Ethiopie: 10 morts dans une frappe aérienne au Tigré, selon une source hospitalière

Des combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) arrivent après huit heures de marche à Mekele, la capitale de la région du Tigré, en Éthiopie, le 29 juin 2021. (Photo, AFP)
Des combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) arrivent après huit heures de marche à Mekele, la capitale de la région du Tigré, en Éthiopie, le 29 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Ethiopie: 10 morts dans une frappe aérienne au Tigré, selon une source hospitalière

  • Le gouvernement éthiopien a déclaré que cette frappe, la dernière en date d'une campagne aérienne lancée le 18 octobre, a touché une usine utilisée par les rebelles
  • Le directeur des recherches de l'hôpital Ayder de Mekele, le principal de la région, a déclaré qu'une zone résidentielle avait été touchée

NAIROBI: L'armée éthiopienne a mené jeudi une frappe aérienne sur la capitale de la région du Tigré, Mekele, qui a fait dix morts, selon une source hospitalière.

Le gouvernement éthiopien a déclaré que cette frappe, la dernière en date d'une campagne aérienne lancée le 18 octobre, a touché une usine utilisée par les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qu'il combat depuis près d'un an.

L'aviation "a détruit une partie de l'usine Mesfin Ingénierie Industrielle. Ce site était utilisé par le groupe terroriste TPLF pour l'entretien de ses équipements militaires", a déclaré la porte-parole du gouvernement Selamawit Kassa.

Le directeur des recherches de l'hôpital Ayder de Mekele, le principal de la région, a déclaré qu'une zone résidentielle avait été touchée.

"Le bilan a atteint dix morts", a indiqué le Dr Hayelom Kebede, après avoir fait état en début d'après-midi de six morts et 21 blessés.

Le Bureau des affaires de communication du Tigré, un canal d'informations lié au TPLF, avait également fait état dans un communiqué de morts dans une zone résidentielle.

Dans la matinée, le porte-parole du TPLF, Getachew Reda, avait confirmé une frappe sur la capitale tigréenne, affirmant que la défense antiaérienne rebelle était "entrée en action contre un avion ennemi".

Les communications sont coupées dans une grande partie du nord de l'Ethiopie et l'accès des journalistes y est restreint, rendant les informations difficiles à vérifier.

Le Tigré a été la cible de bombardements aériens quasi quotidiens la semaine dernière.

Le gouvernement a affirmé viser uniquement des installations de nature militaire utilisées par le TPLF, qui dirigeait la région jusqu'au lancement d'une opération militaire par le Premier ministre Abiy Ahmed le 4 novembre 2020.

Selon l'ONU, deux frappes menées le 18 octobre sur Mekele ont tué trois enfants et blessé plusieurs autres personnes.

Une autre personne est décédée lors de frappes les jours suivants. 

Ces récents bombardements ont suscité l'indignation de la communauté internationale et perturbé l'accès de l'ONU à la région, soumise à un blocus "de facto" de l'aide humanitaire. Environ 400 000 personnes y vivent dans des conditions proches de la famine, selon l'ONU. 

Le Premier ministre a envoyé l'armée fédérale au Tigré début novembre pour en chasser les autorités régionales dissidentes issues du TPLF, qu'il accuse d'avoir orchestré des attaques contre des bases militaires. 

M. Abiy, prix Nobel de la paix 2019, avait proclamé la victoire fin novembre, après la prise de Mekele. Mais en juin, le TPLF a réussi à reprendre la majeure partie de la région, dont Mekele.

L'armée éthiopienne s'est alors largement retirée, tandis que le TPLF a poursuivi son offensive dans les régions voisines de l'Amhara et de l'Afar.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.