Brésil: Bolsonaro nie chercher sa réelection en augmentant les allocations

Le président brésilien Jair Bolsonaro est vu lors d'une conférence de presse avec son ministre de l'Économie Paulo Guedes (hors cadre) au siège du ministère à Brasilia, le 22 octobre 2021. (Photo, AFP)
Le président brésilien Jair Bolsonaro est vu lors d'une conférence de presse avec son ministre de l'Économie Paulo Guedes (hors cadre) au siège du ministère à Brasilia, le 22 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 25 octobre 2021

Brésil: Bolsonaro nie chercher sa réelection en augmentant les allocations

  • Le gouvernement avait annoncé mercredi la mise en place à partir de novembre d'un nouveau programme social avec une augmentation de 20% des allocations pour les plus pauvres
  • Cette annonce a eu lieu à un an de l'élection présidentielle, pour laquelle Bolsonaro est donné largement battu dans les sondages par l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva

BRASILIA : Le président brésilien Jair Bolsonaro a assuré dimanche que sa décision d'augmenter de 20% les allocations pour les plus pauvres, puis de proposer une augmentation encore plus importante, n'avait rien à voir avec l'objectif de se faire réélire en 2022.

"Nous déplorons la situation dans laquelle se trouvent les pauvres au Brésil, qui passent des moments difficiles. Nous ne nous battons pas pour les élections de 2022. C'est un sujet qu'on n'aborde pas", a déclaré M. Bolsonaro à Brasilia.

Le gouvernement du président brésilien avait annoncé mercredi la mise en place à partir de novembre d'un nouveau programme social, qui remplacera la "Bolsa Familia" créée par la gauche, avec une augmentation de 20% des allocations pour les plus pauvres.

Cette annonce a eu lieu à un an de l'élection présidentielle, pour laquelle M. Bolsonaro est donné largement battu dans les sondages par l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), créateur de la populaire "Bolsa Familia", programme social phare de son premier mandat.

La création du programme "Auxilio Brasil" a été annoncée quelques heures après la divulgation d'un rapport accablant d'une commission parlementaire du Sénat qui a demandé l'inculpation du chef de l'Etat pour dix crimes en raison de sa politique jugée "irresponsable" lors de la pandémie de Covid-19. 

La "Bolsa Familia" verse à 14,7 millions de familles des allocations variables, d'un montant de 190 réais en moyenne (environ 29 euros).

L'"Auxilio Brasil", prévoit le versement, à partir de novembre, d'allocations 20% plus élevées (228 réais en moyenne), à un public élargi de 16,9 millions de familles.

Mais le président Bolsonaro déclaré ensuite à plusieurs reprises qu'il souhaitait que le montant plancher s'élève à 400 réais (environ 61 euros) par famille. 

Cette nouvelle proposition très controversée doit encore soumise à l'approbation du Parlement.

Selon les spécialistes, il serait pratiquement impossible d'atteindre ce montant sans dépasser le plafond des dépenses budgétaires.

Les inégalités se sont fortement creusées au Brésil en raison de la crise du coronavirus et la situation des plus pauvres s'est détériorée encore davantage ces derniers mois, en raison de l'inflation galopante.

Les inégalités se sont fortement creusées au Brésil en raison de la crise du coronavirus et la situation des plus pauvres s'est détériorée encore davantage ces derniers mois, en raison de l'inflation galopante.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.