Le Moyen-Orient fait face à une vague de menaces de cybersécurité depuis le début de la pandémie

La région a toujours été le foyer de ce type d’attaques en raison de facteurs géopolitiques. (Fichier/Shutterstock)
La région a toujours été le foyer de ce type d’attaques en raison de facteurs géopolitiques. (Fichier/Shutterstock)
Fatemah Alharbi, chercheuse et consultante en cybersécurité (Photo fournie)
Fatemah Alharbi, chercheuse et consultante en cybersécurité (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 24 octobre 2021

Le Moyen-Orient fait face à une vague de menaces de cybersécurité depuis le début de la pandémie

  • Les chercheurs ont publié 49 rapports de renseignements sur les menaces après des enquêtes associées à des cyberattaques contre les Émirats arabes unis
  • Dans le rapport VMWare, une enquête menée auprès de 252 Saoudiens montre que 84 % d'entre eux ont déclaré que les cyberattaques avaient augmenté en raison du travail à domicile.

RIYAD : Depuis le début de la pandémie, une vague de campagnes de menaces sophistiquées ciblant le Moyen-Orient a été découverte par Kaspersky, une entreprise mondiale de cybersécurité. 

Un APT est une campagne d'attaque dans laquelle des intrus établissent une présence illicite à long terme sur un réseau pour extraire des données hautement sensibles. Les cibles, qui sont soigneusement choisies et étudiées, comprennent généralement de grandes entreprises ou des réseaux gouvernementaux. 

La région a toujours été le foyer de telles attaques en raison de facteurs géopolitiques. 

Les chercheurs de Kaspersky, surveillant de près la région pour les APT, ont travaillé sur 68 rapports d'enquête liés à 29 cyber-gangs ciblant activement le Moyen-Orient depuis le début de la pandémie. 

Les chercheurs ont publié 49 rapports de renseignements sur les menaces après des enquêtes associées à des cyberattaques contre les Émirats arabes unis, qui ont fait l’objet du plus grand nombre de rapports de tous les pays du Moyen-Orient. 

Le deuxième plus élevé était l'Arabie saoudite avec 39 rapports, suivie de l'Égypte avec 30. Le Koweït et Oman en avaient 21 chacun, tandis que la Jordanie en avait 20. L'Irak, le Qatar et Bahreïn avaient moins de 20 rapports chacun. 

Les attaques de l'APT visaient principalement les agences gouvernementales, suivies des institutions diplomatiques, du secteur de l'éducation et des institutions de télécommunications. Les autres secteurs ciblés comprenaient la finance, l'informatique, la santé, le juridique, l'armée et la défense. 

Certains des groupes APT étudiés sont Oilrig, WIRTE, Lazarus et Sofacy. 

Fatemah Alharbi, experte en cybersécurité et professeure adjointe à l'Université de Taibah, déclare à Arab News : « Les logiciels malveillants basés sur PowerShell sont utilisés par des cyberattaques sophistiquées ciblant des infrastructures critiques en Arabie saoudite. 

Elle précise que ces cybercriminels envoient des e-mails de phishing contenant des fichiers Microsoft Office malveillants se faisant passer pour des entités légitimes. 

Pour passer le pare-feu et les techniques de protection des e-mails, explique-t-elle, ces fichiers truqués sont protégés par des mots de passe et compressés sous forme de fichiers zip. 

« Cette méthode facilite la mission de ces cybercriminels pour prendre le contrôle total du système de fichiers et compromettre chaque fichier qui s'y trouve. Cela signifie qu'ils sont en mesure de contrôler le système d'exploitation, les applications et les données. En supposant que l'attaque soit détectée, une analyse et une enquête approfondies sur le système de fichiers sont fortement recommandées pour rapidement récupérer le système et arrêter l'attaque. 

Se référant à un rapport de Bitdefender, une entreprise de technologie de cybersécurité, Alharbi déclare : « Les chercheurs ont fait la lumière sur une campagne de cyber espionnage APT bien connue qui cible principalement les infrastructures critiques en Arabie saoudite. Ce groupe de menaces s'appelle Chafer APT (également connu sous le nom d'APT39 ou Remix Chaton). Le rapport montre que ces cybercriminels s'appuient sur l'ingénierie sociale pour compromettre les victimes en Arabie saoudite. 

« Techniquement, l'attaque a incité les victimes à exécuter un outil d'administration à distance situé dans le dossier de téléchargement, similaire aux composants RAT utilisés contre la Turquie et le Koweït en 2014 et 2018, respectivement. » 

Malgré ces menaces, Alharbi indique que les ressources de cybersécurité du Royaume ont prouvé leur capacité à faire face à de tels dangers. 

« L'Arabie saoudite est classée n°1 dans la région MENA et en Asie et n°2 dans le monde selon l'indice mondial de cybersécurité publié par l'agence spécialisée des Nations Unies dans les technologies de l'information et des communications, l'Union internationale des télécommunications en 2021. » 

Cette indexation évalue périodiquement les pays selon cinq axes principaux : juridique, technique, réglementaire, renforcement des capacités et coopération. Le Royaume a marqué des points avancés dans tous ces axes, dit-elle. 

Amin Hasbini, responsable de l'équipe mondiale de recherche et d'analyse pour le Moyen-Orient, la Turquie et l'Afrique chez Kaspersky, déclare : « Nos experts en cybersécurité ont toujours été à l'avant-garde de la détection et du signalement des dernières menaces APT. Nos rapports sont le produit de leur visibilité en matière de cybersécurité et identifient rapidement ce qui constitue une menace. » 

« Nous utilisons ces informations pour, bien sûr, alerter les organisations concernées à temps et leur fournir la protection ainsi que les informations nécessaires contre les menaces connues et inconnues. Alors que les entreprises se dirigent vers la numérisation, en particulier en raison de la pandémie, il est plus important que jamais de connaître les menaces qui évoluent constamment. » Selon un récent rapport de Kaspersky et VMWare, le travail à distance pendant la pandémie a rendu les employés saoudiens vulnérables aux cyberattaques. » 

Dans le rapport VMWare, une enquête menée auprès de 252 Saoudiens montre que 84 % d'entre eux ont signalé que les cyberattaques avaient augmenté en raison du travail à domicile. 

Alharbi évoque des méthodes pour protéger les utilisateurs contre les menaces d'ingénierie sociale. « Nous assistons depuis un moment à une augmentation du nombre de cyberattaques basées sur l'ingénierie sociale. Selon un récent rapport de PurpleSec, 98% des cyberattaques reposent sur l'ingénierie sociale. Les cybercriminels préfèrent utiliser des techniques d'ingénierie sociale qui exposent la tendance naturelle d'une victime à faire confiance facilement par rapport à la mise en œuvre de logiciels malveillants ou de tout autre outil pour pirater des systèmes. » 

« Pour cela, les organisations doivent renforcer et diversifier leurs tactiques de sensibilisation à la cybersécurité, telles que la publication de contenu de sensibilisation à la cybersécurité, des formations en classe, des vidéos, des simulations et des tests », dit-elle. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".

 


Kushner doit rencontrer le Hamas en Egypte

Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
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  • Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas

LE CAIRE: Des sources au sein du Hamas ont indiqué dimanche que l'émissaire américain Jared Kushner allait rencontrer des dirigeants du mouvement islamiste palestinien en Egypte, avant sa visite en Israël, au moment les Etats-Unis cherchent à faire avancer le plan de paix à Gaza.

L'entretien, qui n'a pas été confirmé par les Etats-Unis, devrait se tenir à Al-Alamein, dans le nord de l'Egypte, un pays qui fait office depuis des années de médiateur dans le conflit israélo-palestinien.

M. Kushner, également gendre du président Donald Trump, s'est déjà entretenu dimanche à Al-Alamein avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors que le chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a rencontré de son côté le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad.

Ces rencontres surviennent au moment où les Etats-Unis tentent d'aplanir les divergences entre Israël et le Hamas sur la mise en oeuvre du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin durablement à la guerre à Gaza.

Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas.

Visite américaine en Israël 

"Les médiateurs ont informé le Hamas que l'émissaire américain Jared Kushner rencontrerait sa direction, en présence de responsables égyptiens et qataris", a déclaré une source du Hamas, qui a demandé à garder l'anonymat, sans donner de date.

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent parmi les organisations terroristes et qui a mené l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël, déclenchant la guerre de Gaza.

Une deuxième source du Hamas a indiqué que les Etats-Unis avaient demandé au mouvement des précisions sur plusieurs points, notamment sur "la collecte, le regroupement et le stockage des armes de manière réelle, et non simplement symbolique, ainsi que sur le renoncement total du Hamas à gouverner Gaza".

Le Hamas, qui gouverne Gaza depuis 2007, a annoncé début juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe créé par le "Conseil de Paix" composé de technocrates palestiniens et chargé d'assurer la transition dans le territoire palestinien.

Lors de la rencontre entre M. Sissi et Jared Kushner, il a été "rappelé la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs obligations au titre de l'accord de cessez-le-feu" à Gaza, a déclaré le porte-parole de M. Sissi, Mohamed al-Chennawi, dans un communiqué.

De son côté, la délégation dirigée par Khalil al-Hayya, dont c'est la première visite en Egypte depuis sa nomination fin juillet, "a réaffirmé son engagement à mener à bien le plan" américain, selon l'agence officielle égyptienne Mena.

La réunion avec M. Rachad portait sur "les efforts déployés pour contraindre Israël à respecter l'accord, qui comprend la feuille de route en 15 points, et à entamer sa mise en œuvre", a précisé un responsable du mouvement islamiste palestinien à l'AFP.

Le "Conseil de Paix", chargé de mettre en œuvre le plan de paix, avait indiqué que M. Kushner devait, outre l'Egypte, se rendre la semaine prochaine en Israël avec Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza de cet organe créé par M. Trump.

Blessés dans des frappes 

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu d'octobre 2025 dans le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

Sur le terrain, plusieurs personnes ont été blessées dimanche après des frappes israéliennes sur une maison dans le centre de la bande de Gaza, a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

L'armée israélienne a déclaré qu'elle répondait à une menace émanant du Jihad islamique.

D'autres personnes ont été blessées après des tirs israéliens sur des tentes abritant des personnes déplacées dans le sud, selon la même source.

Au moins 1.262 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués.