Prix, dates, jeux... Ce qu'il faut savoir du duel Playstation 5 contre Xbox

Le 11 juin, Sony donne  un premier aperçu de sa prochaine PlayStation 5, ainsi qu'un aperçu des jeux bourrés d'action conçus pour les consoles de nouvelle génération  (Photo, AFP/Archives)
Le 11 juin, Sony donne un premier aperçu de sa prochaine PlayStation 5, ainsi qu'un aperçu des jeux bourrés d'action conçus pour les consoles de nouvelle génération (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Vendredi 18 septembre 2020

Prix, dates, jeux... Ce qu'il faut savoir du duel Playstation 5 contre Xbox

  • « Sony, sur l'entrée de gamme, se permet d'avoir un prix au dessus de Microsoft. C'est le leader du marché, il peut se le permettre »
  • « Plus on élargit la base de joueurs, moins la puissance est un critère. Les gamins se fichent de la puissance lorsqu'ils jouent à Fortnite, ce qui compte, c'est l'expérience de jeu »

PARIS : Consoles « next generation », nouvelle manche: le match entre la PlayStation 5 (Sony) et la Xbox Series X (Microsoft) se jouera à partir de novembre, avec des positionnements bien réfléchis en terme de prix, caractéristiques techniques, et catalogue de jeux exclusifs.

Avec sa nouvelle console de salon et sa gamme de services associée, Microsoft espère prendre sa revanche sur Sony, qui a vendu deux fois plus de PlayStation 4 qu'il n'a vendu de Xbox One depuis leurs lancements respectifs en 2013. Comparatif entre les deux consoles « version 2020 ».

Date: Microsoft se lance en premier

Premier à dévoiler sa nouvelle console de salon début septembre, Microsoft sera aussi le premier à dégainer. La Xbox Series X sera commercialisée le 10 novembre et les pré-commandes commenceront dès le 22 septembre. 

Sony, qui a fait son annonce dix jours plus tard, a indiqué mercredi que les deux versions de sa PS5 seront en vente le 12 novembre en Australie, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, au Japon et au Mexique. Dans le reste du monde, la date de lancement est fixée au 19 novembre.

Prix : version « premium » et « numérique »

Deux versions pour satisfaire tous les budgets et les nouveaux usages: Sony proposera un modèle « premium » qui coûtera 500 dollars tandis qu'une édition « numérique », destinée aux jeux hébergés en ligne, sera vendue à 400 dollars.

Microsoft fait un pari similaire avec une version « premium » au même prix que sa concurrente nippone mais en étant plus agressif sur sa version « mini » avec un prix à 300 dollars.

« Sony, sur l'entrée de gamme, se permet d'avoir un prix au dessus de Microsoft. C'est le leader du marché, il peut se le permettre », souligne auprès de l'AFP Laurent Michaud, analyste spécialisé dans le secteur du jeu vidéo.

« Il aurait été intéressant pour Microsoft de pousser la stratégie tarifaire de sorte à être un peu en dessous sur le haut de gamme », a-t-il ajouté.

Design: futurisme contre sobriété

Sur le design, les constructeurs ont opté pour deux approches différentes. Avec sa grande taille, un léger éclairage bleu et un habillage blanc aux courbes en forme de V, la PS5 abandonne la couleur unie des anciens modèles pour adopter un look futuriste inédit.

Idem pour sa manette, qui a également vu son look historique grandement modifié. 

Xbox est resté plus sobre et plus classique avec une tour noire, frappée d'un logo très discret, et une manette fidèle à l'ancienne génération.

Caractéristiques: Xbox plus puissante

« La XBox la plus rapide et la plus puissante jamais conçue »: sur son site internet, la marque américaine ne se prive pas de clamer en grandes lettres et chiffres à l'appui les caractéristiques techniques  de sa future console.

Avec un processeur graphique d'une puissance de 12 teraflops, contre 10,3 pour la PS5, la Series X offre une capacité de calcul supérieure à sa concurrente. Même si dans les autres domaines, notamment en terme de capacité de mémoire et de stockage, les deux consoles font jeu égal.

« La puissance est-elle vraiment l'enjeu ? », interroge cependant Laurent Michaud, qui poursuit : « Plus on élargit la base de joueurs, moins la puissance est un critère. Les gamins se fichent de la puissance lorsqu'ils jouent à Fortnite, ce qui compte, c'est l'expérience de jeu. »

Jeux: Sony promet un catalogue inédit 

Au niveau des exclusivités, Sony a frappé fort en révélant une sélection de titres de très haute volée qui accompagneront le lancement de la PS5 : le jeu d'action « Spider-Man: Miles Morales », et surtout, « Final Fantasy XVI », dernier opus de cette célèbre série, qui sera aussi proposé sur PC à partir de 2021.

Dans ce match des catalogues exclusifs, Xbox ne proposera que « Halo Infinite » comme titre majeur.

A noter que la compatibilité des jeux issus des consoles anciennes versions sera plus limitée pour Sony que pour Xbox. A priori, seuls les jeux PS4 fonctionneront sur PS5, tandis que tous les jeux sortis sur Xbox depuis la première console de la marque seront compatibles avec la nouvelle console.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.