Erdogan inaugure un nouveau centre culturel à Istanbul

L'inauguration du nouvel opéra de 2040 places a eu lieu à la date symbolique du 98e anniversaire de la fondation de la république turque par Mustafa Kemal Atatürk. (Photo, AKM)
L'inauguration du nouvel opéra de 2040 places a eu lieu à la date symbolique du 98e anniversaire de la fondation de la république turque par Mustafa Kemal Atatürk. (Photo, AKM)
Les opposants au projet de démolition du Centre culturel Atatürk avaient déploré la destruction d'un édifice qu'ils considéraient comme un symbole de la République et de ses valeurs. (Photo, AFP)
Les opposants au projet de démolition du Centre culturel Atatürk avaient déploré la destruction d'un édifice qu'ils considéraient comme un symbole de la République et de ses valeurs. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 30 octobre 2021

Erdogan inaugure un nouveau centre culturel à Istanbul

  • Un nouvel opéra a été édifié sur le site du Centre culturel Atatürk dont la démolition avait ému les franges laïques de la société civile
  • L'inauguration a eu lieu à la date symbolique du 98e anniversaire de la fondation de la république turque par Mustafa Kemal Atatürk
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Le nouvel opéra de 2040 places accueillera dimanche le London Philharmonic Orchestra. (Photo, AKM)

 

ISTANBUL : Le président turc Recep Tayyip Erdogan a inauguré vendredi un nouvel opéra dans le centre d'Istanbul qui a été édifié sur le site du Centre culturel Atatürk dont la démolition a ému les franges laïques de la société civile.

L'inauguration du nouvel opéra de 2040 places a eu lieu à la date symbolique du 98e anniversaire de la fondation de la république turque par Mustafa Kemal Atatürk.

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(Photo, AKM)

 

Le Centre culturel Atatürk, situé place Taksim, a eu une histoire mouvementée. Ouvert en 1969, le Centre est presque aussitôt ravagé par un incendie avant sa réouverture en 1978. Il devient alors le pôle de la vie culturelle d'Istanbul, mais doit fermer en 2008 pour des travaux de restauration qui n'auront jamais lieu.

M. Erdogan avait déclaré, lorsqu'il avait lancé le nouveau projet en 2017, que le nouveau bâtiment d'avant-garde donnerait une nouvelle vie à la place Taksim, qui avait été le lieu de rassemblement phare des manifestants protestant contre le gouvernement islamo-conservateur en 2013.

Les opposants au projet de démolition du Centre culturel Atatürk avaient déploré la destruction d'un édifice qu'ils considéraient comme un symbole de la République et de ses valeurs.

En mai, le président Erdogan avait inauguré la première mosquée sur la place Taksim, consacrant ainsi une transformation du paysage urbain dans le quartier.

Bien que la Turquie soit un pays à majorité musulmane, la construction de la mosquée a été critiquée lorsqu'elle a commencé en 2017, certains opposants accusant M. Erdogan de vouloir "islamiser" la société.

L'architecte du nouveau bâtiment de l'opéra, Murat Tabanlioglu, est le fils de Hayati Tabanlioglu, l'architecte qui avait conçu l'édifice de l'ancien Centre culturel Atatürk, signe que le gouvernement tient à montrer qu'il ne foule pas aux pieds le passé.

La façade moderne recouverte de verre du nouvel édifice est aussi semblable à celle de l'ancien.

Le nouveau complexe de 95000 m2 abrite l'opéra, des salles de théâtre, une bibliothèque de deux étages, un centre culturel pour les enfants, des salles de cinéma et de concert, des lieux d'exposition, des cafés et des restaurants.

Le London Philharmonic Orchestra doit se produire dimanche au nouveau Centre, montrant que la musique occidentale figure au programme.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.