La reprise économique aux Etats-Unis réduit le déficit budgétaire

En 2020, la crise économique provoquée par le Covid-19 avait fait bondir le déficit des Etats-Unis au niveau jamais vu de 3 132 milliards de dollars, sous l'effet du paiement de chèques de relance, d’indemnités chômage, ou encore de prêts aux petites et moyennes entreprises. (Photo, AP)
En 2020, la crise économique provoquée par le Covid-19 avait fait bondir le déficit des Etats-Unis au niveau jamais vu de 3 132 milliards de dollars, sous l'effet du paiement de chèques de relance, d’indemnités chômage, ou encore de prêts aux petites et moyennes entreprises. (Photo, AP)
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Publié le Samedi 23 octobre 2021

La reprise économique aux Etats-Unis réduit le déficit budgétaire

  • Le déficit s'est établi à 2 772 milliards de dollars, pour l'année fiscale 2021, close le 30 septembre, a annoncé vendredi le département du Trésor
  • C'est 360 milliards de dollars de moins que l'an passé, et cela représente 12,4% du produit intérieur brut (PIB), contre 15% en 2020

WASHINGTON : Le déficit budgétaire des Etats-Unis s'est réduit en 2021, après son record historique de 2020, la reprise économique ayant permis de remplir les caisses. L'administration Biden y voit le résultat de sa politique, et un argument supplémentaire en faveur de ses plans d'investissements.


Le déficit s'est établi à 2 772 milliards de dollars, pour l'année fiscale 2021, close le 30 septembre, a annoncé vendredi le département du Trésor.


C'est 360 milliards de dollars de moins que l'an passé, et cela représente 12,4% du produit intérieur brut (PIB), contre 15% en 2020.


C'est aussi mieux qu'attendu, puisque les projections initiales tablaient sur un déficit de 3.669 milliards, quand les projections à mi-chemin étaient de 3 114 milliards.


En 2020, la crise économique provoquée par le Covid-19 avait fait bondir le déficit des Etats-Unis au niveau jamais vu de 3 132 milliards de dollars, sous l'effet du paiement de chèques de relance, d’indemnités chômage, ou encore de prêts aux petites et moyennes entreprises.


C'était même plus du double du précédent record, enregistré en 2009, quand, en pleine récession liée à la crise financière immobilière, il avait grimpé à 1 400 milliards de dollars.

«Hausse des revenus»
"L'augmentation des recettes en 2021 peut être en grande partie attribuée à la hausse des revenus des particuliers et des entreprises", a souligné le département au Trésor dans son communiqué.


La reprise économique s'est accélérée au printemps aux Etats-Unis, avec la campagne de vaccination. L'activité des entreprises s'est accrue, notamment dans les secteurs les plus touchés par la crise - restauration, tourisme, ... - faisant grimper leur bénéfice et donc le montant de leurs impôts. 


Et de nombreuses personnes qui avaient perdu leur emploi avec la crise ont repris le travail et donc reçu un salaire, imposable, quand les allocations chômage ne le sont qu'en partie.


Ce sont ainsi 4.046 milliards de dollars qui sont entrés dans les caisses de l'Etat fédéral américain entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021, 600 milliards de plus qu'en 2020.


Cela représente 18,1% du PIB, contre 16,3% en 2020.


Les dépenses, elles, ont été de 6.818 milliards (30,5% du PIB), soit une hausse de 266 milliards de dollars par rapport à 2020. Cela représente 30,5% du PIB, une part moins importante que les 31,3% l'an passé. 

Reprise économique «fragile»
Cette amélioration des finances du pays "est une preuve supplémentaire que l'économie américaine est en pleine reprise", a commenté la secrétaire au Trésor Janet Yellen, citée dans le communiqué.


"Bien que la reprise économique du pays soit plus forte que celle des autres pays riches, elle reste fragile", a-t-elle cependant alerté.


Ce nouvel appel du pied lancé aux élus de Congrès intervient alors que les discussions restent très difficiles autour des deux grands projets d'investissements et de réformes de Joe Biden.


Le président américain s'est dit jeudi prudemment optimiste sur la possibilité d'un accord pour faire passer son ensemble de réformes sociales et d'infrastructures.


Il devra sans doute, cependant, laisser de côté la hausse des impôts pour les ménages les plus riches et les entreprises, élément-clé du financement de ses mesures.


"Je ne pense pas que nous pourrons obtenir" ces hausses d'impôts, a indiqué Joe Biden.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.