de base pour un travail en commun ne sont plus là", a indiqué lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, précisant qu'a priori ces décisions prendraient effet le 1er novembre.

Dans le détail, la Russie va suspendre indéfiniment sa mission à Bruxelles auprès de l'alliance militaire occidentale, ainsi que la mission de l'Otan accueillie par l'ambassade de Belgique à Moscou. Cette dernière a pour rôle d'assurer la liaison entre l'Alliance à Bruxelles et le ministère russe de la Défense.

M. Lavrov a également annoncé "mettre fin à l'activité du bureau d'information de l'Otan". Ce dernier est défini par l'Alliance comme ayant pour mission d'"améliorer la connaissance et la compréhension mutuelles".

Depuis 2014 et l'annexion de la Crimée par la Russie, "l'Otan a déjà fortement réduit les contacts avec notre mission. Du côté militaire, il n'y a eu aucun contact depuis lors", a justifié le chef de la diplomatie russe.

«Activités malveillantes»

Il a assuré que l'Otan n'était "pas intéressée par un dialogue et un travail d'égal à égal". "Nous ne voyons pas la nécessité de prétendre qu'un quelconque changement est possible dans un avenir prévisible", a-t-il dit.

En cas "d'urgence", l'Alliance pourra à l'avenir contacter l'ambassadeur russe en Belgique, a encore affirmé M. Lavrov.

Ces annonces interviennent après d'énièmes accusations d'espionnage.

Début octobre, l'Otan avait annoncé retirer leur accréditation à huit membres de la mission russe à Bruxelles accusés d'être des "agents de renseignement russes non déclarés".

Et le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, avait dans la foulée accusé Moscou d'"activités malveillantes" croissantes en Europe.

La Russie avait pris acte en estimant que l'alliance politico-militaire fondée en 1949 par les adversaires de l'Union soviétique avait démontré son refus de normaliser les relations.

L'Otan avait déjà décidé en mars 2018 de retirer leurs accréditations à sept membres de la mission russe et de les faire expulser de Belgique à la suite de l'empoisonnement au Royaume-Uni de Sergueï Skripal, un ancien agent double russe, et de sa fille Ioulia.

Le nombre des accréditations de la mission de la Russie à Bruxelles avait alors été réduit de 30 à 20. Le 7 octobre 2021, ce nombre avait encore été abaissé et ramené à 10.

Malgré les fortes tensions, le haut commandement militaire russe a rencontré à plusieurs reprises depuis 2014 dans des pays tiers des chefs militaires de l'Otan ou du Pentagone.

En février 2020, le chef d'état-major russe Valéri Guerassimov s'était ainsi entretenu en Azerbaïdjan avec le commandant suprême de l'Otan en Europe, le général américain Tod Wolters.

En septembre 2021, M. Guerassimov avait rencontré son homologue américain Mark Milley à Helsinki en Finlande, après un précédent entretien en décembre 2019.


Réfugiés afghans: Les leçons tirées par l’immigration syrienne dans les pays scandinaves

Des Syriens déplacés arrivent au camp de Deir al-Ballout, situé dans la campagne d'Afrine, à la frontière avec la Turquie, le 19 février 2020. (Photo d'archive AFP)
Des Syriens déplacés arrivent au camp de Deir al-Ballout, situé dans la campagne d'Afrine, à la frontière avec la Turquie, le 19 février 2020. (Photo d'archive AFP)
Des enfants de familles déplacées qui vivent dans une école abandonnée et sinistrée jouent dans la cour à Binnish, dans la province d'Idleb, en Syrie, le 2 mars 2021. (Photo d'archives AFP)
Des enfants de familles déplacées qui vivent dans une école abandonnée et sinistrée jouent dans la cour à Binnish, dans la province d'Idleb, en Syrie, le 2 mars 2021. (Photo d'archives AFP)
Un Syrien porte dans ses bras une petite fille blessée par des frappes aériennes menées par le gouvernement syrien sur l'enclave de Douma, contrôlée par les rebelles de la Ghouta orientale, le 20 mars 2018. (Dossier AFP).
Un Syrien porte dans ses bras une petite fille blessée par des frappes aériennes menées par le gouvernement syrien sur l'enclave de Douma, contrôlée par les rebelles de la Ghouta orientale, le 20 mars 2018. (Dossier AFP).
On voit sur cette photo des enfants syriens déplacés dans l'une des allées d'un camp de déplacés surpeuplé à proximité du village de Kah, non loin de la frontière turque, dans la province d'Idleb, le 28 octobre 2020. (AFP)
On voit sur cette photo des enfants syriens déplacés dans l'une des allées d'un camp de déplacés surpeuplé à proximité du village de Kah, non loin de la frontière turque, dans la province d'Idleb, le 28 octobre 2020. (AFP)
Sur cette photo prise le 4 mai 2020, pendant le ramadan, mois sacré chez les musulmans, on voit une famille syrienne déplacée rompre le jeûne au milieu des décombres de sa maison démolie à Ariha, en Syrie. (AFP)
Sur cette photo prise le 4 mai 2020, pendant le ramadan, mois sacré chez les musulmans, on voit une famille syrienne déplacée rompre le jeûne au milieu des décombres de sa maison démolie à Ariha, en Syrie. (AFP)
Sur cette photo d'archives prise le 14 juin 2015, on aide un enfant syrien qui fuit la guerre à franchir les grillages frontaliers pour qu’il rejoigne le territoire turc près du poste frontière d'Akçakale, dans la province de Sanliurfa. (AFP)
Sur cette photo d'archives prise le 14 juin 2015, on aide un enfant syrien qui fuit la guerre à franchir les grillages frontaliers pour qu’il rejoigne le territoire turc près du poste frontière d'Akçakale, dans la province de Sanliurfa. (AFP)
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  • Les pays scandinaves ont accueilli les réfugiés syriens à bras ouverts en 2015, mais leur attitude s'est durcie depuis lors
  • Les flux de personnes fuyant l'Afghanistan mettent sur le devant de la scène la politique de l'Europe en matière d'asile

STOCKHOLM: La guerre qui sévit en Syrie a contraint, depuis 2011, des millions de Syriens à se déplacer. Ils sont nombreux – quoique minoritaires – à avoir réussi à atteindre l'Europe, échappant ainsi à la violence et aux persécutions, mais aussi à la pauvreté et à la conscription forcée dans l'armée.

Lorsque est apparue la première vague de déplacés, de nombreux pays européens se sont empressés de fermer leurs frontières. L'Allemagne, tout comme la Suède, la Norvège et le Danemark, comptaient parmi les pays les plus accueillants.

Au mois de septembre 2014, les images d'Aylan Kurdi, le petit garçon qui gisait, le visage contre le sable, sur une plage de la Méditerranée située près de Bodrum, en Turquie, ont rappelé la triste réalité de la guerre civile syrienne. 

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Un graffiti signé par les artistes Justus Becker et Oguz Sen, dans le port de Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, rend hommage à Aylan Kurdi, le jeune Syrien noyé, le 10 mars 2016. (AFP)

Ce même mois, l'Office national suédois des migrations a annoncé qu'il accorderait à tous les réfugiés syriens qui demandaient l'asile le statut de résidents permanents dès leur arrivée dans le pays.

«Nous estimons que le conflit est loin d’avoir pris fin», avait déclaré à l'époque Anders Danielsson, directeur général de l'Office des migrations, dans un entretien diffusé à la radio nationale. «Le droit international exige donc de leur délivrer des permis de résidence permanents.»

Après cette annonce, le nombre de Syriens qui ont déposé une demande d'asile en Suède a atteint 51 000 en 2015, contre 30 000 en 2014, selon les données du gouvernement. Le Danemark, pays voisin, a lui aussi constaté une hausse des demandes d'asile en 2015: leur nombre avoisinait 21 000.

Six ans plus tard, par un mouvement de balancier, l'opinion publique va cependant basculer dans la direction opposée.

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L'Allemagne, tout comme la Suède, la Norvège et le Danemark, comptaient parmi les pays les plus accueillants. (Photo d'archive AFP)

«Le Danemark a été le premier pays qui s’est s'engagé sur la voie nationaliste-populiste, puis la Norvège a suivi», explique Ali Esbati, député socialiste suédois, à Arab News. Il redoute que son pays ne suive ce mouvement.

«Ce phénomène tient en partie au sentiment éprouvé par de nombreux Suédois selon lequel nous avons fait notre possible en 2015 et assumé la responsabilité qui incombe aux pays riches, ce que les autres nations ont refusé de faire.»

En effet, au moment où les événements survenus en Afghanistan mettent sur le devant de la scène la question de la politique d'asile en Europe, l'humeur politique en Suède est à mille lieues du climat accueillant observé en 2015.

«Nous refusons que le scenario de 2015 se répète. La Suède ne se retrouvera pas dans la même situation», a déclaré le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, au quotidien national Dagens Nyheter le 18 août, trois jours après la prise de Kaboul par les talibans.

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Des Afghans se rassemblent au bord d'une route à proximité de l'aéroport de Kaboul, le 20 août 2021, pour fuir le pays après la prise de contrôle militaire de l'Afghanistan par les talibans. (AFP)

Ce qui contrarie le plus M. Esbati dans ces commentaires, c'est qu'ils ne reconnaissent pas que la Suède a réussi à accueillir et à intégrer les réfugiés syriens.

Abdallah Miri fait partie des Syriens qui ont fui leur pays vers la Scandinavie en 2015. Prêt à tout pour échapper à la conscription dans l'armée du régime syrien, Miri a préféré fuir vers l'Europe. Il a promis à sa fiancée Nour qu'elle le rejoindrait.

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Abdallah Miri, réfugié syrien.

 «Les pots-de-vin que j'ai versés m'ont vidé les poches», raconte-t-il dans un entretien accordé à Stockholm, où il vit, à Arab News.

M. Miri évoque un incident survenu peu de temps après son arrivée au Danemark, alors qu'il se dirigeait vers la Suède: il a remarqué que deux policiers l'observaient. «À cette époque, je n’avais pas encore décidé de m'habiller comme un Scandinave; ils pouvaient donc voir que j'étais un réfugié», se souvient-il.

«Je pensais avoir des ennuis, mais les policiers m'ont aidé à acheter un billet pour la Suède. Ils savaient que la plupart des réfugiés souhaitaient traverser le pont pour se rendre en Suède. Tous les trois, nous avons ri de la situation.»

Neuf mois plus tard, la Suède accordera l'asile politique à Miri.

C’est au mois de mars 2011 que la crise des réfugiés syriens a éclaté. Alors, le régime a brutalement réprimé les manifestants qui soutenaient un groupe d'adolescents arrêtés en raison de graffitis hostiles au gouvernement dans la ville de Deraa, dans le sud du pays.

Ces arrestations ont déclenché des vagues de manifestations à travers la Syrie, violemment réprimées par les forces de sécurité. Ce conflit n'a pas tardé à dégénérer, plongeant le pays dans une guerre civile et contraignant des millions de Syriens à quitter leurs foyers.

Dans ce contexte, les réfugiés syriens ont demandé l'asile dans cent trente pays, et même davantage. Ils vivent pour la plupart, cependant, dans des pays voisins: la Turquie, le Liban, la Jordanie, l'Irak et l'Égypte. C'est la Turquie qui compte la plus grande partie des réfugiés syriens: quelque 3,6 millions de personnes y vivent aujourd'hui.

Les pays européens accueillent au total près d'un million de réfugiés syriens, et 70% d’entre eux vivent dans deux pays: l'Allemagne (59%) et la Suède (11%). L'Autriche, la Grèce, les Pays-Bas et la France hébergent entre 2 et 5% des réfugiés, tandis que le reste des pays européens en accueille moins de 2%.

La plupart des réfugiés originaires du Moyen-Orient et d'Afrique rejoignent l'Europe en traversant la Turquie par voie terrestre via la Bulgarie et la Roumanie, ou en parcourant la Méditerranée sur des embarcations délabrées conduites par des passeurs.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 1 146 personnes au moins sont mortes alors qu'elles tentaient de se rendre en Europe par bateau au cours des six premiers mois de l'année 2021. Ce chiffre est deux fois supérieur à celui qui correspond à la même période en 2020; 513 migrants se sont noyés cette année-là.

Les survivants de ce périlleux voyage ne reçoivent pas le même accueil. Un grand nombre de ceux qui cherchent à se rendre au Royaume-Uni, par exemple, finissent par atterrir dans des camps de fortune sordides au port de Calais, en France. Ceux qui choisissent de s'installer en Allemagne ou dans les pays scandinaves reçoivent, pour la plupart, une protection internationale.