Sept pays appellent les talibans à tenir leurs engagements sécuritaires

Les chefs de la diplomatie de l'Iran, du Pakistan, de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan se sont réunis dans la capitale iranienne mercredi, tandis que leurs homologues russe et chinois ont participé par visioconférence. (Photo, AFP)
Les chefs de la diplomatie de l'Iran, du Pakistan, de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan se sont réunis dans la capitale iranienne mercredi, tandis que leurs homologues russe et chinois ont participé par visioconférence. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Sept pays appellent les talibans à tenir leurs engagements sécuritaires

  • Les participants, qui craignent que la reconquête du pouvoir par les talibans entraîne un retour d'Al-Qaïda, comme ce fut le cas entre 1996 et 2001, ont «pris note» des engagements pris par les talibans en février 2020
  • L'accord de Doha, conclu avec les Etats-Unis, avait ouvert la voie à un retrait total des troupes américaines, conditionné notamment au respect par les talibans de garanties sécuritaires

WASHINGTON : Les six pays frontaliers de l'Afghanistan et la Russie ont appelé mercredi les talibans à "adopter une approche amicale" envers leurs voisins, ainsi qu'à tenir leurs engagements, notamment en matière de lutte contre le terrorisme.

"Nous prenons note des assurances et engagements des responsables afghans envers la communauté internationale que leur territoire ne représentera aucune menace pour les pays voisins", ont indiqué dans un communiqué commun les ministres des Affaires étrangères de sept pays à l'issue d'une rencontre à Téhéran.

Les chefs de la diplomatie de l'Iran, du Pakistan, de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan se sont réunis dans la capitale iranienne mercredi, tandis que leurs homologues russe et chinois ont participé par visioconférence. Il s'agit de la seconde rencontre de ce genre et une troisième est prévue en 2022 à Pékin.

Les participants, qui craignent que la reconquête du pouvoir par les talibans entraîne un retour d'Al-Qaïda, comme ce fut le cas entre 1996 et 2001, ont "pris note" des engagements pris par les talibans en février 2020.

L'accord de Doha, conclu avec les Etats-Unis, avait ouvert la voie à un retrait total des troupes américaines, conditionné notamment au respect par les talibans de garanties sécuritaires.

Ces derniers avaient alors assuré que l'Afghanistan "ne serait pas une menace pour les pays frontaliers", qu'il "ne servirait pas de base aux groupes criminels, terroristes" et qu'ils "frapperaient les groupes terroristes jusqu'à leur élimination".

Le ministre iranien des Affaires Étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a insisté sur la nécessité pour "les pays voisins, la communauté internationale, l'ONU et d'autres organisations internationales, de se mobiliser pour l'aide humanitaire à l'Afghanistan".

"Si ce problème n'est pas résolu, cela pourrait entraîner de nouvelles vagues de déplacés en Afghanistan" pendant l'hiver, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

Dans un message vidéo adressé aux participants, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a lui rappelé la nécessité de "protéger et d'aider les réfugiés" et d'"éviter l'effondrement total de l'économie afghane".

"Le peuple afghan a besoin d'un gouvernement représentatif et inclusif, respectant la législation humanitaire internationale et les libertés fondamentales", a également dit M. Guterres.

Il s'est déclaré "profondément perturbé par les violations des droits humains, dont celui des femmes, des enfants, des minorités ethniques" et par les "attaques terroristes horribles contre des institutions religieuses" qui ont récemment frappé l'Afghanistan.

Les nouveaux maîtres du pays ont établi un gouvernement exclusivement masculin, composé uniquement de talibans appartenant presque tous à l'ethnie pachtoune.

Ils ont en outre restreint le droit des femmes à travailler et étudier, s'attirant nombre des condamnations à l'étranger.

L'Afghanistan est au seuil d'une des pires crises humanitaires au monde, car plus de la moitié de sa population, soit 22,8 millions de personnes, sera cet hiver en situation d'insécurité alimentaire aiguë, a averti lundi l'ONU.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.