Vibrant hommage de Biden au pape, un «homme vraiment respectable»

Cette photo prise et distribuée par les médias du Vatican le 29 octobre 2021 montre le pape François rencontrant le président américain Joe Biden lors d'une audience privée au Vatican. (Photo, AFP)
Cette photo prise et distribuée par les médias du Vatican le 29 octobre 2021 montre le pape François rencontrant le président américain Joe Biden lors d'une audience privée au Vatican. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 01 novembre 2021

Vibrant hommage de Biden au pape, un «homme vraiment respectable»

  • «C'est un homme vraiment respectable et authentique», a affirmé le président lors de sa conférence de presse à la fin du sommet du G20, qui s'est tenu ce week-end dans la capitale italienne
  • Dans une réponse bien plus longue que celles qu'il a faites aux questions sur le G20, Joe Biden a alors raconté comment le pape François l'avait réconforté lorsqu'il a perdu son fils Beau, décédé à 46 ans le 30 mai 2015 d'un cancer

ROME : Le président américain Joe Biden a rendu dimanche soir à Rome un vibrant hommage au pape François, un "homme vraiment respectable" qui a "apporté un grand réconfort à ma famille quand mon fils est mort".

"C'est un homme vraiment respectable et authentique", a affirmé le président lors de sa conférence de presse à la fin du sommet du G20, qui s'est tenu ce week-end dans la capitale italienne.

Dans une réponse bien plus longue que celles qu'il a faites aux questions sur le G20, Joe Biden a alors raconté comment le pape François l'avait réconforté lorsqu'il a perdu son fils Beau, décédé à 46 ans le 30 mai 2015 d'un cancer.

"Lorsque j'ai perdu mon fils Beau (...) le pape François s'est rendu en visite aux Etats-Unis", a-t-il rappelé. "Nous nous sommes rencontrés dans un hangar à l'aéroport de Philadelphie et il a parlé à ma famille pendant pas mal de temps, 10-15 minutes, à propos de mon fils Beau".

"Il n'en a pas seulement parlé de manière générale. Il savait des choses sur lui. Il savait ce qu'il avait fait. Il savait qui il était. Il savait où il avait étudié (...) Cela a eu un grand effet cathartique sur ses enfants et ma femme et ma famille. Cela a signifié beaucoup", s'est remémoré le président.

La pape François "représente tout ce que j'ai appris sur le catholicisme quand j’étais un enfant et que j'allais à l'école". "C'est un homme vraiment respectable et nous restons en contact", a-t-il conclu.

Avant l'ouverture du sommet du G20, Joe Biden, deuxième président catholique des Etats-Unis après Kennedy, a eu vendredi un long entretien avec le pape.

Le tête-à-tête, auquel la presse n'a eu aucun accès, a duré plus d'une heure selon le Vatican et la Maison Blanche. Plus longtemps que de précédents entretiens entre un pape et un président américain.

Il s'agissait de la quatrième rencontre entre les deux hommes, et de leur première depuis l'élection de M. Biden à la Maison Blanche.

Sur des images enregistrées par le Vatican, beaucoup de sourires, de longues poignées de main et un Joe Biden ému.

Le président, qui était accompagné de son épouse Jill Biden, coiffée d'une mantille noire, a plusieurs fois raconté comment il avait trouvé dans sa foi la force de surmonter plusieurs deuils familiaux, par exemple en portant sur lui le chapelet de ce fils chéri.

Le clergé catholique américain critique cependant vivement son soutien au droit à l'avortement, un sujet politiquement explosif. Mais Joe Biden avait assuré vendredi que le pape le considérait comme "un bon catholique".

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Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.