Japon: la princesse Mako s'est mariée après des années de controverse

Photo des fiançailles du couple Mako et Kei en septembre 2017. (Photo, AFP)
Photo des fiançailles du couple Mako et Kei en septembre 2017. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 26 octobre 2021

Japon: la princesse Mako s'est mariée après des années de controverse

  • La nièce de l'empereur scelle son union avec le roturier Kei Komuro, mais elle a dû renoncer au faste des rites traditionnels et à une importante indemnité financière
  • Le couple devrait prochainement s'installer à New York, ce qui suscite d'inévitables comparaisons avec un autre couple royal, britannique celui-là: le prince Harry et Megan Markle
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TOKYO : La princesse Mako, nièce de l'empereur du Japon, s'est mariée mardi après des années de controverse au sujet de son union avec son fiancé roturier Kei Komuro, mais elle a renoncé au faste des rites traditionnels et à une importante indemnité financière.

"Les documents matrimoniaux ont été présentés et acceptés", a déclaré un représentant de l'Agence impériale à l'AFP. La télévision japonaise a montré Mako quittant la résidence impériale d'Akasaka à Tokyo et faisant ses adieux à sa famille, s'inclinant devant ses parents et embrassant sa soeur.

L'institution impériale avait précisé plus tôt ce mois-ci que la cérémonie de mariage, le banquet de réception et d'autres rituels n'auraient pas lieu et qu'un paiement forfaitaire accordé habituellement aux femmes de la maison impériale qui épousent des roturiers, et pouvant atteindre 153 millions de yens (1,2 million d'euros), ne serait pas octroyé.

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Une photo de la princesse Mako prise le 25 octobre 2021 et publiée par le palais impérial. (Photo, AFP)

 

La nièce de l'empereur Naruhito, qui a eu 30 ans ce week-end, a perdu son titre royal lorsqu'elle et Kei Komuro ont fait enregistrer leur mariage, une situation habituelle pour les femmes de la lignée, mais elle est la première dans l'histoire du Japon de l'après-guerre à refuser l'indemnité.

Mako et M. Komuro, qui travaille pour un cabinet d'avocats américain, avaient annoncé leurs fiançailles en 2017, tous sourires timides.

Mais l'union ne débute pas dans les meilleures conditions, l'Agence impériale ayant indiqué que la princesse souffrait d'un syndrome "complexe" de stress post-traumatique en raison de la couverture médiatique ayant entouré sa personne et sa famille.

La fille du frère cadet de l'empereur Naruhito a enduré des années de critiques et d'atermoiements au sujet de son projet de mariage avec Kei Komuro, 30 ans également, attaqué pour des allégations selon lesquelles sa mère aurait emprunté de l'argent à un ancien fiancé et ne l'aurait pas remboursé.

Cette querelle, qui n'est toujours pas réglée, a fait scandale au Japon, où un comportement irréprochable est attendu des membres de la famille impériale.

Le mariage a été reporté et Kei Komuro est parti en 2018 aux Etats-Unis pour y poursuivre ses études de droit. Il n'est rentré au Japon que le mois dernier, arborant une queue de cheval qui a fait la Une des journaux, et qu'il a coupée depuis.

Malgré la tonalité médiatique négative, et quelques manifestations contre cette union, un peu plus de la moitié de la population (53%) la soutient, selon un sondage du quotidien Yomiuri publié mardi, seules 33% des personnes sondées disant ne pas la voir d'un bon oeil.

"Ces trois années ont dû être longues pour elle, donc je suis vraiment contente que ce jour soit enfin arrivé", a estimé Mayu Ogura, 30 ans, interrogée par l'AFP près du palais impérial.

"Il aurait été préférable que l'atmosphère générale soit à la fête mais cette ambiance difficile est plutôt triste", a regretté Shigeru Hashimoto, 54 ans.

Le couple devrait prochainement s'installer à New York, ce qui suscite d'inévitables comparaisons avec un autre couple royal, britannique celui-là: le prince Harry et Megan Markle.

On ne sait pas encore si Mako travaillera une fois sur place, mais elle est bien qualifiée, ayant étudié l'art et le patrimoine culturel à l'International Christian University de Tokyo, où elle a rencontré M. Komuro, et a passé un an à l'université d'Edimbourg.

Elle est également titulaire d'une maîtrise en études muséales de l'université britannique de Leicester.

Au Japon, le trône ne peut être transmis qu'aux membres masculins de la famille, et les enfants des femmes royales qui épousent des roturiers ne sont pas inclus.

La modification de ces règles a fait l'objet d'un débat et, en juillet, un groupe d'experts gouvernementaux a compilé des notes sur la question, dont une proposition visant à ce que les femmes royales restent dans la famille, même après leur mariage.

Cependant, tout changement du système risque d'être long à venir, les partisans de la ligne dure et les traditionalistes s'opposant avec véhémence à toute mesure visant à permettre aux femmes de régner.


L’Arabie saoudite renforce sa présence dans les discussions mondiales sur la mode à Milan

Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
Le RLC Fashion Summit a abordé les réalités auxquelles sont confrontées les industries de la mode et du luxe. (Photo fournie)
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  • La Commission saoudienne de la mode a participé comme partenaire principal du RLC Fashion Summit 2026 à Milan, soulignant le rôle croissant du Royaume dans l’industrie mondiale de la mode
  • Les discussions ont porté sur les principaux enjeux du secteur : intelligence artificielle, évolution des consommateurs, investissements, commerce multimarque et émergence de nouveaux marchés

DHAHRAN : Des dirigeants mondiaux de la mode et du luxe se sont réunis à Milan début juin à l’occasion du Retail Leaders Circle (RLC) Fashion Summit 2026, dans le cadre du rayonnement international croissant du RLC Global Forum, dont le rendez-vous phare annuel se tient en Arabie saoudite.

Organisé au Four Seasons Hotel Milano, le RLC Fashion Summit a abordé les défis actuels auxquels font face les secteurs de la mode et du luxe : fragmentation géopolitique, évolution des attentes des consommateurs, discipline en matière d’investissement, intelligence artificielle, avenir du commerce multimarque et influence croissante des nouveaux marchés.

L’initiative Fashion Futures de la Commission saoudienne de la mode a participé au sommet en tant que partenaire principal, illustrant le rôle grandissant du Royaume dans les discussions internationales portant sur la mode, le commerce de détail, l’investissement et le développement des secteurs innovants.

« Notre priorité est de mettre en place les conditions d’une croissance durable pour l’ensemble du secteur de la mode en Arabie saoudite », a déclaré Burak Cakmak, directeur général de la Commission saoudienne de la mode, dans un communiqué. « Alors que l’industrie poursuit sa transformation, nous travaillons à multiplier les opportunités pour les marques internationales, les fabricants, les investisseurs et les partenaires du secteur afin qu’ils puissent s’engager sur le marché saoudien et contribuer à son développement. »

La participation de la commission reflète également la dynamique plus large du secteur de la mode saoudien, alors que le Royaume poursuit ses investissements dans les secteurs innovants, le développement des talents, les infrastructures commerciales et les partenariats internationaux.

« Il est rare de voir un tel niveau de leadership réuni au même endroit pour une journée entière d’échanges authentiques et ouverts », a déclaré Panos Linardos, président du RLC Global Forum.

Outre son forum annuel dédié au commerce de détail à Riyad, le RLC Global Forum organise un calendrier d’événements de premier plan à travers le monde, notamment le CEO Summit à New York et le RLC Fashion Summit à Milan.


À Dubaï, la mode se met au service de l’éducation grâce au partenariat entre OnTheList et Dubai Cares

La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
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  • Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin
  • L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international

DUBAÏ: La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde.

Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin. L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international.

Cette opération réunira plusieurs marques du groupe BESTSELLER, dont JACK & JONES, VERO MODA, ONLY, Name It et Selected. Les visiteurs pourront accéder à une sélection de vêtements et d’accessoires pour hommes, femmes et enfants à des prix fortement réduits.

Créée pour offrir à ses membres un accès privilégié à des marques premium, OnTheList poursuit ainsi sa stratégie d’engagement social dans la région. Pour l’entreprise, ce partenariat avec Dubai Cares s’inscrit dans une volonté de donner davantage de sens à l’expérience d’achat.

« Lorsqu’on construit une marque dans cette région, il est essentiel d’aller au-delà de la simple transaction commerciale. Ce partenariat avec Dubai Cares reflète cette vision : chaque achat contribue désormais à une cause qui dépasse largement l’acte de consommation », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice d’OnTheList.

De son côté, Amal Al Redha, directrice des partenariats chez Dubai Cares, a salué une initiative qui démontre que commerce et responsabilité sociale peuvent se renforcer mutuellement.

« Cette collaboration offre une opportunité concrète de mobiliser une communauté de consommateurs désireux de contribuer positivement à la société. Nous sommes ravis d’accueillir OnTheList parmi nos partenaires », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création, Dubai Cares affirme avoir impacté plus de 117 millions de personnes dans plus de 60 pays en développement grâce à ses programmes dédiés à l’éducation, à la jeunesse et au développement durable.

Alors qu’OnTheList continue d’étendre sa présence aux Émirats arabes unis, cette initiative illustre une tendance croissante au sein du secteur de la mode : mettre le pouvoir d’achat au service de causes sociales et humanitaires à l’échelle mondiale.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.