Israël annule un événement dans un lieu sous protection française à Jérusalem

Selon des sources diplomatiques, les événements de mardi ont été rapportés au Quai d'Orsay à Paris, car les autorités israéliennes sont intervenues dans un "territoire" sous protection française. (Photo, AFP)
Selon des sources diplomatiques, les événements de mardi ont été rapportés au Quai d'Orsay à Paris, car les autorités israéliennes sont intervenues dans un "territoire" sous protection française. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Israël annule un événement dans un lieu sous protection française à Jérusalem

  • La police israélienne prétend que l'événement était organisé par l'Autorité palestinienne dont les activités sont interdites par l'Etat hébreu dans la ville sainte
  • Le Consul général de France assistait au lancement du festival culturel qui avait reçu l'aide de l'ONU, de la Finlande et de l'Autriche

JERUSALEM : Israël a annulé mardi un festival tenu dans un lieu sous protection française à Jérusalem-Est, affirmant que l'événement était organisé par l'Autorité palestinienne dont les activités sont interdites par l'Etat hébreu dans la ville sainte, ont indiqué mercredi à l'AFP des sources concordantes.


Le consul général de France à Jérusalem et le conseiller aux affaires religieuses du consulat avaient assisté mardi matin au lancement de ce festival de trois jours à la Maison d'Abraham, un lieu géré par l'ONG Secours catholique aidant les plus démunis et les pèlerins dans la Ville Sainte.


Mais peu après le début des activités, des policiers en civil circulant dans une voiture banalisée ont fait irruption sur les lieux pour mettre fin aux activités, qui prévoyaient des prestations d'artistes palestiniens, ont indiqué des sources diplomatiques à l'AFP.


Les policiers avaient en leur possession avec un ordre d'annulation, a précisé à l'AFP Bernard Thibaud, le directeur de la Maison d'Abraham, indiquant qu'une activité pour les enfants venaient de commencer lorsque les policiers sont intervenus.


"Le but de ces activités est d'offrir un peu de joie et de réconfort aux enfants et aux adultes de ces quartiers marqués par la pauvreté et la violence", a précisé M. Thibaud, se disant "sous le choc" de cette mesure.


L'ordre d'annulation, signé par le ministre israélien de la Sécurité publique Omer Barlev, stipule que ce festival - qui avait reçu l'aide de l'ONU, de la Finlande et de l'Autriche - était "soutenu et financé par l'Autorité palestinienne et ce sans permission écrite".


Le festival était organisé par le Théâtre national palestinien Hakawati, le Conservatoire national Edward Saïd, et le théâtre ambulant Qafilah.


Interrogés par l'AFP, les directeurs de ces trois institutions ont affirmé n'avoir reçu "aucun" financement ou soutien de l'Autorité palestinienne pour la tenue de cet événement.


Israël occupe depuis 1967 Jérusalem-Est et y interdit toute activité, politique ou culturelle, de l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas qui cherche, elle, à faire de la partie orientale de la Ville Sainte la capitale de la Palestine.   


En raison d'accords historiques, la Maison d'Abraham est sous protection française, au même titre par exemple que l'Eglise Sainte-Anne, située dans la Vieille Ville et visitée l'an dernier par le président français Emmanuel Macron.


Selon des sources diplomatiques, les événements de mardi ont été rapportés au Quai d'Orsay à Paris.  


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.