Taïwan: un séisme de magnitude 6,5 frappe le Nord-Est

Image d’une caméra de surveillance filmant le séisme à Taipei (Capture d’écran, AFP).
Image d’une caméra de surveillance filmant le séisme à Taipei (Capture d’écran, AFP).
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Publié le Dimanche 24 octobre 2021

Taïwan: un séisme de magnitude 6,5 frappe le Nord-Est

  • Le séisme a frappé le comté de Yilan dans le Nord-Est à 13H11 heure locale (05H11 GMT) à une profondeur de 67 kilomètres
  • Taïwan est régulièrement frappée par des tremblements de terre car l'île se trouve près de la jonction de deux plaques tectoniques

TAIPEI: Un tremblement de terre d'une magnitude de 6,5 a frappé le Nord-Est de Taïwan dimanche selon l'agence de météorologie, blessant une femme mais ne faisant pas de dégâts matériels importants signalés dans l'immédiat.

Le centre taïwanais des opérations d'urgence a indiqué qu'une femme a été blessée par des chutes de pierres dans la région montagneuse du comté de Hualien (Est).

L'agence de météorologie de Taïwan a constaté un tremblement de terre de magnitude 6,5, tandis que l'US Geological Survey a donné une force plus faible de 6,2.

Il a frappé le comté de Yilan dans le Nord-Est à 13H11 heure locale (05H11 GMT) à une profondeur de 67 kilomètres.

La secousse a semblé durer une trentaine de secondes. "Les murs de la maison tremblaient, aussi bien latéralement que de haut en bas, cela semblait assez fort", selon un journaliste de l'AFP à Yilan qui n'a pas constaté de dégâts dans son quartier.

Les autorités ont déclaré ne pas s'attendre à des dommages étendus car le séisme était profond. 

"Le public n'a pas à être trop inquiet", a déclaré Chen Kuo-chang, chef du centre sismologique du bureau central de météorologie. 

"Le tremblement de terre est profond et son intensité n'est pas aussi importante, a-t-il ajouté. Il aurait pu causer des dommages imprévisibles s'il avait été peu profond". 

Le séisme principal a été suivi d'une réplique d'une magnitude de 5,4 et le réseau du métro de Taipei (MRT) a fermé par précaution pendant un peu moins d'une heure.

Tom Parker, un illustrateur britannique qui vit à Taipei, prenait le métro lorsque le tremblement de terre s'est produit. "C'est la première fois que je ressens un tremblement de terre dans le MRT. Comme des montagnes russes apprivoisées", a-t-il tweeté, ajoutant que tous les usagers avaient été invités à s'abriter dans la station pour un moment. 

De nombreuses autres personnes ont signalé la secousse sur les réseaux sociaux. "J'étais mort de peur, j'ai crié dans ma chambre", a écrit Yu Ting, un utilisateur de Facebook. "Ce tremblement de terre est vraiment énorme, du verre s'est brisé dans mon salon". 

Certaines épiceries ont signalé des aliments et d'autres marchandises projetés depuis des étagères par la secousse. 

Taïwan est régulièrement frappée par des tremblements de terre car l'île se trouve près de la jonction de deux plaques tectoniques. En décembre 2020, un séisme de 6,2 a frappé l'île sans qu'aucun dommage ou blessure majeurs ne soient signalés. 

En 2018, un séisme de magnitude 6,4 a frappé Hualien, haut lieu touristique, faisant 17 morts et près de 300 blessés.

La catastrophe naturelle la plus meurtrière de l'histoire de l'île s'est produite en septembre 1999, lorsqu'un séisme de magnitude 7,6 a tué environ 2.400 personnes.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.