Ankara condamne les insultes d'un journal grec envers Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors de la cérémonie de remise de la médaille d'État au Centre national du congrès et de la culture Bestepe à Ankara, le 17 septembre 2020 (Photo, AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors de la cérémonie de remise de la médaille d'État au Centre national du congrès et de la culture Bestepe à Ankara, le 17 septembre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 20 septembre 2020

Ankara condamne les insultes d'un journal grec envers Erdogan

  • Il a appelé les autorités grecques à traduire en justice les responsable de cet acte « éhonté »
  • Erdogan s'était dit vendredi prêt à rencontrer le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s'il voyait des signes de « bonne volonté » de sa part dans ce dossier

ISTANBUL : La Turquie a condamné samedi la publication par un journal grec, Demokratia, d'une manchette invitant, en turc, le président Recep Tayyip Erdogan à « aller se faire foutre », et appelé les autorités grecques à traduire en justice les responsables.

« Le gouvernement turc condamne de la manière la plus ferme la publication d'insultes visant notre président (...) en première page d'un journal d'extrême droite », a déclaré le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, dans une lettre au porte-parole du gouvernement grec, Stelios Petsas, rendue publique samedi.

Il a appelé les autorités grecques à traduire en justice les responsable de cet acte « éhonté ».

Le ministère grec des Affaires étrangères avait fait valoir vendredi que la liberté d'expression était protégée dans l'Union européenne dont la Grèce est un pays membre, tout en soulignant que « le recours à des insultes est contraire à la culture politique de notre pays et ne peut qu'être condamné ».

Vendredi, le ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Grèce à Ankara après cette publication. Le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, avait dénoncé le « vil titre à l'encontre du président Erdogan » publié par le journal grec.

Cet incident intervient sur fond de tensions entre la Turquie et la Grèce au sujet de la Méditerranée orientale, aggravées fin août lorsque les deux pays ont effectué des manœuvres militaires rivales.

Cette crise est née de l'envoi par Ankara d'un navire de prospection sismique dans des zones revendiquées par la Grèce et supposées être riches en réserves gazières. Ce navire est finalement rentré au port.

Mais la mission d'un autre navire turc de prospection, le Barbaros Hayrettin Pasa, a été prolongée au large des côtes chypriotes jusqu'au 18 ocotbre, a rapporté vendredi le système d'alerte maritime NAVTEX. Un bateau de forage restera également dans la zone jusqu'au 12 octobre.  

Erdogan s'était dit vendredi prêt à rencontrer le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s'il voyait des signes de « bonne volonté » de sa part dans ce dossier.

Dans un entretien au quotidien grec Naftemporiki, le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias a déclaré qu'un dialogue ne pourrait s'engager que si Ankara mettait « fin aux menaces et aux provocations ».

« Un dialogue substantiel doit se baser sur les lois internationales et de bonnes relations de voisinage », a-t-il ajouté.

Le président français Emmanuel Macron, dont le pays soutient la Grèce, s'est réjoui de la volonté turque de dialoguer.

« À Ajaccio (lors d'une réunion avec des dirigeants du sud de l'Europe la semaine dernière), nous avons adressé un message clair à la Turquie : réouvrons un dialogue responsable, de bonne foi, sans naïveté. Cet appel est désormais aussi celui du Parlement européen. Il semble avoir été entendu. Avançons », a-t-il écrit dans la nuit de vendredi à samedi sur Twitter en français et en turc.

La crise est au programme d'un sommet européen les 24 et 25 septembre à Bruxelles.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.