Evacuation d'Afghanistan: Macron félicite les militaires et agents

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours alors qu'il rencontre des agents de l'État qui ont contribué à l'opération APAGAN en Afghanistan, à l'Elysée à Paris le 29 octobre 2021.(AFP)
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours alors qu'il rencontre des agents de l'État qui ont contribué à l'opération APAGAN en Afghanistan, à l'Elysée à Paris le 29 octobre 2021.(AFP)
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Publié le Vendredi 29 octobre 2021

Evacuation d'Afghanistan: Macron félicite les militaires et agents

  • Entre le 15 et le 27 août, un pont aérien a permis d'évacuer 2 800 personnes, dont une centaine de ressortissants français
  • L'opération Apagan, déclenchée le 15 août à la demande du chef de l'Etat, a pris fin le 28 août

PARIS: Emmanuel Macron a félicité vendredi les militaires et agents ayant contribué à l’opération "Apagan" qui a permis d'évacuer 2 800 personnes d'Afghanistan après la prise de Kaboul par les talibans, en restant sur place "jusqu'au bout".

"Après avoir évacué les personnes restées à l'ambassade, vous, diplomates de l'ambassade, policiers du détachement de sécurité et de l’escorte du RAID, militaires des forces spéciales, des forces françaises stationnées aux Émirats arabes unis, de l’armée de l’air et de l’espace, avez littéralement tiré à bout de bras, d’un égout à ciel ouvert, des personnes en danger, malgré les tirs réguliers, et la menace permanente d'un attentat", leur a dit le chef de l'Etat, lors d'une réception à l'Elysée.

"Un exemple, ce dernier avion français qui a décollé jusqu'à l'ultime extrémité des créneaux alloués. Nous avons tenu jusqu’au bout", a ajouté Emmanuel Macron, en rendant aussi hommage à la société civile qui a aidé à l'accueil en France des familles évacuées.  

Entre le 15 et le 27 août, un pont aérien a permis d'évacuer 2.800 personnes, dont une centaine de ressortissants français et plus de 2.600 Afghans menacés pour avoir travaillé pour la France ou pour leur engagement en faveur des droits humains. 

Au total, l'armée française a assuré 26 rotations entre Kaboul et la base aérienne 104 d'Abou Dhabi, pivot du dispositif, et 16 vols entre Abou Dhabi et Paris. 

L'opération Apagan, déclenchée le 15 août à la demande du chef de l'Etat, a pris fin le 28 août, les conditions de sécurité n’étant plus remplies sur l'aéroport de Kaboul en raison du départ des forces américaines le 31 août.

Les services de l'Etat ont reçu 270 000 mails et 70 000 coups de fils de sollicitation, dont des Afghans en France inquiets pour leur famille restée sur place. 

La France s'est concentrée sur les personnes en danger le plus immédiat, a expliqué l'Elysée.

Dans les mois précédant l’évacuation, de mai à juillet dernier, plus de 600 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, ont pu quitter l'Afghanistan et être accueillis, a-t-il ajouté.

Lors de la réception à l'Elysée en présence d'environ 200 agents de l'Etat, outre le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, se trouvaient également Benoît Hamon et Christiane Taubira, qui ont fait partie de ceux qui ont signalé des cas d'Afghans menacés. Christiane Taubira a ainsi signalé plusieurs cas de femmes afghanes menacées, qui ont pu être évacuées, a-t-elle indiqué à l'AFP.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.