Elections en Géorgie: l'opposition dénonce des fraudes, appelle à protester

Des dizaines de milliers de personnes manifestent en Géorgie pour soutenir le parti au pouvoir, le 27 octobre (Capture d’écran, AFP).
Des dizaines de milliers de personnes manifestent en Géorgie pour soutenir le parti au pouvoir, le 27 octobre (Capture d’écran, AFP).
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Publié le Lundi 01 novembre 2021

Elections en Géorgie: l'opposition dénonce des fraudes, appelle à protester

  • Mikheïl Saakachvili, président pro-occidental de ce pays du Caucase de 2004 à 2013 et maintenant considéré comme le chef de l'opposition, a été emprisonné début octobre
  • L'OSCE avait fait part de sa préoccupation par des cas «d'intimidation, d'achat de votes et de pressions sur les candidats et les électeurs»

TBILISSI : L'opposition géorgienne a rejeté dimanche comme frauduleux les résultats du deuxième tour des élections municipales en Géorgie, remporté par le parti au pouvoir, et a appelé ses partisans à manifester.


Cet appel intervient alors que le chef de l'opposition, l'ancien président Mikheïl Saakachvili, emprisonné, a entamé une grève de la faim depuis un mois.


Président pro-occidental de ce pays du Caucase de 2004 à 2013 et maintenant considéré comme le principal opposant, M. Saakachvili a été emprisonné début octobre à son retour d'exil juste avant le premier tour des élections.


Il a aussitôt entamé une grève de la faim pour protester contre cette détention, selon lui purement politique, et la poursuit depuis.


Le deuxième tour des élections a eu lieu samedi dans certaines communes de cette ex-république soviétique, notamment dans les grandes villes.


Le parti Rêve géorgien a remporté de peu ces élections dans 19 sur 20 municipalités où ses candidats affrontaient ceux du Mouvement national uni (MNU) de M. Saakachvili, selon la Commission électorale centrale.


"Je félicite tout le monde pour notre victoire au deuxième tour, nous avons gagné toutes les villes", a déclaré le Premier ministre Irakli Garibachvili à la télévision.


Pour sa part, le dirigeant du MNU, Nika Melia, a assuré que l'opposition n'allait pas reconnaître ces résultats, en accusant le Rêve géorgien d'avoir "volé les élections".


"Il n'y a plus d'élections dans ce pays. Compatriotes, vous qui partagez les valeurs de la démocratie européenne, préparez-vous à une lutte sans compromis", a-t-il lancé devant la presse.


Selon lui, cette lutte "difficile" va se poursuivre "jusqu'à ce qu'il y ait une possibilité d'organiser des élections libres et honnêtes dans ce pays".


Dans la soirée, les dirigeants de l'opposition se sont adressés à quelque 1.500 sympathisants qui s'étaient rassemblés devant le Parlement, annonçant qu'ils allaient se déplacer à travers le pays dans les prochains jours pour mobiliser la population contre le gouvernement.


M. Melia a annoncé la "plus grande manifestation jamais organisée" dans le centre de Tbilissi la semaine prochaine.


Les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération (OSCE) ont de leur côté estimé dimanche que les élections avaient été "bien organisées du point de vue technique", tout en exprimant leur préoccupation par des cas "d'intimidation, d'achat de votes et de pressions sur les candidats et les électeurs".


L'OSCE a déjà pointé du doigt ces violations présumées à l'issue du premier tour des élections.


"Le parti au pouvoir a bénéficié de nouveau d'un avantage indu", ont affirmé les observateurs dans un communiqué.


Le pouvoir avait crié victoire après le premier tour le 2 octobre, tandis que l'opposition parlait de fraude.


L'emprisonnement de M. Saakachvili a encore aggravé dans ce pays la crise politique qui a commencé avec les législatives de l'an dernier, gagnées très étroitement par le Rêve géorgien et considérées comme frauduleuses par l'opposition.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.