Google dépasse les attentes avec près de $19 milliards de profits

Alphabet a réalisé environ 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier, dont plus de 80% provenaient de la publicité en ligne. (Photo, AFP)
Alphabet a réalisé environ 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier, dont plus de 80% provenaient de la publicité en ligne. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 27 octobre 2021

Google dépasse les attentes avec près de $19 milliards de profits

  • De juillet à septembre, le service de vidéos a vendu pour $7,2 milliards d'espaces publicitaires finement ciblés en fonction des contenus et des utilisateurs
  • Google détient 28,6% du marché publicitaire numérique mondial en 2021, juste devant son voisin Facebook et ses 23,7% de parts du gâteau

SAN FRANCISCO : Alphabet, la maison-mère de Google, a vu son chiffre d'affaires bondir de 41% au troisième trimestre, à 65 milliards de dollars, le géant d'internet dégageant 18,9 milliards de bénéfice net, bien au-delà des attentes du marché.

Le numéro un mondial de la publicité en ligne, qui est sous le coup de nombreuses enquêtes et poursuites pour des soupçons de pratiques anticoncurrentielles, continue de récolter plus de recettes aussi bien grâce à YouTube que par son moteur de recherche.

De juillet à septembre, son service de vidéos a ainsi vendu pour 7,2 milliards de dollars d'espaces publicitaires finement ciblés en fonction des contenus et des utilisateurs, contre 5 milliards à la même période l'an passé, d'après un communiqué de résultats paru mardi.

Son activité de cloud (informatique à distance), a réalisé près de 5 milliards de dollars de chiffre d'affaires, en hausse de 45% sur un an.

"La transformation numérique et la transition vers le travail hybride (au bureau et à distance, ndlr) continuent, et nos services de cloud aident les organisations à collaborer", a indiqué Sundar Pichai, le patron de la firme, dans un communiqué.

Pour le trimestre en cours, celui des fêtes de fin d'année, Alphabet espère en outre se faire une place sur le marché des smartphones. Il a sorti ce mois-ci le Pixel 6, une nouvelle gamme d'appareils avec un processeur conçu par Google et de nombreuses fonctionalités d'intelligence artificielle.

Enquêtes et procès

Mais le moteur de Google reste la publicité. Le groupe californien détient 28,6% du marché publicitaire numérique mondial en 2021, selon le cabinet eMarketer, juste devant son voisin Facebook et ses 23,7% de parts du gâteau.

En plus du moteur de recherche devenu synonyme d'internet, et de YouTube, le groupe dispose d'une galaxie de services, de la cartographie (Google Maps) aux courriels (Gmail) qui sont massivement utilisés par les internautes, et donc prisés des annonceurs.

Mais cette domination du secteur lui vaut depuis plusieurs années de nombreuses enquêtes, amendes et poursuites.

Bruxelles a annoncé en juin l'ouverture d'une enquête contre Google pour des pratiques anticoncurrentielles dans les technologies d'affichage publicitaire en ligne, juste après que l'Autorité de la concurrence française lui ait imposé une amende de 220 millions d'euros et ait exigé des réformes.

Fin 2020, Google a été visé par trois procédures antitrust aux Etats-Unis. Une coalition de 38 Etats et territoires américains l'a notamment accusé en décembre d'exercer un "monopole illégal" sur la recherche en ligne et la publicité.

Les élus américains entendent aussi resserrer la vis avec des règles antitrust plus strictes.

En juin, une commission parlementaire a approuvé une série de projets de loi qui ouvrent la voie à une transformation de l'économie numérique et à de potentiels démantèlements de Google, Facebook, Apple et Amazon.

Ces sociétés n'auraient par exemple plus le droit d'opérer des plateformes pour des entreprises tierces tout en proposant des services concurrents.

Les élus cherchent aussi à empêcher la Silicon Valley de faire passer ses produits ou services en priorité -- avec Google en ligne de mire. Et les plus gros groupes n'auraient plus le droit d'acquérir des concurrents.

Alphabet a réalisé environ 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier, dont plus de 80% provenaient de la publicité en ligne.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.