Le Maroc lance un pass vaccinal malgré des protestations

Des gens font la queue à une station de tramway de la capitale marocaine Rabat le 21 octobre 2021, après que le gouvernement a décidé d'adopter un système de pass obligatoire pour le vaccin Covid-19. (Photo, AFP)
Des gens font la queue à une station de tramway de la capitale marocaine Rabat le 21 octobre 2021, après que le gouvernement a décidé d'adopter un système de pass obligatoire pour le vaccin Covid-19. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 22 octobre 2021

Le Maroc lance un pass vaccinal malgré des protestations

  • Lieux clos, établissements hôteliers et touristiques, restaurants, cafés, commerces, salles de sport et hammams sont désormais soumis à l'obligation du pass
  • Ce dernier est également exigé pour accéder aux administrations publiques, semi-publiques et privées et aux sites touristiques

SALÉ, MAROC: Le Maroc a lancé jeudi un pass vaccinal anti-Covid, le premier dans un pays du Maghreb mais dont le caractère obligatoire pour avoir accès aux espaces publics a soulevé des protestations sur les réseaux sociaux.

Lieux clos, établissements hôteliers et touristiques, restaurants, cafés, commerces, salles de sport et hammams sont désormais soumis à l'obligation du pass.

Ce dernier est également exigé pour accéder aux administrations publiques, semi-publiques et privées et aux sites touristiques. Enfin, le pass est de rigueur pour quitter le Maroc ou pour se déplacer entre les préfectures et les provinces.

Aussi, les retardataires ont afflué dans le plus grand vaccinodrome de l'agglomération de Rabat-Salé pour leurs injections, non sans une certaine confusion, afin de pouvoir se procurer le précieux sésame, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les médias ont également fait état de foules nombreuses dans d'autres centres de vaccination du pays.

"Franchement, j'ai trouvé cette décision difficile car elle est tombée d'un seul coup. Je suis là depuis ce matin et il y a beaucoup de monde. On aurait préféré que cette décision vienne par étape", a confié à l'AFP Fatima Zahra Boutrig, une jeune habitante de Salé. 

"Une obligation et plein de questions!", s'interroge en une le quotidien francophone L'Economiste. 

Annoncée lundi, la décision du gouvernement a suscité une certaine indignation sur les réseaux sociaux, alimentant des débats animés entre pro et antivax.

Un "collectif citoyen", constitué de personnalités de tous bords, a initié une pétition sur internet, qui a recueilli des milliers de signatures, dénonçant la mise en place "arbitraire" du pass sanitaire. 

D'autres internautes, en revanche, approuvent la mesure.

"Le rôle du pass vaccinal est de permettre à l'écrasante majorité des Marocains qui sont vaccinés de reprendre une vie presque normale", a plaidé le docteur Tayeb Hamdi, spécialiste des systèmes de santé, dans un article.     

Le Maroc, où la courbe des contaminations et des décès décroît, a pour objectif d’immuniser 80% de la population (soit 30 millions de personnes).

Plus de 21 millions de Marocains ont déjà reçu leur deuxième dose de vaccin.

Le gouvernement a accéléré début octobre sa campagne de vaccination pour une troisième dose en vue de renforcer l'immunité collective face au risque "probable" d'une quatrième vague de contaminations au coronavirus.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.