La défense aérienne saoudienne abat un drone de la milice houthie sur Jizan

Le Royaume qualifie de crimes de guerre les attaques menées par la milice houthie contre les civils.  (AFP)
Le Royaume qualifie de crimes de guerre les attaques menées par la milice houthie contre les civils. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 16 octobre 2021

La défense aérienne saoudienne abat un drone de la milice houthie sur Jizan

  • L'Arabie saoudite a maintes fois souligné que le dialogue constituait la seule voie vers la paix au Yémen et a incité en ce sens la milice houthie à mettre un terme aux combats
  • Au début du mois, les aéroports d'Abha et de Jizan, tous deux situés dans le sud de l'Arabie saoudite, ont été pris pour cible par les Houthis

RIYAD : Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté un drone que la milice houthie avait lancé sur Jizan, a annoncé la coalition arabe samedi en début de journée.

La milice houthie ne cesse de cibler les infrastructures civiles du Royaume au moyen de drones chargés d'explosifs.

De son côté, le Royaume qualifie de crimes de guerre les attaques de cette milice contre les civils.

Au début du mois, les aéroports d'Abha et de Jizan, tous deux situés dans le sud de l'Arabie saoudite, ont été pris pour cible par les Houthis, ce qui a suscité une vague de réprobation envers les méthodes utilisées par ces derniers contre les sites civils.

En effet, la coalition arabe lutte contre la milice houthie, soutenue par l'Iran, depuis que celle-ci s'est emparée de Sanaa, la capitale du Yémen, en 2014.

L'Arabie saoudite a maintes fois souligné que le dialogue constituait la seule voie vers la paix au Yémen et a incité en ce sens la milice houthie à mettre un terme aux combats. Par ailleurs, l'initiative de Riyad, que le Royaume a lancée en mars, prévoit un cessez-le-feu dans tout le pays ainsi que la réouverture de l'aéroport de Sanaa. Cependant, la milice houthie s'est opposée à cette dernière proposition.

Les combats qui sévissent dans la province de Marib ont fait à ce jour des milliers de victimes, dans les rangs des forces gouvernementales et de la milice houthie. Cette région riche en ressources fait l'objet de vives contestations, alors que la milice tente de renforcer son contrôle sur le nord du Yémen.

Vendredi dernier, la coalition arabe a fait savoir que 10 véhicules militaires avaient été détruits et plus de 180 Houthis tués lors des opérations qu'elle a menées à Abedia, un district de Marib, assiégé depuis le 23 septembre.

Les interventions des Houthis à Abedia entravent la circulation des citoyens ainsi que les flux d'aide humanitaire, y compris les fournitures médicales, comme l'a signalé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies en début de semaine.

Cette guerre qui sévit depuis 7 ans a fait des milliers de victimes parmi les Yéménites et a contraint un grand nombre d'entre eux à vivre de l'aide humanitaire.

Le KSrelief, une agence de secours saoudienne, a alloué au Yémen une aide de plusieurs milliards de dollars et a entrepris des centaines de projets visant à fournir à ce pays nourriture et services médicaux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Short Url
  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Short Url
  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
Short Url
  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.