Arabie saoudite: Plus de $10 milliards pour lutter contre le changement climatique 

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a lancé lundi le sommet de l’Initiative verte du Moyen-Orient (MGI). (Capture d’écran/Sommet de la MGI)
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a lancé lundi le sommet de l’Initiative verte du Moyen-Orient (MGI). (Capture d’écran/Sommet de la MGI)
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Publié le Mardi 26 octobre 2021

Arabie saoudite: Plus de $10 milliards pour lutter contre le changement climatique 

  • Mohammed ben Salmane a lancé le sommet de l’Initiative verte du Moyen-Orient (MGI), qui réunit des chefs d’État du monde entier 
  • Le sommet prévoit la mise en place d’une feuille de route régionale pour la lutte contre le changement climatique 

RIYAD: Lundi, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a lancé le sommet de l’Initiative verte du Moyen-Orient (MGI) et annoncé deux initiatives d’une valeur de 39 milliards de riyals saoudiens ($10,4 milliards ou 8,95 milliards d’euros) pour lutter contre le changement climatique, auxquelles l’Arabie saoudite contribuera à hauteur de 15%.  

Dans son discours inaugural, le prince héritier a précisé que le sommet prévoyait également de mettre en place une feuille de route régionale pour la lutte contre le changement climatique. 

«Nous sommes aujourd’hui réunis à l’occasion de ce sommet afin d’unir nos forces et de coordonner nos efforts pour protéger l’environnement, faire face au changement climatique et élaborer une feuille de route visant à réduire les émissions de carbone dans la région de plus de 10% de la contribution mondiale. Nous planifions également de planter 50 milliards d’arbres dans la région, grâce au plus grand programme de plantation d’arbres au monde, ce qui contribuera à atteindre 5% de l’objectif mondial de reboisement», a souligné le prince héritier. 

Le prince Mohammed a déclaré que le Royaume mettrait sur pied un fonds d’investissement pour trouver des solutions visant à instaurer une économie à faible émission de carbone dans la région. Il a annoncé qu’il lancerait une initiative mondiale qui contribuerait à la mise en place de solutions basées sur les carburants propres pour nourrir plus de 750 millions de personnes dans le monde.  

Le prince héritier a ajouté que le Royaume élaborerait un programme régional de réduction des émissions de carbone dans le cadre de la MGI, et créerait une plate-forme de coopération pour mettre en œuvre le concept d’économie circulaire à faibles émissions de carbone. 

«Il existe des lacunes dans le système régional pour agir en faveur du climat. En coordonnant les efforts régionaux et en partageant les expériences et les technologies, nous pouvons accélérer la réalisation de nos initiatives», a-t-il affirmé. 

«Pour ce faire, le Royaume annonce qu’il établira une plate-forme coopérative pour mettre en œuvre les concepts de l’économie circulaire à faibles émissions de carbone, qu’il créera un pôle régional pour le changement climatique, et qu’il mettra en place un centre régional pour le captage, l'utilisation et le stockage du carbone (CCUS), un centre régional pour l’alerte rapide aux tempêtes, un centre régional pour le développement durable de la pêche, et un programme régional d’ensemencement des nuages. Ces centres et programmes joueront un rôle majeur dans le développement des infrastructures nécessaires à la protection de l’environnement, à la réduction des émissions et au renforcement de la coordination régionale», a-t-il ajouté. 

Des chefs d’État du monde entier participent au sommet de l’Initiative verte du Moyen-Orient, notamment le premier ministre pakistanais, Imran Khan et le prince héritier jordanien, Hussein ben Abdallah II. John Kerry, le premier envoyé spécial du président américain pour le climat, est également présent au sommet.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Un événement international sur les technologies de boisement se tiendra à Riyad

L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres. (SPA)
L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres. (SPA)
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  • Des experts discuteront des questions d'environnement, de climat, de durabilité et d'investissement

RIYAD : L'Exposition et le forum internationaux sur les technologies de boisement débutent dimanche à Riyad sous le patronage du prince héritier Mohammed ben Salmane.

L’évènement, organisé par le Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification se tient au Centre international de conventions et d'expositions de Riyad, en coordination avec le ministère de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture.

Le ministre saoudien de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture, Abdul Rahman Al-Fadhli, a déclaré que la Stratégie nationale pour l'environnement était une feuille de route permettant de réaliser les aspirations de la Vision saoudienne 2030 en matière de protection et de développement de l'environnement.

Talal S. Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour la Consultation environnementale.
Talal S. Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour la Consultation environnementale.

Il a souligné les efforts du prince héritier pour promouvoir la couverture végétale au niveau local, régional et international par le biais de plans ambitieux, notamment l'Initiative verte saoudienne, l'Initiative verte du Moyen-Orient, l'Initiative mondiale sur la réduction de la dégradation des terres et l'Initiative internationale pour les récifs coralliens.


USA: le gendarme boursier a demandé des explications à Elon Musk sur sa montée au capital de Twitter

Sur cette photo d'archive prise le 02 mai 2022, Elon Musk arrive pour le Met Gala 2022 au Metropolitan Museum of Art de New York (Photo, AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 02 mai 2022, Elon Musk arrive pour le Met Gala 2022 au Metropolitan Museum of Art de New York (Photo, AFP).
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  • L'agence fédérale interroge aussi le patron de Tesla sur son choix initial du formulaire 13G
  • Elon Musk a passé un accord avec le conseil d'administration de la plateforme pour la racheter

SAN FRANCISCO: L'étau se resserre autour d'Elon Musk, accusé par des investisseurs et aussi désormais par le gendarme boursier américain, d'avoir révélé plus tard que prévu par la loi son investissement dans Twitter, qu'il est en train d'acheter.

L'autorité de régulation des marchés financiers américains, la SEC, a publié vendredi une lettre adressée au multimilliardaire le 4 avril, date à laquelle il avait annoncé avoir atteint plus de 9% du capital de Twitter.

La SEC se demande pourquoi il a attendu ce jour-là, alors qu'il avait dépassé les 5% le 14 mars. La loi impose aux investisseurs de rendre publiques leurs prises de participation au-delà de ce seuil dans les dix jours.

L'agence fédérale interroge aussi le patron de Tesla sur son choix initial du formulaire 13G, réservé aux investisseurs dits "passifs".

"Votre réponse doit mentionner, entre autres, vos déclarations publiques récentes", souligne la SEC, citant un tweet d'Elon Musk du 4 avril où il demandait à ses dizaines de millions d'abonnés s'ils pensaient que Twitter "applique rigoureusement les principes de la liberté d'expression".

Mercredi, des actionnaires de Twitter ont porté plainte contre le fantasque entrepreneur, qu'ils accusent d'avoir manipulé le marché pour faire des économies dans son opération de rachat du réseau social.

Eux aussi lui reprochent d'avoir retardé le moment où il a révélé être monté au capital de Twitter.

Ils estiment que l'homme le plus riche au monde a ainsi économisé quelque 156 millions de dollars, car s'il avait informé le marché dans les temps impartis, il aurait payé plus cher une partie des actions.

Elon Musk a passé un accord avec le conseil d'administration de la plateforme pour la racheter.

Et depuis début avril, la valeur du réseau social en Bourse fluctue au gré des tweets du multimilliardaire.

"Musk a fait des déclarations, envoyé des tweets et mené d'autres actions conçues pour semer le doute et faire baisser substantiellement l'action de Twitter pour se créer une marge de manœuvre qu'il espérait utiliser pour se retirer de la transaction ou renégocier le prix", affirme les actionnaires dans leur plainte.

Les avocats d'Elon Musk, Tesla et la SEC n'ont pas réagi à des sollicitations de l'AFP dans l'immédiat vendredi.

L'entrepreneur aux multiples casquettes (Tesla, SpaceX, Neuralink...) a déjà eu maille à partir avec le gendarme boursier américain à cause de sa propension à tweeter des informations qui font bouger les cours de ses sociétés cotées.

Suivi sur Twitter par plus de 95 millions de personnes, il a prévu de retirer la réseau social de la Bourse quand il en sera propriétaire.


Pétrole russe: pourquoi la Hongrie veut échapper à l'embargo

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban fait un geste en présentant les membres du nouveau gouvernement hongrois avant une cérémonie de prestation de serment au bâtiment du Parlement hongrois à Budapest le 24 mai 2022. (AFP)
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban fait un geste en présentant les membres du nouveau gouvernement hongrois avant une cérémonie de prestation de serment au bâtiment du Parlement hongrois à Budapest le 24 mai 2022. (AFP)
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  • Le dirigeant hongrois, qui entend «protéger les familles hongroises» d'une insécurité énergétique inédite, est le dernier à bloquer le projet d'embargo et réclame une exemption pure et simple pour son pays
  • Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine avant la guerre et critique du pouvoir ukrainien, joue régulièrement les trouble-fête. Au risque cette fois de briser pour la première fois l'unité affichée par les 27 depuis l'invasion de l'Ukraine

BUDAPEST: A l'approche du Conseil européen de lundi, Viktor Orban persiste dans son refus de sevrer la Hongrie d'un pétrole russe bon marché, pierre angulaire d'une série de mesures populistes garantes de son maintien au pouvoir.

Le dirigeant hongrois est le dernier à bloquer le projet d'embargo et réclame une exemption pure et simple pour son pays.

Il entend "protéger les familles hongroises" d'une insécurité énergétique inédite, entre pénuries, flambée des prix et possible récession à la clé.


Si les Slovaques et les Tchèques semblent se satisfaire d'une dérogation de deux années, lui parle de "bombe atomique" lancée sur son économie et exige au moins le double de temps ainsi que près de 800 millions d'euros en financements européens pour adapter les installations. 


Car il lui faut transformer son unique raffinerie dans les environs de Budapest et doper la capacité de l'oléduc Adria qui part de Croatie.


Une surenchère faisant dire au ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck, qu'il serait moins coûteux pour l'UE de faire l'embargo sans la Hongrie.


Depuis son retour au pouvoir il y a douze ans, Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine avant la guerre et critique du pouvoir ukrainien, joue régulièrement les trouble-fête. 


Au risque cette fois de briser pour la première fois l'unité affichée par les 27 depuis l'invasion de l'Ukraine.