Assaut du Capitole: une mystérieuse «cellule de crise» dans un hôtel de luxe au centre de l'enquête

Depuis 1847, l'élégant hôtel accueille une clientèle aisée, des responsables politiques et des dignitaires visitant la capitale américaine ou la Maison Blanche. (AFP)
Depuis 1847, l'élégant hôtel accueille une clientèle aisée, des responsables politiques et des dignitaires visitant la capitale américaine ou la Maison Blanche. (AFP)
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Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Assaut du Capitole: une mystérieuse «cellule de crise» dans un hôtel de luxe au centre de l'enquête

  • L'hôtel Willard est également cité dans le livre «Peril», des journalistes du Washington Post Bob Woodward et Robert Costa, qui raconte les dernières semaines du mandat de M. Trump
  • En mai, John Eastman mentionnait sur une radio de Denver cette «cellule de crise de l'hôtel Willard (qui) coordonnait toutes les communications»

WASHINGTON: Une "cellule de crise" dirigée par des conseillers de Donald Trump depuis un hôtel de luxe de Washington est désormais au centre de l'enquête parlementaire sur l'attaque meurtrière contre le Capitole le 6 janvier.

Les avocats Rudy Giuliani et John Eastman, ainsi que Steve Bannon, proche allié de l'ex-président, se sont retrouvés au Willard InterContinental, tout près de la Maison Blanche, avant et après l'assaut sur le siège du Congrès par des milliers de partisans de M. Trump qui voulaient empêcher les élus de valider la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

Avec d'autres responsables républicains, ils sont suspectés d'avoir fait la liaison entre la Maison Blanche et des groupes ayant participé à la grande manifestation "Stop the steal" ("Stop au vol" des élections) organisée le 6 janvier, selon la commission d'enquête spéciale de la Chambre des représentants, qui veut poursuivre M. Bannon pour avoir refusé de témoigner.

Les explications de l'ancien conseiller de 67 ans, l'un des artisans de la victoire de Donald Trump en 2016, sont considérées comme essentielles pour comprendre ce que faisait l'hôte de la Maison Blanche le jour de l'assaut.

M. Bannon est soupçonné par les parlementaires d'avoir joué un rôle "dans l'opération de communication de la campagne +Stop au vol+ qui a motivé l'attaque" du Capitole, et d'avoir "participé aux événements ce jour-là" depuis la cellule de crise de l'hôtel Willard.

«Lobbyistes»
Depuis 1847, l'élégant hôtel accueille une clientèle aisée, des responsables politiques et des dignitaires visitant la capitale américaine ou la Maison Blanche.


Le terme "lobbyiste" semble d'ailleurs avoir été popularisé à Washington pour désigner ceux qui fréquentaient le hall d'entrée (lobby, en anglais) de l'hôtel Willard en espérant approcher le président Ulysses Grant, habitué des lieux.


Dans la période précédant le 6 janvier, des dizaines de proches de Donald Trump impliqués dans la tentative de renverser la victoire électorale de Biden ont à leur tour visité l'établissement, selon le journaliste indépendant Seth Abramson.


Sur son site internet Proof, M. Abramson cite notamment le conseiller politique conservateur Roger Stone, l'ancien porte-parole Jason Miller, le conseiller de campagne Boris Epshteyn et l'ex-directeur de la police de New York Bernard Kerik.


La commission d'enquête veut déterminer leurs responsabilités, et celle de l'ancien président lui-même, dans l'attaque.


L'hôtel Willard est également cité dans le livre "Peril", des journalistes du Washington Post Bob Woodward et Robert Costa, qui raconte les dernières semaines du mandat de M. Trump.


Selon eux, l'avocat John Eastman aurait élaboré un argumentaire juridique inédit permettant au vice-président Mike Pence de bloquer la certification par le Congrès des résultats de l'élection présidentielle en arguant de fraude - des accusations martelées par le camp Trump mais qui n'ont jamais été prouvées. 

«Le moment d'attaquer»
Le 5 janvier, Donald Trump avait annoncé à ses partisans que M. Pence avait accepté de bloquer le vote.


Mais selon les auteurs de "Peril", le vice-président avait refusé cette option lors d'une rencontre le soir même.


Après l'entrevue, M. Trump a appelé au moins une fois la "cellule de crise" de l'hôtel Willard pour "coordonner cette tentative visant à parler à la place" de son vice-président, a expliqué lundi Robert Costa sur MSNBC.


A qui a-t-il parlé? Que se sont-ils dit? La commission d'enquête parlementaire souhaiterait obtenir les relevés téléphoniques des échanges liés aux événements du 6 janvier, et interroger d'autres personnes présentes dans l'hôtel.


Selon "Peril", Steve Bannon a encouragé en décembre M. Trump à utiliser les prétendues fraudes électorales pour empêcher le vote du 6 janvier.


Dans un podcast du 5 janvier, il prédisait la "victoire" de cette stratégie le lendemain. "Tout converge et c'est le moment d'attaquer", affirmait-il.


Les opérations au Willard n'étaient pourtant pas un secret. 


En mai, John Eastman mentionnait sur une radio de Denver cette "cellule de crise de l'hôtel Willard (qui) coordonnait toutes les communications".


Les échanges entre la Maison Blanche et les occupants de l'hôtel Willard auront en tout cas été déterminants pour l'attaque du lendemain, a estimé Bob Woodward lundi sur MSNBC.


Steve Bannon et Donald Trump "ont réalisé que c'était le moment de tout faire péter, et c'est exactement ce qu'ils ont fait", a-t-il dit.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.