Attaque en Norvège: les cinq victimes ont été tuées à l'arme blanche

Trois étudiantes de l'artiste Hanne Merethe Englund, qui était l'une des cinq victimes tuées lors d'une attaque le 13 octobre, déposent des fleurs devant sa maison à Kongsberg, en Norvège, le 18 octobre 2021. (Photo, AFP)
Trois étudiantes de l'artiste Hanne Merethe Englund, qui était l'une des cinq victimes tuées lors d'une attaque le 13 octobre, déposent des fleurs devant sa maison à Kongsberg, en Norvège, le 18 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 18 octobre 2021

Attaque en Norvège: les cinq victimes ont été tuées à l'arme blanche

  • Selon la police, plus d'une dizaine de personnes ont aussi été visées par des tirs à l'arc au début de l'attaque mais aucune n'a été tuée avec cette arme
  • Soupçonné de radicalisation islamiste, Espen Andersen Bråthen, un Danois de 37 ans, a reconnu avoir tué cinq personnes et en avoir blessé trois autres

OSLO: Les cinq victimes de l'attaque perpétrée la semaine dernière en Norvège ont été tuées à l'arme blanche par le suspect qui, vraisemblablement, a perdu ou s'est débarrassé de son arc et ses flèches au cours de son périple meurtrier, a annoncé la police norvégienne lundi.

"À un certain moment, il se débarrasse ou perd son arc et ses flèches", a affirmé l'inspecteur Per Thomas Omholt en faisant le récit de l'attaque lors d'une conférence de presse. "A Hyttegata, il tue cinq personnes à l'arme blanche à la fois dans des lieux privés et dans l'espace public".

La police, qui avait jusqu'alors indiqué que le suspect Espen Andersen Bråthen était armé d'un arc et de flèches ainsi que de deux autres armes, n'a pas voulu préciser la nature de ces armes blanches pour les besoins de l'enquête.

"Tout indique que ces victimes ont été tuées au hasard", a affirmé Per Thomas Omholt.

Selon la police, plus d'une dizaine de personnes ont aussi été visées par des tirs à l'arc au début de l'attaque mais aucune n'a été tuée avec cette arme.

Soupçonné de radicalisation islamiste, Espen Andersen Bråthen, un Danois de 37 ans, a reconnu avoir tué cinq personnes et en avoir blessé trois autres dans cet épisode qui s'est produit mercredi à Kongsberg, ville du sud-est de la Norvège.

"Pour ce qui est du motif, la maladie reste la principale hypothèse. Et en ce qui concerne la conversion à l'islam, cette hypothèse est affaiblie", a ajouté Per Thomas Omholt.

Signaux d'alerte

Placé en détention provisoire dans une institution médicalisée, le suspect, qui s'est déjà longuement expliqué et a vraisemblablement agi seul, n'est plus en mesure d'être entendu actuellement.

Une évaluation psychiatrique est en cours pour déterminer s'il peut être tenu pour pénalement responsable ou non de son geste.

Samedi, la police avait identifié les cinq victimes, quatre femmes et un homme: Andréa Meyer, 52 ans, Hanne Merethe Englund, 56 ans, Liv Berit Borge, 75 ans, Gunnar Erling Sauve, 75 ans et Gun Marith Madsen, 78 ans.

Critiquée pour avoir mis plus d'une demi-heure à arrêter Bråthen après avoir reçu les premières alertes, la police a dans un premier temps semblé privilégier la piste de l'acte terroriste avant de se concentrer sur celle de la folie.

Etabli depuis des années à Kongsberg, petite ville sans histoire d'environ 25 000 habitants, à quelque 80 kilomètres à l'ouest d'Oslo, Bråthen a, selon les autorités, des antécédents médicaux, dont on ignore la nature à ce stade.

Le suspect était connu des services norvégiens de sécurité (PST), chargés notamment de l'antiterrorisme.

La police a fait état de "craintes liées à une radicalisation" qui remontaient à 2020 et avant, lesquelles, a-t-elle assuré, avaient donné lieu à un suivi.

Selon la radiotélévision publique NRK, un premier signal d'alerte a été reçu en 2015 et, d'après les médias norvégiens, le PST avait alerté en 2018 sur le fait que le suspect puisse commettre "une attaque à petite échelle".

Ces informations ont soulevé des questions sur les mesures mises en place par les autorités pour éviter que Bråthen ne passe à l'acte.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.