La Turquie multiplie les opérations contre des SR étrangers

Un agent des forces spéciales turques montant la garde à un avant-poste frontalier, devant une section du nouveau mur frontalier Iran-Turquie, à Caldiran, en Turquie, le 27 septembre 2021. (Getty Images)
Un agent des forces spéciales turques montant la garde à un avant-poste frontalier, devant une section du nouveau mur frontalier Iran-Turquie, à Caldiran, en Turquie, le 27 septembre 2021. (Getty Images)
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Publié le Samedi 23 octobre 2021

La Turquie multiplie les opérations contre des SR étrangers

  • Des réseaux israéliens, russes et iraniens auraient été démantelés à la suite des actions des forces de l'ordre turques ces dernières semaines
  • Une opération de grande envergure menée par l'Organisation nationale du renseignement turc a récemment conduit à l’arrestation d’au moins 15 personnes en rapport avec le Mossad

ANKARA: La Turquie a procédé à l’arrestation d’un certain nombre d'individus soupçonnés d'être impliqués dans des activités d'espionnage pour le compte d'autres pays, a-t-on appris.

Une opération de grande envergure menée par l'Organisation nationale du renseignement turc a récemment conduit à l’arrestation d’au moins 15 personnes en rapport avec le Mossad. L’organisation aurait mené des activités sur le sol turc contre des dissidents israéliens et des étudiants palestiniens.

Dans le cadre d'une enquête menée par le parquet d'Istanbul, selon le journal progouvernemental Sabah, l'interrogatoire des détenus est en cours, après leur transfert dans une prison d'Istanbul.

La condamnation pour espionnage en Turquie est passible d'une peine de quinze à vingt ans de prison.

Environ 200 personnes ont participé à l'opération visant à arrêter les 15 détenus, les surveillant en secret pendant plus d'un an, dans ce qui semble avoir été l'une des plus grandes opérations de renseignement de l'histoire de la Turquie.

Les 15 suspects ont été appréhendés après que les forces antiterroristes turques ont mené des opérations distinctes dans quatre provinces. Le réseau d'espionnage aurait été composé de cinq cellules différentes comprenant chacune trois personnes, réparties à travers toute la Turquie.

Ces membres auraient été en contact étroit avec des agents du Mossad, relayant des informations et des documents lors de réunions en personne à l'étranger, en Croatie, en Roumanie, au Kenya et en Suisse.

Les cellules auraient payé des dizaines de milliers de dollars et d'euros pour accomplir leur travail, et auraient mené des recherches sur diverses associations et entreprises en Turquie. Elles se seraient également renseignées sur des étudiants palestiniens inscrits dans des universités turques à des cours pouvant avoir une utilité concrète pour mener des activités de défense ou terroristes. Enfin, les cellules auraient envoyé ces informations au Mossad.

Les services secrets turcs pensent que plusieurs Palestiniens portés disparus depuis le mois dernier faisaient partie du réseau. Un certain nombre de Syriens auraient également été impliqués. Les gouvernements israélien et turc n'ont pas commenté ces informations.

Bien que les relations entre les deux pays aient été tendues ces derniers années les liens turcs avec le Hamas causant en particulier des frictions – les présidents des deux pays avaient convenu de la nécessité d'améliorer les relations bilatérales, après un appel téléphonique en juillet.

«Jusqu'à ce que certains détails de cette opération soient divulgués, la Turquie a été blâmée pour les Palestiniens qui ont disparu dans le pays. Des rapports affirmaient même que la Turquie remettait à Israël certains membres du Hamas pour améliorer ses relations avec l’État hébreu. Mais, si ces dernières allégations s'avéraient vraies, il semble que certains Palestiniens de Turquie travaillaient secrètement pour le Mossad dans ses propres opérations», a déclaré à Arab News un expert ayant requis l'anonymat.

Le réseau du Mossad n'a pas été le seul à faire parler de lui en matière d’espionnage. En effet, jeudi, six suspects, dont des Russes, des Ukrainiens et des Ouzbeks, ont été emprisonnés dans l'attente d'un procès pour un complot présumé contre des dissidents tchétchènes en Turquie. Ils ont été inculpés d'espionnage et de préparation d'actions armées contre des personnalités de l'opposition dans le pays.

Après avoir été initialement détenus dans la province balnéaire d'Antalya, dans le sud du pays, ils ont été transférés à la prison de Maltepe à Istanbul, ville dans laquelle vivent plusieurs milliers de Tchétchènes.

La Turquie a également procédé récemment à l’arrestation de huit personnes, dont deux espions iraniens et six turcs, susceptibles d’avoir fomenté un complot visant à kidnapper un ancien responsable militaire iranien dans la province de Van à l’est du pays, à environ 100 km de la frontière iranienne.

L'opération visant à appréhender les huit personnes est intervenue après que la Turquie a brièvement détenu un membre du consulat iranien à Istanbul en février, dans le cadre d'une enquête sur l'assassinat d'un dissident iranien en Turquie il y a deux ans.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)