ONG palestiniennes sur liste noire: Israël va envoyer un émissaire à Washington

Des Palestiniens défilent lors d'une manifestation appelant à la libération des prisonniers palestiniens en grève de la faim dans les prisons israéliennes, à Hébron, en Cisjordanie, le 24 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des Palestiniens défilent lors d'une manifestation appelant à la libération des prisonniers palestiniens en grève de la faim dans les prisons israéliennes, à Hébron, en Cisjordanie, le 24 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 25 octobre 2021

ONG palestiniennes sur liste noire: Israël va envoyer un émissaire à Washington

  • Le gouvernement israélien avait annoncé vendredi avoir ajouté six ONG palestiniennes, dont al-Haq et Addameer, qui œuvrent respectivement pour la défense des droits humains et des prisonniers, sur sa liste des « organisations terroristes »
  • Cette décision a été vivement critiquée par l'Autorité palestinienne et des organisations internationales

JERUSALEM : Israël va envoyer un émissaire aux Etats-Unis pour présenter des "preuves" justifiant sa décision de placer six ONG palestiniennes sur sa liste des "organisations terroristes", a indiqué lundi un haut-responsable israélien à l'AFP.

Le gouvernement israélien avait annoncé vendredi avoir ajouté six ONG palestiniennes, dont al-Haq et Addameer, qui oeuvrent respectivement pour la défense des droits humains et des prisonniers, sur sa liste des "organisations terroristes", car liées selon lui au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), groupe armé palestinien honni par l'Etat hébreu.

Cette décision a été vivement critiquée par l'Autorité palestinienne et des organisations internationales, tandis que les Etats-Unis ont affirmé qu'ils "allaient consulter leurs partenaires israéliens pour obtenir plus d'informations concernant les fondements" de cette mesure. 

"Au cours des prochains jours, un émissaire spécial du Shin Beth (le service israélien de renseignement intérieur, NDLR) et du ministère des Affaires étrangères se rendra aux Etats-Unis avec des preuves matérielles établissant le lien (entre ces six ONG) et le FPLP", a déclaré lundi à l'AFP un haut responsable israélien s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

La coordinatrice des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) dans les Territoires palestiniens, Lynne Hastings, s'est dite "préoccupée" lundi par la décision du gouvernement israélien.

"Ces désignations ajoutent davantage de pression sur les organisations de la société civile dans les Territoires palestiniens occupés et ont le potentiel de compromettre sérieusement leur travail", a-t-elle déclaré dans un communiqué, ajoutant être en contact avec les autorités israéliennes "afin d'en savoir plus sur ces allégations".

D'après Eliav Lieblich, professeur de droit à l'Université de Tel-Aviv, il est "presque impossible" pour les ONG palestiniennes d'avoir accès aux éléments de preuve sur lesquels le gouvernement israélien a basé sa décision, car le ministère de la Défense pourrait ne pas les divulguer pour des raisons de sécurité. 

"Mais en 2021, vous ne pouvez pas déclarer terroristes six organisations de défense des droits sans fournir au public des preuves", a-t-il assuré à l'AFP, qualifiant de "défaillante" la loi israélienne de 2016 sur le contreterrorisme qui a servi de cadre juridique pour qualifier les six ONG de "groupes terroristes".    

 


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse

Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse
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  • Les États-Unis prévoient de retirer leurs 1.000 soldats de Syrie dans les deux prochains mois, selon le Wall Street Journal et CBS, après l’extension du contrôle du gouvernement syrien sur le territoire
  • Washington recentre son attention militaire sur l’Iran, avec des porte-avions déployés dans le Golfe et des frappes envisagées si aucun accord n’est trouvé sur le nucléaire iranien

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient de retirer l'ensemble de leurs 1.000 soldats de Syrie au cours des deux prochains mois, selon la presse américaine.

Washington mettra fin à sa présence dans le pays, a indiqué le Wall Street Journal, après que le gouvernement syrien a étendu son contrôle sur le territoire et a annoncé fin janvier être parvenu à un accord pour intégrer à l'Etat syrien les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, qui jouaient un rôle clé dans la lutte contre l'Etat islamique (EI).

Le média CBS a également fait état de ce projet, citant des responsables américains sous couverts d'anonymat.

Les forces américaines présentes en Syrie ont récemment amorcé leur retrait, notamment la semaine dernière des bases d'al-Tanf et d'al-Chaddadi, utilisées dans le cadre de la lutte menée par la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis avaient soutenu les forces kurdes dans leur lutte contre les jihadistes de l'EI à partir de 2014.

Mais après le renversement de Bachar al-Assad fin 2024 et l'arrivée au pouvoir de l'islamiste Ahmad al-Chareh, ils ont soutenu le nouveau président dans sa détermination à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est félicité dimanche de "la trajectoire" suivie par la Syrie, malgré "des jours difficiles".

Dernièrement, les Etats-Unis rassemblent aussi leur attention et leurs capacités militaires autour de l'Iran, qu'ils menacent de frapper si les deux ennemis ne parvenaient pas à conclure un accord au sujet du programme nucléaire iranien.

CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end, même si Donald Trump n'a selon eux pas encore pris de décision finale.

Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases à travers la région.

Sollicité, le Pentagone n'a pas donné de réponse dans l'immédiat à une demande de commentaires.


La médiation saoudienne permet la libération de détenus pakistanais en Afghanistan

Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
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  • Le porte-parole du gouvernement afghan a indiqué que les détenus ont été libérés en signe de bonne volonté

DUBAÏ : L’Arabie saoudite a facilité la libération de trois détenus pakistanais retenus en Afghanistan, suite à une demande du Royaume et à la visite d’une délégation saoudienne à Kaboul avant le mois sacré du Ramadan.

Le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, a déclaré mardi que les détenus avaient été libérés en signe de bonne volonté, reflétant la politique de l’Afghanistan de maintenir des relations positives avec les autres pays et en reconnaissance des efforts de médiation saoudiens.

Les trois Pakistanais avaient été capturés lors d’affrontements frontaliers entre les forces afghanes et pakistanaises le 12 octobre 2025, et ont été remis à la délégation saoudienne en visite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com