Les géants Amazon et Apple souffrent des pénuries à l'approche des fêtes

Fin septembre, près d'1,5 million de personnes travaillaient pour Amazon dans le monde, soit 30% de plus qu'il y a un an, et la firme continue d'embaucher à tour de bras pour satisfaire la demande qui ne faiblit pas, malgré la levée des mesures de confinement dans de nombreux pays. (Photo, AFP)
Fin septembre, près d'1,5 million de personnes travaillaient pour Amazon dans le monde, soit 30% de plus qu'il y a un an, et la firme continue d'embaucher à tour de bras pour satisfaire la demande qui ne faiblit pas, malgré la levée des mesures de confinement dans de nombreux pays. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 29 octobre 2021

Les géants Amazon et Apple souffrent des pénuries à l'approche des fêtes

  • Les résultats des deux groupes américains, publiés jeudi, ont déçu les investisseurs, et leurs titres perdaient chacun plus de 3% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York
  • Les deux géants des technologies et de l'électronique voient leur croissance pâtir des mêmes maux que le reste de l'économie: les difficultés de recrutement et la pénurie de semi-conducteurs

SAN FRANCISCO : Amazon et Apple ont récolté des dizaines de milliards de dollars de revenus au dernier trimestre, mais les deux géants des technologies et de l'électronique voient leur croissance pâtir des mêmes maux que le reste de l'économie: les difficultés de recrutement et la pénurie de semi-conducteurs.


Les résultats des deux groupes américains, publiés jeudi, ont déçu les investisseurs, et leurs titres perdaient chacun plus de 3% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York.


Amazon, qui peine à embaucher à hauteur de ses besoins, a réalisé un chiffre d'affaires de 110,8 milliards de dollars (+15%) au troisième trimestre, conforme à ses attentes, mais pas à celles des analystes qui escomptaient plus de 111,6 milliards.


Le leader du commerce en ligne n'a dégagé "que" 3,2 milliards de dollars de bénéfice net, un chiffre qui pâtit de la comparaison défavorable avec l'an dernier, quand il avait triplé ses profits sur un an à 6,3 milliards, à la faveur de la crise sanitaire et d'une opération annuelle de soldes.


Dans son communiqué, le groupe américain met en avant ses nombreux investissements, soulignant qu'il a "quasiment doublé son réseau d'entrepôts depuis le début de la pandémie".


Fin septembre, près d'1,5 million de personnes travaillaient pour Amazon dans le monde, soit 30% de plus qu'il y a un an, et la firme continue d'embaucher à tour de bras pour satisfaire la demande qui ne faiblit pas, malgré la levée des mesures de confinement dans de nombreux pays.

Manque d'humains et de puces

Mais les tensions sur le marché du travail américain la freinent. 


"Au quatrième trimestre, nous nous attendons à plusieurs milliards de coûts additionnels pour notre activité de vente aux consommateurs", a prévenu Amazon, citant "le manque de main d'oeuvre, l'augmentation des salaires, les problèmes d'approvisionnement mondiaux et des coûts de transport en hausse".


Le groupe de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis) a fait savoir il y a dix jours son intention de recruter 150.000 saisonniers pour la période des fêtes de fin d'année, en plus de 165.000 embauches déjà annoncées en septembre. Il offre de fortes primes à l'embauche.


Le prix du pétrole et la pénurie de composants électroniques pèsent aussi sur ses activités, comme sur celles d'Apple.


La firme californienne estime avoir perdu environ six milliards de dollars de revenus de juillet à septembre du fait de "contraintes d'approvisionnement plus importantes que prévu", a déclaré le directeur général, Tim Cook, lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats.


Dans le détail, la marque à la pomme a été frappée, par "des pénuries de silicone", élément essentiel dans la fabrication de puces électroniques, qui touchent l'ensemble du secteur des produits électroniques de grande consommation, ainsi que des "perturbations liées au coronavirus" dans les usines sous-traitantes du groupe en Asie du Sud-Est.


"Nous vivons encore dans une époque sans précédent", a souligné Tim Cook.

Prévisions molles, attentes élevées

Il s'attend à ce que les pertes de chiffre d'affaires durant le trimestre en cours, celui des fêtes de fin d'année, soient supérieures à celle enregistrées cet été.


Au total, le chiffre d'affaires est ressorti à 83,3 milliards de dollars, en hausse de 29%, tiré par les ventes de l'iPhone.


Les ventes de l'appareil vedette ont bondi de 47% sur un an. Sur l'ensemble de son exercice 2020/21 (d'octobre à septembre), Apple a vendu pour 191,9 milliards de dollars de smartphones, de très loin le record, et près d'un tiers de plus que lors de son dernier exercice avant la pandémie.


Des chiffres qui prouvent que la demande reste forte, a commenté l'analyste Dan Ives de Wedbush, optimiste sur les perspectives d'Apple pour la fin de l'année et au-delà.


Pas trop d'inquiétudes non plus du côté d'Amazon, qui table sur des ventes comprises entre 130 et 140 milliards de dollars pour le dernier trimestre de l'année (soit une croissance comprise entre 4 et 12% sur un an).


"Ces prévisions molles seraient plus inquiétantes si Amazon n'avait pas l'habitude de réaliser des performances au-delà des attentes pendant les fêtes", a réagi Andrew Lipsman du cabinet eMarketer.


Le leader mondial du cloud (informatique à distance), peut aussi compter sur cette activité rendue fondamentale par la pandémie : sa filiale AWS a vu ses revenus progresser de 39% sur un an au dernier trimestre, dépassant les 16 milliards de dollars.


L'économie du premier État saoudien a jeté les bases de la stabilité moderne

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. (SPA)
Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. (SPA)
Short Url
  • Le commerce a repris dans la péninsule arabique, selon un historien
  • La ville de Diriyah est considérée comme un centre politique et commercial de premier plan

RIYAD: L'économie du premier État saoudien a servi de pilier fondamental à la construction de la nation, à la consolidation de son influence et à la garantie de sa stabilité, a récemment rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les principales caractéristiques de cette économie sont décrites dans le livre "Diriyah : Origins and Development during the First Saudi State", du Dr Abdullah Al-Saleh Al-Othaimeen, a rapporté la SPA.

Les mesures prises à l'époque ont permis d'assurer la sécurité, d'unifier les régions et d'organiser la société. Cela a permis de stimuler le commerce, de stabiliser les marchés et d'améliorer la vie à Diriyah et dans les régions avoisinantes.

arabie saoudite

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenu un centre économique dynamique. (SPA)


L'ouvrage, publié par la Fondation du roi Abdulaziz pour la recherche et les archives, explique comment ces actions ont facilité l'arrivée des caravanes, sécurisé de vastes routes commerciales et relancé le commerce dans toute la péninsule arabique.

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. Ses marchés attiraient des marchands et des étudiants de toute la région.

La communauté locale s'appuyait sur diverses activités, notamment le commerce, l'agriculture et l'élevage, les chevaux et les chameaux jouant un rôle crucial dans le transport, le commerce et la sécurisation des routes.

La croissance économique au cours de cette phase de fondation "a consolidé la position de Diriyah en tant que centre politique et commercial de premier plan dans la péninsule arabique", a rapporté l'APS


EDF dévoile ses résultats à l'orée d'une année 2026 décisive

Un logo du géant français de l’énergie EDF au siège à Marseille, dans le sud de la France, le 10 octobre 2025. (AFP)
Un logo du géant français de l’énergie EDF au siège à Marseille, dans le sud de la France, le 10 octobre 2025. (AFP)
Short Url
  • EDF affiche des performances robustes grâce au rebond du nucléaire et à un bénéfice record en 2024, mais reste confronté à une dette élevée, à des besoins d’investissements massifs et à une consommation d’électricité en berne
  • Sous l’impulsion de Bernard Fontana, le groupe mise sur la relance des réacteurs (programme EPR2), la maîtrise des coûts et des investissements « sélectifs », tout en maintenant la stabilité des tarifs pour les ménages en 2026

PARIS: Consommation d'électricité en berne, relance du nucléaire, priorité à l'efficacité: le géant électricien EDF dévoile vendredi ses résultats annuels 2025, à l'orée d'une année 2026 pleine de défis financiers et industriels pour l'entreprise publique.

A quelques semaines du 80e anniversaire de la naissance d'EDF, créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Bernard Fontana, qui a pris les rênes du groupe il y a dix mois, s'apprête à présenter des résultats solides, fort de la "remontada" de la production nucléaire depuis 2023 et malgré la décrue des prix de l'électricité sur les marchés après la crise énergétique.

En 2024, le groupe avait engrangé un bénéfice record de 11,4 milliards d'euros, peu avant l'éviction de son PDG Luc Rémont, en désaccord avec l'Etat, et la nomination en mai 2025 par l'Elysée du discret patron de l'équipementier Framatome, filiale d'EDF.

Face à une pile de dossiers brûlants, Bernard Fontana s'est fixé comme priorités de pacifier les relations avec les industriels sur le prix de l'électricité, enjeu majeur pour leur compétitivité, et de poursuivre la hausse de la production nucléaire.

Au passage, il aura aussi évité l'écueil de la sortie début 2026 du mécanisme de tarification très avantageuse du nucléaire, grâce au recul des cours sur les marchés de gros: les factures des ménages resteront stables en 2026.

En parallèle, EDF et l'Etat se sont entendus sur le partage du financement du nouveau programme de construction de réacteurs nucléaires EPR2. Sous réserve du feu vert de Bruxelles, EDF pourrait annoncer en fin d'année sa décision officielle d'investir pour six nouveaux réacteurs, conformément à la nouvelle feuille de route énergétique de la France.

Sa publication, la semaine dernière, a mis fin au moins pour un temps aux atermoiements politiques sur la place du nucléaire et des renouvelables: à rebours de la précédente qui prévoyait de fermer 14 réacteurs, cette nouvelle mouture confirme la priorité donnée à l'atome, tout en préservant l'éolien et solaire, plus faciles et rapides à déployer.

Du côté de l'hydraulique, l'horizon se dégage avec l'adoption par les députés d'une proposition de loi visant à relancer les investissements bloqués depuis des années en raison de différends juridiques avec Bruxelles.

- "Sélectifs" -

Mais de nombreux défis financiers, industriels et humains demeurent.

Le groupe est encore lesté d'une dette abyssale (54,3 milliards d'euros à fin 2024), à l'heure où il doit engager 25 milliards d'euros d'investissements par an, et jusqu'à 460 milliards d'ici 2040, selon la Cour des comptes.

Si bien que Bernard Fontana a fait des économies et de l'efficacité ses lignes directrices. Pour ce faire, le dirigeant à la réputation de "cost-killer" prévoit un plan d'un milliard d'euros par an d'économies sur les frais généraux d'ici 2030, en simplifiant l'organisation, ce qui inquiète les salariés.

"Il s'attaque en premier lieu aux fonctions support, pourtant essentielles afin de décharger le travail du personnel dit +opérationnel+... On sent plus une logique guidée par des économies rapides et à tout va plutôt que par un réel retour à plus de sens au travail et de reconnaissance des agents", a déploré Thomas Plancot, de la CGT.

Une formule que le PDG répète à l'envi résume sa priorité: "le lead time", soit une réduction du temps de réalisation des opérations ou des processus. Place "à l'opérationnel et au terrain" et à la simplification, et moins de "réunions préparatoires pour préparer des réunions", résume une source proche de la direction.

Parallèlement, la cession d'actifs dans les énergies renouvelables aux Etats-Unis, conformément à son objectif d'investissements "sélectifs" à l'international, et l'ouverture du capital d'Edison en Italie, pourraient lui redonner quelques marges de manœuvre.

Car pour investir, EDF va devoir composer, non seulement avec des prix en baisse, mais avec une consommation d'électricité qui patine, en attendant un grand plan d'électrification du gouvernement pour accélérer le transfert des consommations d'énergies fossiles importées et coûteuses vers l'électricité.

Fort de sa production décarbonée, EDF s'efforce de conquérir de nouveaux clients, parmi les particuliers (voitures électriques, pompes à chaleur), dans les entreprises et parmi les grands industriels qui recherchent de la visibilité à long terme et bientôt dans les centres de données, très gourmands en électricité.


E. Leclerc: hausse de 2,4% des ventes en 2025

Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
Short Url
  • Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U
  • E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire

PARIS: Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an.

Depuis 2020, son chiffre d'affaires a bondi de près d'un quart, indique Leclerc, soit un gain de près de 12 milliards d'euros et 5 points de parts de marché en 5 ans, se targue-t-il, selon des chiffres reçus dimanche par l'AFP.

En 2024, le chiffre d'affaires avait augmenté de 2,6% pour atteindre 49,9 milliards d'euros.

"L'écart avec nos concurrents se resserre, mais ils ne sont pas près de nous rattraper", a estimé dans le quotidien économique Les Echos le président du comité stratégique des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc.

Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U.

E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire.

Par ailleurs, "nous avons identifié un potentiel de 600 magasins de proximité que l'on ouvrira d'ici à 2030", a relaté aux Echos Michel-Edouard Leclerc, évoquant l'existence actuelle d'une centaine de E. Leclerc Express, avec "différents formats, qui vont de 300 à 1.000 m2".

Sur leurs objectifs pour 2030, "cela inclut des grandes métropoles - Paris n'est pas forcément notre priorité, car les espaces sont rares et très disputés".

"Il faut ajouter les centres-villes délaissés, les petites villes, mais aussi les villages. Pour ces derniers, les drives piétons et les camions E. Leclerc se révèlent une très bonne option", a-t-il ajouté.

E. Leclerc, comme Intermarché ou Système U en France, est un groupement de magasins indépendants, où les patrons de magasins ont plus de marge de manoeuvre que dans les groupes dits intégrés, comme Carrefour ou Auchan par exemple.

C'est la raison pour laquelle ces groupements ne communiquent que sur leurs ventes, pas sur leurs résultats nets qui dépendent des orientations et de la situation financière de chacun des membres.