Attentat en Ouganda: le président Museveni promet de retrouver les auteurs

L'explosion s'est produite vers 21H00 locales (18H00 GMT) dans une zone où se trouvent des restaurants populaires en bordure de rue dans le quartier de Kawempe, dans le Nord de la ville. (AFP)
L'explosion s'est produite vers 21H00 locales (18H00 GMT) dans une zone où se trouvent des restaurants populaires en bordure de rue dans le quartier de Kawempe, dans le Nord de la ville. (AFP)
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Publié le Dimanche 24 octobre 2021

Attentat en Ouganda: le président Museveni promet de retrouver les auteurs

  • «Il semble s'agir d'un acte terroriste, mais nous en retrouverons les auteurs», a affirmé le président ougandais Yoweri Museveni
  • En août, l'Ouganda a affirmé avoir déjoué un attentat suicide visant les funérailles nationales d'un haut commandant de l'armée

KAMPALA: Le président de l'Ouganda, Yoweri Museveni, a qualifié dimanche d'"acte terroriste" l'explosion qui a fait un mort et plusieurs blessés samedi soir dans la capitale de ce pays d'Afrique de l'Est déjà visé par des attentats de groupes jihadistes de la région.


"Il semble s'agir d'un acte terroriste, mais nous en retrouverons les auteurs", a affirmé M. Museveni sur Twitter, sans autre précision à leur sujet, faisant état d'un bilan d'un mort et cinq blessés. Il a expliqué avoir été informé que trois personnes avaient "laissé un colis" sur les lieux, qui a ensuite explosé.


L'explosion s'est produite vers 21H00 locales (18H00 GMT) dans une zone où se trouvent des restaurants populaires en bordure de rue dans le quartier de Kawempe, dans le Nord de Kampala, avait annoncé la police samedi soir, précisant qu'elle enquêtait pour déterminer elle "résultait d'un acte intentionnel ou non".


"La population n'a aucune crainte à avoir, nous viendrons à bout de cette criminalité comme nous sommes venus à bout des autres, commises par des porcs qui ne respectent pas la vie humaine", a ajouté le chef de l'Etat. 


Un couvre-feu national contre le coronavirus est en vigueur à partir de 19H00 en Ouganda mais il n'est pas uniformément appliqué.


Le 8 octobre, l'organisation jihadiste État islamique (EI) avait revendiqué un attentat à la bombe contre un poste de police à Kawempe, près de l'endroit où s'est produite l'explosion de samedi.


Le Royaume-Uni et la France ont depuis mis à jour leurs conseils aux voyageurs pour l'Ouganda, appelant à la vigilance dans les endroits très fréquentés et les lieux publics comme les restaurants, les bars et les hôtels.

Le groupe ADF accusé 
En août, l'Ouganda a affirmé avoir déjoué un attentat suicide visant les funérailles nationales d'un haut commandant de l'armée, Paul Lokech, qui avait notamment mené la lutte en Somalie contre les rebelles islamistes shebab, liés à Al-Qaïda, en tant que commandant de l'opération de l'Union africaine dans ce pays, l'Amisom.


Il avait également participé en République démocratique du Congo (RDC) à une opération de l'armée ougandaise contre les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe rebelle musulman apparu en Ouganda mais qui a fait souche depuis près de 30 ans en RDC, où il est accusé d'avoir tué des milliers de civils.


Le président Museveni avait imputé la tentative d'attentat aux funérailles du général Lokech aux "terroristes ADF".


L'EI présente les ADF comme sa branche en Afrique centrale. En mars, les Etats-Unis ont placé ce groupe sur la liste des "organisations terroristes" affiliées à l'EI.


En juillet, la police ougandaise avait annoncé avoir arrêté quatre suspects et tué un cinquième dans l'enquête sur une tentative d'assassinat contre le ministre des Transports et ancien chef de l'armée, le général Edward Katumba Wamala, imputée à une "cellule terroriste".


Les suspects s'étaient entraînés avec les ADF en RDC et avaient "commencé à réactiver des cellules terroristes locales" en Ouganda, avait affirmé la police.


Le général Katumba Wamala avait été blessé par balles le 1er juin au nord de Kampala par des motards masqués qui avaient attaqué son véhicule, tuant sa fille et un de ses gardes du corps.


En 2010, deux attentats à la bombe à Kampala visant des supporteurs assistant à la finale de la Coupe du monde de football avaient fait 76 morts. Ils avaient été revendiqués par les shebab somaliens.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.