Face à l’échec des négociations de Vienne, Washington est «prêt à tout»

Robert Malley, photographié dans son bureau à Washington D.C., a déclaré que les États-Unis espèrent que l’Iran reprendra sérieusement les négociations. (Photo, AFP))
Robert Malley, photographié dans son bureau à Washington D.C., a déclaré que les États-Unis espèrent que l’Iran reprendra sérieusement les négociations. (Photo, AFP))
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Publié le Mardi 26 octobre 2021

Face à l’échec des négociations de Vienne, Washington est «prêt à tout»

Robert Malley, photographié dans son bureau à Washington D.C., a déclaré que les États-Unis espèrent que l’Iran reprendra sérieusement les négociations. (Photo, AFP))
  • L’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Robert Malley, a déclaré que les États-Unis veulent que Téhéran retourne au PAGC mais se préparent à tous les scénarios possibles
  •  L’horloge «technologique, non chronologique» tourne et la fenêtre de négociation pour un retour au PAGC ne sera pas ouverte éternellement

LONDRES: L’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Robert Malley, a déclaré que les États-Unis espèrent que l’Iran reprendra sérieusement les négociations sur la limitation de son programme nucléaire en échange d’un allègement des sanctions, mais que Washington se préparait à tous les scénarios possibles. 

Lors d’une conférence de presse en ligne à laquelle a assisté Arab News, M. Malley a expliqué que l’Iran a deux voies devant lui: un retour à la diplomatie et un réengagement dans les négociations, ou une rupture totale des négociations, l’Iran retardant les pourparlers à perpétuité ou formulant des exigences qui dépassent les paramètres des négociations. 

«Les pays, qu’ils fassent partie du CCG (Conseil de coopération du Golfe) ou de l’E3 (France, Allemagne, Italie) ont deux voies clairement tracées devant eux», a affirmé M. Malley. 

«Une voie dans laquelle l’Iran, les États-Unis et les autres parties du P5+1 prennent leurs responsabilités au sérieux pour trouver des solutions aux questions restées en suspens après le sixième cycle de négociations à Vienne (...) afin que l’Iran respecte les contraintes sur son programme nucléaire qu’il a acceptées à Vienne en 2016.» Il a ajouté que si l’Iran choisit cette voie, les États-Unis devront lever les sanctions économiques qui sont «incompatibles» avec l’accord de 2016. 

«Il y a ensuite l’autre voie, à laquelle nous devons au moins nous préparer, souligne M. Malley. Il s’agit du cas où l’Iran choisit une autre direction et continue de retarder la reprise des pourparlers ou revient avec des exigences qui dépassent clairement les paramètres du PAGC (Plan d’action global commun). Nous sommes de plus en plus préoccupés par la voie choisie par l’Iran.» 

«C’est à l’Iran de choisir la voie qu’il souhaite emprunter.» 

«S’il en choisit la seconde, le président Biden et le secrétaire d’État Blinken ont tous deux déjà assuré que si la diplomatie échoue, nous avons d’autres outils et nous les utiliserons pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire», indique M. Malley. 

L’envoyé n’a pas dévoilé les mesures exactes que Washington prendrait si l’Iran refusait de reprendre sérieusement les négociations, mais «nous devons être prêts à tout», a-t-il déclaré.

Il a expliqué que les États-Unis seraient toujours ouverts à la diplomatie avec l’Iran pour résoudre la fissure diplomatique qui existe depuis longtemps entre les deux États.  

Toutefois, précise-t-il, « la fenêtre de négociation pour un retour au PAGC ne sera pas ouverte éternellement. Il ne s’agit cependant pas d’une horloge chronologique, mais d’une horloge technologique. À un moment donné, le PAGC sera érodé, parce que l’Iran aura réalisé des progrès irréversibles, et dans ce cas, il est impossible de ressusciter un cadavre. Mais nous n’en sommes pas encore là.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.