Défilé de stars sur le tapis rouge de « Casablanca Beats » au Festival du film d’El Gouna

L'actrice tunisienne Dorra Zarrouk à son arrivée pour la projection de « Casablanca Beats » au Festival Plaza, le 2e jour de la 5e édition du Festival du film d'El Gouna, à El Gouna, en Égypte, le 15 octobre 2021. (AFP)
L'actrice tunisienne Dorra Zarrouk à son arrivée pour la projection de « Casablanca Beats » au Festival Plaza, le 2e jour de la 5e édition du Festival du film d'El Gouna, à El Gouna, en Égypte, le 15 octobre 2021. (AFP)
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Publié le Samedi 16 octobre 2021

Défilé de stars sur le tapis rouge de « Casablanca Beats » au Festival du film d’El Gouna

  • « Casablanca Beats », qui était en compétition pour la prestigieuse Palme d'Or, a fait sa première mondiale au Festival de Cannes 2021
  • Réalisé par le célèbre cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch, le film raconte l'histoire d'un ancien rappeur, Anas, qui travaille dans un centre culturel d'un quartier populaire de Casablanca

EL GOUNA : Le Festival du film égyptien d'El-Gouna a projeté vendredi son premier film, le film marocain « Casablanca Beats ».

Des stars, dont l'actrice tunisienne Dorra Zarrouk et l'actrice égyptienne Amina Khalil, sont arrivées sur le tapis rouge vêtues de robes glamour.

Zarrouk a opté pour une robe grise volumineuse de la maison de couture basée à Dubaï Maison Yeya. Elle a accessoirisé son look avec des bijoux de la joaillerie libanaise Yessayan Jewelry.

Khalil a choisi une robe dorée asymétrique conçue par le couturier égyptien Sara Onsi. Elle a complété sa tenue de tapis rouge avec une pochette de la marque égyptienne Okhtein, précédemment promue par Kylie Jenner.

L'actrice égyptienne Youssra portait une robe en satin rouge de la maison de couture égyptienne Nazazy Couture. Ses grosses boucles d'oreilles et son bracelet en or ont été fabriqués sur mesure par la marque égyptienne Dima Jewelry.

L'influenceuse et entrepreneure libanaise Karen Wazen faisait partie des invités qui ont assisté à l'événement. C'est la première fois que Wazen participe au festival.

Dans une interview avec Arab News après l'événement, elle a déclaré : « J'ai été tellement impressionnée, au moment où je suis entrée, tout était extrêmement organisé. C'était un si beau lieu. Nous avons assisté à de nombreux festivals de films, à de nombreux événements avec tapis rouge, et je ne pense pas que nous ayons vu quelque chose de ce niveau. »

« Je suis super fière de voir quelque chose comme ça émerger de la région arabe. J'ai hâte d'y être à nouveau, espérons-le, l'année prochaine », a-t-elle ajouté.

La créatrice de lunettes portait une robe dorée à une épaule du couturier libanais Nicolas Jebran

Les acteurs égyptiens Jamila Awad, Rogena, Ola Roshdy, Ahmed Dawood et Laila Eloui comptaient parmi les autres célébrités qui ont posé pour des photos avant la projection.

« Casablanca Beats », qui était en compétition pour la prestigieuse Palme d'Or, a fait sa première mondiale au Festival de Cannes 2021.

Réalisé par le célèbre cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch, le film raconte l'histoire d'un ancien rappeur, Anas, qui travaille dans un centre culturel d'un quartier populaire de Casablanca.

Encouragés par leur nouveau professeur, ses élèves tentent de se libérer du poids des traditions pour vivre leur passion et s'exprimer à travers le hip-hop.

Le réalisateur et les acteurs n'ont pas pu assister à la projection du film à El Gouna, précise le producteur exécutif qui a foulé le tapis rouge.

Il est en compétition pour le prix de la meilleure œuvre narrative au Festival du film d'El Gouna.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Un robot oiseau capable de se poser et d'agripper des objets

Le nouveau genre de volatile créé par une équipe d'ingénieurs de la prestigieuse université américaine de Stanford. (Photo, AFP)
Le nouveau genre de volatile créé par une équipe d'ingénieurs de la prestigieuse université américaine de Stanford. (Photo, AFP)
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  • Des pinces robotiques pouvant être fixées à des drones, transformant ces derniers en oiseaux robots capables de saisir des objets ou de se percher sur diverses surfaces
  • Ces nouvelles capacités pourraient permettre aux robots volants d'économiser leurs batteries au lieu de devoir faire du surplace

Une équipe d'ingénieurs de la prestigieuse université américaine de Stanford a créé des pinces robotiques pouvant être fixées à des drones, transformant ces derniers en oiseaux robots capables de saisir des objets ou de se percher sur diverses surfaces.

Ces nouvelles capacités pourraient permettre aux robots volants d'économiser leurs batteries au lieu de devoir faire du surplace -- par exemple lors d'opérations de recherches de survivants -- ou aider les biologistes à prélever plus aisément des échantillons en forêt.

"Nous voulons être capables d'atterrir n'importe où, c'est la raison pour laquelle c'est enthousiasmant d'un point de vue de l'ingénierie et de la robotique", a expliqué à l'AFP David Lentink, co-auteur d'un article à propos de cette innovation publié mercredi dans la revue Science Robotics.

Comme souvent en robotique, ce projet s'est inspiré de comportements animaliers -- en l'occurrence de la façon dont les oiseaux se posent et s'accrochent à des branches -- pour s'affranchir de difficultés techniques .

Mais imiter ces volatiles, à qui des millions d'années d'évolution permettent de s'agripper à des branches de différentes tailles ou formes, parfois couvertes de lichen ou rendues glissantes par la pluie, n'est pas tâche aisée.

A cette fin, l'équipe de Stanford a étudié grâce à des caméras haute vitesse la façon dont de petits perroquets atterrissaient sur des perches variant en taille et en matériau: bois, mousse, papier de verre et téflon.

Les perches étaient aussi équipées de capteurs enregistrant la force avec laquelle les oiseaux se posaient et redécollaient.

Les scientifiques ont constaté que si le mouvement d'atterrissage était le même dans chaque situation, les perroquets se servaient de leurs pattes pour s'adapter aux variations rencontrées.

Plus spécifiquement, les oiseaux enroulent leurs serres autour de leur perchoir et utilisent par ailleurs des coussinets à la fois doux et plissés pour s'assurer une bonne adhésion.

Pour pouvoir soutenir un petit drone à quatre hélices, les scientifiques ont conçu leurs pinces à partir du modèle des pattes du faucon pèlerin.

La structure, fabriquée grâce à une imprimante 3D, comprend des moteurs et du fil de pêche en guise de muscles et tendons.

Il faut 20 millisecondes au mécanisme pour s'accrocher, et un accéléromètre indique ensuite au robot que le processus d'atterrissage est achevé.

Un algorithme permet enfin à l'oiseau mécanique de garder son équilibre sur la branche.

L'oiseau robot est parvenu à attraper des objets qu'on lui lançait, comme des balles de tennis, et de se poser en conditions réelles dans des forêts du nord-ouest des Etats-Unis.


Quand le vinyle ne tourne plus rond

Un tourne-disque vinyle dans un magasin de musique à Paris, le 18 février 2020. (Photo, AFP)
Un tourne-disque vinyle dans un magasin de musique à Paris, le 18 février 2020. (Photo, AFP)
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  • Depuis le retour en verve du vinyle en France il y a cinq ans, c'était un marché de niche porteur, avec une progression de 10,2% et 4,5 millions d'unités vendues en 2020 dans le pays
  • «Chez certaines majors, les prix sont montés à 30-40 euros, c'est un jeu très malsain», dit Aurélie Hannedouche, du Sma

PARIS: Pénurie de matière première, augmentation disproportionnée du prix répercutée sur le mélomane, embouteillage au pressage pénalisant les labels indépendants : le vinyle sort de son sillon vertueux. 

Depuis le retour en verve du vinyle en France il y a cinq ans, c'était un marché de niche porteur, avec une progression de 10,2% et 4,5 millions d'unités vendues en 2020 dans le pays, d'après le  Syndicat national de l'édition phonographique (Snep). 

Désormais, il y a plusieurs grésillements autour des platines. D'abord, « une politique prix qui augmente déraisonnablement » et « met en péril notre marché du disque » comme l'ont consigné dans un communiqué récent le Syndicat des musiques actuelles (Sma) et la Fédération nationale des labels et distributeurs indépendants (Félin). 

Car la pénurie de matière première -- dommage collatéral de la crise sanitaire qu'on retrouve dans d'autres secteurs industriels -- est répercutée par les majors du disque sur les prix de vente au détail du vinyle (il n'y pas de prix unique, contrairement au livre).  

« Dans des dimensions délirantes », dénonce Christophe Ouali, membre de la direction du Groupement des disquaires indépendants (Gredin). Ce responsable vise principalement Warner et Universal, ainsi que, dans une moindre mesure, Sony dont les hausses s'appliquent sur moins de références d'après ses constats. 

« Jeu très malsain »  

« Chez certaines majors, les prix sont montés à 30-40 euros, c'est un jeu très malsain », dit aussi Aurélie Hannedouche, du Sma. Sont concernés ce qu'on appelle les fonds de catalogues, soit les disques d'artistes emblématiques.  

Christophe Ouali, qui constate des hausses médianes autour de 35%, évoque un « calcul court-termiste criminel ». Et d'illustrer: « ‘Nevermind’ de Nirvana (qui fêtait ses 30 ans cette année) a connu une baisse de 40% des ventes en juin après augmentation ; l'album (culte) à la banane du Velvet Underground and Nico, en passant de 20 à 30 balles, a subi moins 80% de ventes ». 

« Avec les confinements, certains ont remis des disques sur la platine et se sont refaits une discothèque aux déconfinements, dans une frénésie de conso qui tape dans les stocks : quand ‘Harvest’ (incontournable de Neil Young) reviendra dans les bacs entre 45 et 50 euros, les clients ne vont pas prendre un crédit à la consommation pour l'acheter », tonne-t-il encore.  

Les artistes aussi ont des sueurs froides. Dominique A, qui fêtera l'an prochain les 30 ans de son premier album « La fossette », s'est opposé sur Facebook à Warner qui voulait « opérer » sur le prix de ses vinyles « d'importantes majorations ». Soit « contribuer à faire du disque un objet destiné aux privilégiés ».  

« On est à bout » 

« La deuxième mi-temps du match sera peut-être sifflée en début d'année prochaine avec l'évaluation de l'effondrement des ventes. C'est beaucoup d'épuisement, on est à bout », souffle Christophe Ouali. 

La pénurie (de polymère, indispensable au vinyle) provoque aussi un embouteillage dans les usines de pressage. C'est l'autre point qui fâche. Les majors du disque réservent « les chaînes de production, car elles ont de plus gros volumes, sont prioritaires », déplore Aurélie Hannedouche. Ce qui lèse les labels indépendants (1 500 en France, selon Sma et Félin) qui produisent aussi des vinyles. 

Or, « la période des fêtes de Noël est très importante pour le marché physique des labels indépendants », poursuit la responsable du Sma. Les genres musicaux qu'ils représentent - comme le rock et la pop - ne peuvent pas se reposer sur le marché numérique, à la différence des musiques urbaines, esthétiques dominantes courtisées par les majors.  

Et ceux placés sur liste d'attente doivent désormais absorber des délais de fabrication passés de 8-13 semaines « à 6-9 mois, c'est le temps d'une grossesse ! », grogne encore Christophe Ouali. 

Même en anticipant, les retards sont là, comme « Mr Maserati », best-of de Baxter Dury, avec une sortie décalée du 3 décembre au 11 février 2022, chez Pias qui manque donc le rendez-vous sous le sapin. 

L'AFP a sollicité les antennes françaises des majors. « Pas de communication », fait savoir Universal. Warner et Sony n'ont pas donné suite. 

 


Arabie saoudite: un programme culturel chargé à partir de décembre

Œuvres d’art en tissu de Piyarat Piyapongwiwat. (Photo fournie)
Œuvres d’art en tissu de Piyarat Piyapongwiwat. (Photo fournie)
Ayman Yossri Daydban, Tree House, 2019.
Ayman Yossri Daydban, Tree House, 2019.
Installation Streams and Mountains Without End, débris naturels
Installation Streams and Mountains Without End, débris naturels
Dana Awartani, Standing on the Ruins of Aleppo, 2021
Dana Awartani, Standing on the Ruins of Aleppo, 2021
Filwa Nazer, The Other Is Another Body 2, 2019
Filwa Nazer, The Other Is Another Body 2, 2019
Filwa Nazer, The Other Is Another Body 2, 2019.
Filwa Nazer, The Other Is Another Body 2, 2019.
Maha Malluh.
Maha Malluh.
Manal AlDowayan, I am Here, 2016.
Manal AlDowayan, I am Here, 2016.
Sacha Craddock, conservatrice de Here, Now.
Sacha Craddock, conservatrice de Here, Now.
Sami Ali al-Hossein, Waiting, 2001.
Sami Ali al-Hossein, Waiting, 2001.
Sami Ali al-Hossien, Crossing, 2018.
Sami Ali al-Hossien, Crossing, 2018.
Sheila Hicks, Palm, 1984-1985.
Sheila Hicks, Palm, 1984-1985.
Sheila Hicks, Struggle to Surface, 2016.
Sheila Hicks, Struggle to Surface, 2016.
Vasudevan Akkitham, Land Mine, 2012.
Vasudevan Akkitham, Land Mine, 2012.
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  • La culture fait partie intégrante du plan de réforme de l’initiative Vision 2030, lancée il y a cinq ans
  • L’effervescence culturelle a été notamment initiée par la décision du Royaume de s’ouvrir aux touristes étrangers au mois de septembre 2019

DUBAÏ: L’art, la culture et le divertissement ont été relégués à l’arrière-plan, en Arabie saoudite comme dans les autres régions du monde, lorsque la pandémie de Covid-19 était à son paroxysme.

Désormais, les taux d’infection sont sous contrôle dans le Royaume et, grâce à une campagne de vaccination réussie, les deux ans de fermetures et d’annulation d’événements semblent appartenir au passé.

Le mois de décembre s’annonce particulièrement chargé sur le plan culturel, avec des expositions, des concerts et des inaugurations. De nombreuses activités culturelles avaient été reportées depuis le début de la pandémie.

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Vue extérieure de Hayy Jameel, le nouveau centre d'Art Jameel à Djeddah. (Fournie)

La Misk Art Week s’ouvre au Fine Arts Hall du prince Faisal ben Fahd, à Riyad, le 1er décembre. Ce programme annuel d’expositions, qui dure une semaine, est organisé par le Misk Art Institute sous les auspices du prince héritier, Mohammed ben Salmane.

On assistera ensuite à la 1re édition du Riyadh Art, considéré comme la plus grande initiative publique d’art civique au monde. Du 5 au 8 décembre, pas moins de douze programmes seront lancés par la Commission royale de la ville de Riyad afin de transformer la capitale saoudienne en une «galerie sans murs».

Dans le même temps, le Jameel Art Center inaugurera son complexe artistique multidisciplinaire tant attendu, Hayy Jameel, le 6 décembre à Djeddah, ville saoudienne située sur les bords de la mer Rouge.

Le Festival annuel du film de la mer Rouge se tiendra également à Djeddah au mois de décembre. Lancé pour la première fois en 2019, il aura lieu cette année du 6 au 15 décembre. Il met en lumière des talents émergents venus d’Arabie saoudite, de la région arabe et des pays en développement.

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Aya Albakree, PDG de la Fondation Thunaiyat Ad-Diriyah. (Fournie)

En outre, la Biennale d’art contemporain de Diriyah s’ouvrira le 11 décembre dans le nouveau quartier Jax, qui abrite At-Turaif, site classé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Il s’agit de la première capitale de la dynastie des Saoud, fondée au XVe siècle. Cet événement – le premier du genre en Arabie saoudite – se poursuivra jusqu’au 11 mars.

La culture fait partie intégrante du plan de réforme de l’initiative Vision 2030, lancée il y a cinq ans. Son objectif est de faire sortir le pays de sa rente pétrolière en diversifiant son économie afin d’intégrer des secteurs comme le tourisme, la technologie et les industries créatives.

Philip Tinari, PDG du Centre d’art contemporain de l’Ucca, à Pékin et conservateur principal de la Biennale de Diriyah, déclare à Arab News: «La scène artistique est sur le point de connaître un essor remarquable, en grande partie grâce aux initiatives gouvernementales à tous les niveaux.»

«Il y a aussi cette génération d’artistes qui vivaient peut-être à l’étranger avant ces changements et qui ont maintenant décidé de s’installer chez eux, où ils trouvent de nouveaux vecteurs de soutien.»

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Une installation de Lowrence Lek, qui sera présentée à la biennale d'art de Diriyah. (Fournie)

Avant que la Covid-19 ne se transforme en véritable pandémie, au début de l’année 2020, l’Arabie saoudite se préparait à devenir une destination mondiale pour les arts.

Des festivals saisonniers fleurissaient alors aux quatre coins du pays et l’ancienne ville du nord-ouest du pays, AlUla, organisait déjà toute une série de concerts, de conférences et d’expositions en plein air.

L’effervescence culturelle a été notamment initiée par la décision du Royaume de s’ouvrir aux touristes étrangers au mois de septembre 2019 grâce à un nouveau système de visas électroniques. Cependant, lorsque la crise sanitaire s’est transformée en pandémie, quelques mois plus tard, le pays a été contraint de fermer à nouveau ses frontières.

Maintenant que les voyages internationaux ont repris et que les protocoles sanitaires pour lutter contre la Covid-19 ont été mis en place, les événements culturels ont de nouveau ouvert leurs portes et les visiteurs du Royaume n’ont que l’embarras du choix.