Pfizer prévoit de vendre pour $36 milliards de son vaccin anti-Covid

Pfizer et BioNTech, qui partagent les profits, ont produit jusqu'à présent 2,6 milliards de doses. (Photo, AFP)
Pfizer et BioNTech, qui partagent les profits, ont produit jusqu'à présent 2,6 milliards de doses. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

Pfizer prévoit de vendre pour $36 milliards de son vaccin anti-Covid

  • Les prévisions de ventes annuelles sont dopées par les recommandations d'une troisième dose dans certains pays et les autorisations attendues pour les enfants
  • Le groupe continue de creuser son avantage face à ses concurrents: son vaccin est passé aux Etats-Unis de 56% de parts de marché en avril à 74% fin octobre

NEW YORK : Le groupe pharmaceutique américain Pfizer a encore revu à la hausse mardi ses prévisions de ventes annuelles pour son vaccin anti-Covid, dopées par les recommandations d'une troisième dose dans certains pays et les autorisations attendues pour les enfants.

Le laboratoire prévoit désormais d'écouler pour 36 milliards de dollars, ou 2,3 milliards de doses, du produit qu'il a développé en partenariat avec la biotech allemande BioNTech sous le nom de Comirnaty. Pfizer anticipait en début d'année d'en vendre pour 15 milliards de dollars, une prévision relevée à 26 milliards en mai puis 33,5 milliards en juillet.

Les ventes pourraient ensuite se tasser.

Même si le groupe a "les capacités pour produire 4 milliards de doses en 2022", Pfizer mise pour l'instant sur la distribution de 1,7 milliard de doses l'an prochain pour "environ 29 milliards de dollars", a indiqué le directeur financier Frank D'Amelio lors d'une conférence téléphonique. 

Il a toutefois souligné que les prévisions seront actualisées en fonction des commandes et souligné que les ventes devraient continuer à représenter une source "importante" de revenus après 2022.

Pfizer et BioNTech, qui partagent les profits, ont produit jusqu'à présent 2,6 milliards de doses, a précisé le PDG Albert Bourla.

Ils prévoient de fabriquer au total 3 milliards de doses cette année, dont "au moins un milliard sont destinés aux pays à faibles et moyens revenus", a aussi indiqué M. Bourla.

Concurrence

Le groupe continue de creuser son avantage face à ses concurrents: son vaccin est passé aux Etats-Unis de 56% de parts de marché en avril à 74% fin octobre, et dans l'Union européenne de 70% à 80%.

Cette progression est principalement liée au fait que le Comirnaty est le premier vaccin anti-Covid à avoir reçu une autorisation en urgence pour une troisième dose et "que certains pays préfèrent pour les plus jeunes notre vaccin à deux doses", a avancé M. Bourla. 

Les Etats-Unis ont ainsi autorisé vendredi le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer-BioNTech pour les 5 à 11 ans. 

Avant que les injections ne commencent, un comité d'experts des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) doit se réunir mardi pour rendre son avis.

Le gouvernement américain a déjà commandé 115 millions de doses de la version pour les plus jeunes, "ce qui est suffisant pour vacciner tous les enfants aux Etats-Unis", a souligné le PDG. 

Pfizer a par ailleurs échappé à certains problèmes ayant affecté ses rivaux, comme des effets secondaires ou des soucis de production.

Moderna doit publier ses résultats jeudi tandis que Johnson & Johnson, qui a choisi de vendre pour l'instant son vaccin à dose unique à prix coûtant, prévoit d'en écouler pour 2,5 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année. 

D'autres produits pharmaceutiques liés au Covid-19 engendrent de généreuses recettes, à l'instar de la biotech américaine Gilead Science qui a vendu au troisième trimestre pour 1,9 milliard de dollars de son médicament antiviral remdesivir, administré en intraveineuse chez les patients hospitalisés.

Quatrième dose?

Le laboratoire américain Merck prévoit de son côté de vendre d'ici fin 2022 jusqu'à 7 milliards de dollars de sa pilule antivirale destinée aux personnes contaminées par le Covid-19, le molnupiravir, sous réserve de l'approbation des autorités réglementaires.

Pfizer a entamé pour sa part fin septembre les dernières phases d'un essai clinique sur un traitement par voie orale contre le Covid-19.

"Nous sommes très optimistes" sur ce produit mais "nous devons d'abord voir les résultats", a souligné M. Bourla.

Le directeur scientifique du groupe, Mikael Dolsten, a par ailleurs évoqué la possibilité de faire une étude sur l'impact d'une quatrième dose du vaccin et éventuellement d'un rappel tous les ans.

Avec près de 13 milliards de dollars de ventes du vaccin anti-Covid, Pfizer a plus que doublé son chiffre d'affaires total au troisième trimestre, à 24,1 milliards de dollars. Les ventes de ses autres produits ont progressé beaucoup plus modestement, de 7%.

Le bénéfice net du groupe sur cette période a été multiplié par plus de cinq, à 8,15 milliards de dollars. 

L'action Pfizer grimpait de près de 5% à la mi-séance à Wall Street.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.