Google met en lumière les activités d'espionnage de Téhéran sur Internet

Illustration de la menace cybernétique (photo Shutterstock)
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Publié le Samedi 16 octobre 2021

Google met en lumière les activités d'espionnage de Téhéran sur Internet

  • Un groupe affilié au gouvernement iranien tente de voler des informations personnelles et des mots de passe appartenant à des personnes de renom en Europe et aux États-Unis depuis 2021
  • L'Iran poursuivra ses activités de cyber-espionnage même si ses stratégies ont été dévoilées, confie un expert à Arab News

Google, le géant du web, a dévoilé la manière dont des groupes appuyés par l'Iran utilisent ses plateformes pour faire de l'espionnage pour le compte du gouvernement de Téhéran.

Dans un post publié jeudi sur son blog, le Threat Analysis Group (Groupe d'analyse des menaces), Google a mis en lumière les activités d'APT35, un groupe de pirates informatiques douteux qui est lié au gouvernement iranien, selon Google.

Ajax Bash qui fait partie du groupe d'Analyse des menaces de Google (TAG), a déclaré : « L’ APT35 fait partie des groupes que nous avons interceptés en 2020 lors des élections américaines. Il a notamment ciblé des membres de l'équipe chargée des campagnes électorales. Cela fait des années que ce groupe détourne des comptes, déploie des logiciels malveillants et emploie des techniques novatrices pour réaliser des opérations d'espionnage pour le compte du gouvernement iranien ».

L’APT35 « se livre régulièrement à des opérations de phishing (hameçonnage en français, une technique de piratage destinée à récupérer des informations personnelles, NDRL) contre des utilisateurs à haut risque », selon M. Bash.

Ainsi, des pirates iraniens ont ciblé des professeurs à la School of Oriental and African Studies (SOAS), une université de Londres. Ils ont usurpé leurs identités pour amener d'autres membres du corps enseignant à leur confier des informations personnelles et des mots de passe. Cette forme de cyber-espionnage est connue sous le nom de « credential phishing » (hameçonnage de justificatifs).

« Le groupe APT35 recourt à cette technique depuis 2017 ; il s'en sert pour cibler des comptes importants au sein des gouvernements, des universités, des organismes de presse, des ONG, des responsables de la politique étrangère et de la sécurité nationale », explique M. Bash.

« L'hameçonnage de justificatifs, via un site Web, prouve que ces pirates sont prêts à tout pour donner l'impression d'être légitimes ; ils sont conscients qu'il n’est pas facile pour les internautes de déceler ce type d'attaque ».

« Les membres d'APT35 se sont fait passer pour des responsables de conférences dans le cadre d'attaques de phishing, et c'est ce qui les caractérise », explique M. Bash.  D'après lui, des agents soutenus par l'Iran ont usurpé l'identité de responsables de la Conférence sur la sécurité de Munich et celle d'un groupe de réflexion italien dans le but d'accéder à des informations et des mots de passe.

Amin Sabeti est le fondateur de Digital Impact Lab et un expert en cyber-sécurité spécialiste de l'Iran. Il explique à Arab News que le blog de Google montre comment l'Iran poursuit sa stratégie en matière de cyber-sécurité.

« Ce rapport montre une fois de plus que les hackers soutenus par les autorités iraniennes sont très performants en matière d'ingénierie sociale (ou sécurité de l'information, NDRL) et qu'ils ont perfectionné leur technique », dit-il.

« Par exemple, le fait d'utiliser un site Web légitime pour convaincre la cible de fournir les coordonnées de son compte en ligne constitue une nouvelle pratique qui n'existait pas il y a quelques années ».

Pour M. Sabeti, il est peu probable que l'Iran change complètement de stratégie en matière de cyber-espionnage, même si Google a démasqué ses activités.

« Je pense que nous assisterons aux mêmes techniques, mais elles seront étoffées par de nouvelles idées ».

M. Bash, qui fait partie de l'équipe de Google, affirme que « les internautes sont avertis dès que nous soupçonnons qu'ils sont visés par une attaque soutenue par un État – comme celle d'APT35 – . Nous envoyons des milliers d'avertissements de ce type chaque mois, même lorsque l'attaque en question est bloquée ».

« Le Threat Analysis Group (Groupe d'analyse des menaces) de Google continuera à détecter les pirates et à partager les informations pertinentes avec d'autres parties du secteur et ce, dans le but de sensibiliser les internautes à ces problèmes, de vous protéger, de lutter contre les pirates et de prévenir de nouvelles attaques ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.