Carburants: Attal promet une mesure d'aide «efficace» «d'ici la fin de la semaine»

Le porte-paroledu gouvernement français Gabriel Attal à Paris, le 7 octobre 2021 (Photo, AFP)
Le porte-paroledu gouvernement français Gabriel Attal à Paris, le 7 octobre 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 19 octobre 2021

Carburants: Attal promet une mesure d'aide «efficace» «d'ici la fin de la semaine»

Le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal à Paris, le 7 octobre 2021 (Photo, AFP)
  • Le gouvernement annoncera «d'ici la fin de la semaine» un dispositif pour aider les Français face à la hausse des prix des carburants
  • Le candidat EELV à la présidentielle Yannick Jadot a proposé des chèques énergie de 400 euros pour les foyers les plus modestes et de 100 euros pour les classes moyennes

PARIS: Baisse de taxes ou chèque carburants ? Le gouvernement annoncera « d'ici la fin de la semaine » un dispositif « simple, juste et efficace » pour aider les Français face à la hausse des prix des carburants, a indiqué mardi son porte-parole Gabriel Attal.  

« Les derniers arbitrages sont en cours. Ce qui compte pour nous, c'est de prendre une décision et d'avoir une mesure qui est simple, qui est juste, et qui est efficace », a souligné M. Attal sur RTL à propos de ces « mesures de protection » du budget des consommateurs affecté par la hausse des prix à la pompe.  

« C'est une question de jours », a-t-il ajouté, en évoquant une décision « d'ici la fin de la semaine ».  

« Toutes les pistes sont sur la table », a-t-il aussi assuré en évoquant « la question des taxes » et celle d'« un chèque, d'une aide spécifique pour les personnes qui utilisent leur voiture et qui subissent cette augmentation » qui « risque de durer plusieurs mois ».  

« L'idéal c'est d'avoir une aide directe ciblée sur les personnes qui en ont besoin », a expliqué le porte-parole. Mais il a affirmé « entendre aussi » les Français qui disent être « toujours au-dessus des seuils » et ne peuvent au final bénéficier d'aides directes.  

Pour tenter d'apaiser un début de fronde face à la flambée des prix des carburants dans le sillage d'une hausse des cours mondiaux, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et la ministre de la Transition énergétique Barbara Pompili ont évoqué lundi la piste d'un chèque carburants.  

Mais sa mise en œuvre est complexe: il doit pouvoir « arriver le plus rapidement possible vers les Français » qui en ont besoin, a souligné M. Le Maire, et le gouvernement ne dispose pas d' « une base de données des gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler », a expliqué Mme Pompili.  

Dans l'opposition, la piste d'un chèque ciblant les catégories les plus vulnérables est défendue par EELV qui plaide pour une redistribution d'une supposée « cagnotte fiscale » engendrée par la hausse des prix, selon son patron Julien Bayou.  

Le candidat EELV à la présidentielle Yannick Jadot a ainsi proposé des chèques énergie de 400 euros pour les foyers les plus modestes et de 100 euros pour les classes moyennes.  

Le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon refuse aussi une baisse de taxes, qui « appauvrirait l'Etat », préférant « bloquer les prix » tout en taxant les bénéfices des groupes pétroliers. « Si vous baissez les taxes, vous paierez en impôts ce que vous aurez économisé à la pompe », a-t-il argumenté sur BFMTV et RMC mardi.  

Au contraire, la candidate du PS Anne Hidalgo juge qu'une baisse « temporaire » de la TVA, « impôt le plus injuste », à 5,5% contre 20% actuellement, serait la mesure  « la plus efficace », mardi sur LCI.   

A droite, la candidate à l'investiture de LR Valérie Pécresse est favorable à un relèvement du plafond du forfait kilométrique pris en charge par l'employeur.  

Pour le chef des députés LR Damien Abad, la politique du gouvernement « est un pied de nez à la France des territoires, du travail et des classes moyennes ». « Nous proposons une baisse de la fiscalité jusqu’à moins 10 centimes », a-t-il ajouté devant la presse.  

C'est aussi pour la candidate du RN Marine Le Pen la « mauvaise méthode »: elle plaide pour « baisser la TVA » de 20 à 5,5%, a-t-elle redit mardi sur France 2.  

Olivier Becht, patron du groupe Agir à l'Assemblée allié de la majorité, soutient lui « une TICPE flottante ». Il estime que « le chèque carburants est compliqué à mettre en œuvre » et se « méfie des usines à gaz qui risquent de rater leur cible ». 


France: le projet de loi de « réparation » envers les « harkis » débattu au Sénat

La sous-ministre française de la Défense Geneviève Darrieussecq salue un enfant debout avec des vétérans Harki lors d'une cérémonie aux Invalides le 25 septembre 2018 à Paris.(AFP)
La sous-ministre française de la Défense Geneviève Darrieussecq salue un enfant debout avec des vétérans Harki lors d'une cérémonie aux Invalides le 25 septembre 2018 à Paris.(AFP)
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  • Une cinquantaine d'amendements seront examinés dans l'hémicycle
  • Jusqu'à 200.000 harkis avaient été recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant le conflit

PARIS : Le Sénat français débute mardi l'examen en première lecture du projet de loi visant à demander "pardon" et tenter de "réparer" les préjudices subis par les harkis et leurs familles, un texte jugé "insuffisant" par la majorité des sénateurs.

Près de soixante ans après la Guerre d'Algérie (1954-1962, près de 500.000 morts), il se veut la traduction législative d'un discours du président français Emmanuel Macron, qui, le 20 septembre, avait demandé "pardon" à ces Algériens ayant combattu aux côtés de l'armée française, mais qui furent "abandonnés" par la France.

"La Nation exprime la reconnaissance envers les harkis, les moghaznis et les personnels des diverses formations supplétives (...) qui ont servi la France en Algérie et qu'elle a abandonnés", stipule le projet de loi, auquel l'Assemblée nationale a donné un premier feu vert le 18 novembre.

Le texte reconnaît "les conditions indignes de l'accueil" réservé aux 90.000 harkis et à leurs familles, qui ont fui l'Algérie après l'indépendance en 1962. 

Près de la moitié d'entre eux ont été relégués dans des camps et des "hameaux de forestage", directement gérés par l'Etat.

Pour ceux-ci, le projet de loi prévoit "réparation" du préjudice avec, à la clef, une somme forfaitaire tenant compte de la durée du séjour dans ces structures. Le nombre de bénéficiaires potentiels est estimé par le gouvernement à 50.000, pour un coût global de 302 millions d'euros sur environ six ans.

En commission, les sénateurs ont précisé le texte pour s'assurer que "certaines prisons reconverties en lieux d'accueil pour rapatriés" puissent être intégrées dans la liste des structures éligibles au mécanisme de réparation.

Mais les critiques se cristallisent sur ceux qui ne sont pas inclus dans le champ de l'indemnisation, les quelque 40.000 rapatriés qui n'ont pas séjourné dans ces structures, mais dans des "cités urbaines", où il n'étaient pas privés de liberté de circulation, mais ont connu des conditions de vie précaires. 

Certains harkis considèrent ainsi, a relevé la rapporteure Marie-Pierre Richer, que le texte "crée une séparation entre ce que l'on appelle +les harkis des villes+ et les +harkis des camps+".

Une cinquantaine d'amendements seront examinés dans l'hémicycle.

Jusqu'à 200.000 harkis avaient été recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant le conflit.

Une journée d'hommage de la nation leur est consacrée chaque 25 septembre, depuis un décret de 2003.

"Je crois qu'il faut prendre ce texte non comme une fin en soi, mais comme une avancée de plus dans la reconnaissance de l'abandon des harkis", a déclaré la rapporteure Marie-Pierre Richer: "une avancée qui, loin d'être +solde de tout compte+, nous permet de poursuivre notre chemin commun, complexe, mais nécessaire, vers la réconciliation nationale et la transmission de la mémoire".


Présidentielle: premier grand meeting de Pécresse le 13 février au Zénith

La candidate Les Républicains (LR) à la présidentielle, Valérie Pécresse (AFP)
La candidate Les Républicains (LR) à la présidentielle, Valérie Pécresse (AFP)
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  • La candidate LR s'était jusqu'à présent limitée à des salles plus petites en raison de l'épidémie de Covid-19
  • Le grand meeting initialement prévu porte de Versailles le 11 décembre, une semaine après son investiture par le congrès de LR, avait dû être annulé en raison de la crise sanitaire

PARIS: Valérie Pécresse tiendra son premier grand meeting de campagne le 13 février au Zénith à Paris, a indiqué son entourage mardi, confirmant une information du Figaro.

La candidate LR s'était jusqu'à présent limitée à des salles plus petites en raison de l'épidémie de Covid-19. 

Le grand meeting initialement prévu porte de Versailles le 11 décembre, une semaine après son investiture par le congrès de LR, avait dû être annulé en raison de la crise sanitaire.

Ce meeting au Zénith lui permettra de développer sa vision de la France et son projet pour la présidentielle, "l'ordre, la concorde et la liberté", selon Le Figaro.


Pour Darmanin, les propos du rappeur Gims sur l'islam ne sont pas «une bonne preuve d'assimilation»

Interprète des titres «Bella» ou «Sapé comme jamais», Gims est arrivé en France à l'âge de deux ans avec ses parents fuyant le Zaïre du président Mobutu Sese Seko. (Photo, AFP)
Interprète des titres «Bella» ou «Sapé comme jamais», Gims est arrivé en France à l'âge de deux ans avec ses parents fuyant le Zaïre du président Mobutu Sese Seko. (Photo, AFP)
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  • La star du rap congolaise, ayant vécu en France presque toute sa vie, avait annoncé redemander la nationalité française qui lui a été refusée
  • «Les services de l'Intérieur vont réétudier évidemment sa demande», a poursuivi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin

PARIS: Gérald Darmanin a laissé mardi peu d'espoir au rappeur Gims d'obtenir la nationalité française, en faisant valoir qu'elle était refusée « de manière générale aux tenants de l'islam rigoriste ». 

La star du rap congolaise, ayant vécu en France presque toute sa vie, avait annoncé redemander la nationalité française qui lui a été refusée. 

« Les services de l'Intérieur vont réétudier évidemment sa demande », a poursuivi le ministre de l'Intérieur sur France Inter. 

Mais, a-t-il enchaîné, « ne pas souhaiter la bonne année parce que ce ne serait pas conforme à ce que font les amis, les copains ou les frères de tel ou tel personnage aussi sacré soit-il, ce n'est pas une bonne preuve d'assimilation à la société française ». 

Le rappeur a présenté ses excuses dimanche dans le Journal du Dimanche pour une vidéo le 1er janvier où il appelait les musulmans à ne pas fêter la nouvelle année.  

« Cette vidéo, je la regrette totalement (...) Je ne voulais pas blesser les gens. La foi, ça relève de l'intime », a-t-il affirmé. 

Interprète des titres « Bella » ou « Sapé comme jamais », le chanteur est arrivé en France à l'âge de deux ans avec ses parents fuyant le Zaïre du président Mobutu Sese Seko.  

« Il me manque ‘le papier officiel’. Mais ça, ça ne dépend pas que de moi. Apparemment le refus est lié à un délit que j'aurais commis quand j'étais mineur. Mais mon casier est vierge », détaille le rappeur. 

Le quotidien Le Parisien, qui a publié une enquête sur Gims, présente toutefois une autre version. 

Sa première demande de naturalisation est déposée en 2013, mais « la procédure s'enlise ». Selon « un ancien ministre de l'Intérieur » interrogé par le journal, le refus finalement essuyé en 2017 est dû à « des défauts de paiement d'amendes pour des délits routiers et son incapacité à établir en France le centre de ses intérêts matériels », le chanteur résidant une bonne partie de l'année à Marrakech (Maroc). 

Gims aurait relancé sa demande en 2018, évoquant le sujet auprès de l'épouse du président Brigitte Macron, sans plus de succès, d'après Le Parisien.